Méningoencéphalites à tiques

Infectieux
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item ECNi 169


Dernières mises à jour
Septembre. 2018 : création de la fiche (Beriel + Thomas)

Sources

MG : Informations issues d’une autre fiche MedG, traitant spécifiquement du sujet
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
2 : Recommandation de bonne pratique – Borréliose de Lyme et autres maladies vectorielles à tique (HAS, actualisation Juin 2018)

Sommaire
1) Généralité
2) Diagnostic
– A) Clinique
– B) Paraclinique
– C) Diagnostics différentiels
3) Evolution
4) PEC
– A) Traitement
– B) Prévention

1) Généralité 2

Déf : Zoonose transmise par la tique et due au virus Tick Borne Encephalitis (TBE).

Epidémiologie
– La méningoencéphalite à tique sévit sous forme endémique en Europe centrale et de l’Est
– 7 cas en moyenne déclarés par an en 2014-2015 (données françaises)

Agent étiologique : Le vecteur du virus est la tique du genre Ixodes

2) Diagnostic 2

Clinique Paraclinique
syndrome pseudo-grippal non spécifique
signes méningés et encéphalitiques
Sérologie
IRM cérébral

ECB du LCS 

A ) Clinique

Terrain
– Personnes en contact avec une niche écologique des tiques
– Professions à risque ( Agriculteurs, forestiers chasseurs, chercheurs etc.)

Signes cliniques : évolution typique
– incubation quelques semaines
– syndrome pseudo-grippal non spécifique (fièvre, myalgies, céphalées)
– amélioration transitoire
– signes méningés et encéphalitiques (confusion, somnolence, troubles de l’équilibre, déficit focalisé, troubles du langage, tremblements) +/- myélite

B ) Paraclinique

IRM cérébral

Ponction lombaire : Méningite lymphocytaire

Sérologie : détection d’IgM spécifiques dans le LCS et dans le sérum (ELISA).
– IgM : apparition entre 0 et 6 jours après le début des symptômes
– IgG persistent jusqu’à 10 mois après l’infection même si guérison effective

C ) Diagnostic différentiel

Autres zoonoses transmises par les tiques :
Borréliose de Lyme
Rickettsioses à tiques (groupe boutonneux)
Tularémie
Babésiose
– Anaplasmose granulocytaire humaine

3) Evolution 2

Evolution souvent favorable. Cependant, risque de séquelles neurologiques (jusqu’à 10% des cas).
– Taux de mortalité :  0,5 à 2 %.
– Pas d’argument en faveur d’un éventuel passage à la chronicité à ce jour (sauf séquelles post infectieuses)

4) PEC 2

A ) Traitement

Pas de traitement antiviral disponible à ce jour.

B ) Prévention

Cf. fiche borréliose de Lyme.
Existence d’un vaccin inactivé recommandé pour la population à risque.

Une question / une remarque ? Merci de faire vivre MedG ! (votre commentaire sera relu avant éventuelle publication)

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.