Leishmaniose

Infectiologie
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item ECNi 169


Dernières mises à jour
Septembre. 2018 : création de la fiche (Beriel + Thomas)
Sources
MG : Informations issues d’une autre fiche MedG, traitant spécifiquement du sujet
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
1 : ECN Pilly 2018 – item 169 (référentiel des enseignants d’infectieux)
Sommaire
1) Généralité
2) Diagnostic
– A) Clinique
– B) Paraclinique
– C) Diagnostics différentiels
3) Evolution
4) PEC
– A) Traitement
– B) Prévention

1) Généralité 1

Déf : Zoonose due à un protozoaire du genre Leishmania.

Physiopathologie : La leishmaniose revêt soit une forme cutanée, soit une forme viscérale (kala azar).
– Lorsqu’elle est cutanée, il se produit suite à l’implication des cellules géantes de l’inflammation, un granulome au point de piqûre. Le granulome évolue de façon chronique.
– Au cours de la leishmaniose viscérale, après la piqûre, le parasite se retrouve essentiellement  dans les macrophage. Le système des phagocytes mononuclées est ainsi colonisé. Ceci explique les signes relatifs au foie, à la rate, à la moelle osseuse et aux ganglions dans cette forme de la maladie.

Plusieurs espèces sont décrites. Forme cutanée : L. major , L. tropica , L. braziliensis …  Forme viscérale : L. donovani et L. infantum …

Epidémiologie  
– Infection présente dans les zones tropicales et au pourtour méditerranéen
– Sévit sous forme endémique et épidémique.
– Transmission à l’homme par la piqûre du phlébotome (insecte ressemblant à un moustique 0).
– Réservoir animal : chien, rongeurs etc.

2) Diagnostic 1

Clinique Paraclinique
Signe cutané : papule caractéristique
Signes hépatiques, spléniques, médullaires (allure d’hémopathie)
Examen direct
Culture
PCR 
Sérologie

A ) Clinique

Incubation : Plusieurs semaines

Forme cutanée 
– Papule carmin, infiltrée puis ulcération et croûte, entourée d’un bourrelet rouge, indolore : localisée sur zone découverte
– Lésion diffuse chez l’immunodéprimé

Forme viscérale
– Terrain immunodéprimé ++
– Phase d’état : fièvre hectique, anémie, amaigrissement, splénomégalie, hépatomégalie, adénopathie (allure d’hémopathie)

B ) Paraclinique

Signe d’appel biologique (forme viscérale) : anémie, leuconeutropénie, thrombopénie (voir pancytopénie) ; hypergammaglobulinémie monoclonoale

Examen direct : Mise en évidence direct des parasites sur frottis sanguin (forme viscérale) ou sur les bords de la lésion cutanée

PCR sur le sang ou sur biopsie médullaire

Sérologie : Elle est peu sensible chez l’immunodéprimé.

C ) Diagnostic différentiel

Forme viscérale
– Hémopathie
– Hépatite virale ou bactérienne

3) Evolution 1

En l’absence de traitement,
– la forme cutanée évolue de façon chronique sur plusieurs mois.
– la forme viscérale est mortelle 0

4) PEC 1

A ) Traitement

Forme cutanée : traitement local (cryothérapie, antimoniés)

Forme viscérale : Amphotéricine B liposomale

B ) Prévention 0

Prévention primaire
– Pas de vaccin disponible.
– Utilisation de vêtements imprégnés de perméthrine.
– Utilisation d’insecticide, de répulsifs.
– Elimination des gîtes de phlébotomes.

Prévention secondaire : Dépistage précoce ++

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