Goitre

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Endocrino
Fiche réalisée selon le plan OD
Item ECNi 239


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!! URGENCES !!

Etio
(Aucune)

Déf :

le goitre désigne « toute hypertrophie de la thyroïde », il peut être congénital ou acquis, diffus ou localisé, normo-, hypo- ou hyperfonctionnel, bénin ou malin.

Note 0 : il s’agit d’un signe très aspécifique à considérer comme une « porte d’entrée » potentielle dans la pathologie thyroïdienne. Selon les résultats des premières investigations, l’orientation diagnostique sera plus précise et développée dans les fiches dédiées (hypothyroïdie, hyperthyroïdie, nodule thyroïdien).

Diagnostic positif

Cliniquement : si la surface d’un lobe excède celle de la dernière phalange du pouce

A l’échographie : Vthyroïdien*
– > 16 cm³ chez l’adolescent
– > 18 cm³ chez la femme adulte
– > 20 cm³ chez l’homme

* Le Vthyroïdien est évalué par la somme du volume de chaque lobe (hauteur x largeur x épaisseur x 0,52)

1) Etiologie 1A

Etio Clinique Paraclinique
Goitre simple ± Signes de goitre plongeant (matité, pôle lobaire inf non-palpé, circulation collatérale)
± Signes de complication au stade de goitre plurinodulaire
TSH normale
Maladie de Basedow Goitre diffus, homogène, élastique, avec souffle à l’auscultation MG
Thyrotoxicose, ophtalmopathie MG
TSH effondrée ± Ac anti-réc.TSH, écho MG
Thyroïdite de Hashimoto Goitre très ferme, pyramide de Lalouette palpable
± Signes d’hypothyroïdie
± TSH élevée
Ac anti-TPO
Echo : goitre diffus hypoéchogène, légèrement hypervasculaire ± formations nodulaires ou pseudo-nodulaires

Les autres thyroïdites (hors formes atrophiques) déterminent un goitre, elles s’accompagnent plus fréquemment de dysthyroïdie
– Thyroïdites silencieuses auto-immunes, notamment du post-partum
Thyroïdite de De Quervain
– Thyroïdite chronique fibreuse de Riedel

Plus rarement chez l’adulte
– Troubles de l’hormonosynthèse par anomalie moléculaire (souvent hypothyroïdie congénitale) : transporteur de l’iode, TPO, déshalogénase, pendrine, Tg
– Sécrétion inappropriée de TSH : adénomes thyréotropes, résistance aux hormones thyroïdiennes

2) Orientation diagnostique 1A

A) Clinique

Anamnèse : ancienneté des signes, ATCD personnels et familiaux de pathologie thyroïdienne

Importance de l’hypertrophie
– Palpable uniquement (mobile à la déglutition)
– Visible le cou en extension
– Visible à distance

Signes associés
– Gêne fonctionnelle
– Signes de compression : trachéale, récurrentielle, oesophagienne, veineuse
– Signes de dysfonction thyroïdienne : hypo- ou hyperthyroïdie
– ADP palpable

B) Paraclinique

Biologie
– TSH systématique
– T4 si anomalie de la TSH
– Anticorps anti-TPO si accroissement de la TSH, anti-Tg si anti-TPO négatif

Note : la mesure de la thyroglobuline ne doit pas être effectuée, sa valeur est augmentée à la fois par la seule augmentation de volume, et par une éventuelle dysfonction. Il n’a d’intérêt que dans le suivi des cancers thyroïdiens.

Echographie systématique : mesure des volumes lobaires et isthmique, aspect du parenchyme (signes de thyroïdite, description de nodule).

C) Synthèse 0

Non-réalisée à ce jour

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