Addiction à l’exercice physique

Psy
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item ECNi 77


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Sommaire

1) Généralité 1

Déf : Besoin irrépressible de pratiquer une activité physique, pratique sportive excessive et incontrôlée. Ce trouble fait partie des addictions comportementales

Physiopathologie : La physiopathologie est la même pour tous les types d’addictions comportementales. (Cf. Fiche addiction aux jeux vidéo sur internet)

Epidémiologie : Prévalence de 3%

Facteurs de risques : les facteurs de risques sont identiques pour les différents types d’addictions comportementales. (Cf. Fiche addiction aux jeux vidéo sur internet)

2) Diagnostic 1

Le diagnostic d’addiction repose sur les critères d’Aviel Goodman

Clinique Paraclinique
Interrogatoire

A ) Clinique

Comme pour toute addiction, on retrouve :
– des symptômes comportementaux
– une répercussion sociale et/ou médical

B ) Paraclinique

Pas d’examen paraclinique nécessaire au diagnostic positif.

C ) Diagnostic différentiel

– Episode maniaque ou hypomaniaque
– Hyperactivité en lien avec un TDAH

3) Evolution 1

Comorbidités : troubles du comportement alimentaire ++ (anorexie mentale, boulimie nerveuse)

4) PEC 1

A ) Bilan

Bilan de la dépendance : histoire, parcours de soins, co-dépendances

Bilan des complications psychiatriques ou non

B ) Traitement

Psychothérapie : entretiens motivationnels TCC (identification des effets secondaires à la pratique excessive, travail sur les distorsions cognitives), systémique, psychodynamique

Pharmacothérapie : réservée aux comorbidités

⇒ PEC des comorbidités psychiatriques ou non, et accompagnement de l’entourage

 

Achats compulsifs

Psy
Fiche réalisée selon le plan MGS
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1) Généralité 1

Déf : Les achats compulsifs correspondent à un besoin irrésistible d’acheter des objets sans utilité directe pour la personne. Ce trouble fait partie des addictions comportementales.

Physiopathologie : La physiopathologie est la même pour tous les types d’addictions comportementales. (Cf. Fiche addiction aux jeux vidéo sur internet)

Epidémiologie : Prévalence de 5% ; plus important chez les jeunes (30-40 ans) ; sex-ratio féminin (9:1)

Facteurs de risques : Les facteurs de risques sont identiques pour les différents types d’addictions comportementales. (Cf. Fiche addiction aux jeux vidéo sur internet)

2) Diagnostic 1

Le diagnostic d’addiction repose sur les critères d’Aviel Goodman

Clinique Paraclinique
Interrogatoire

A ) Clinique

Comme pour toute addiction, on retrouve :
– des symptômes comportementaux
– une répercussion sociale et/ou médical

B ) Paraclinique

Pas d’examen paraclinique nécessaire au diagnostic positif.

C ) Diagnostic différentiel

– Episode maniaque ou hypomaniaque
– Trouble obsessionnel compulsif
– Collectionnisme avec investissement des objets
– Syndrome d’accumulation d’objets récupérés et non achetés

3) Evolution 1

Comorbidités :
– Troubles de l’humeur : trouble dépressif, bipolaire
– Troubles anxieux
– Trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)
– Troubles du comportement alimentaire (boulimie nerveuse)
– Troubles de la personnalité
– Coaddictions (comportementales ou liées à l’usage de substances)

4) PEC 1

A ) Bilan

Bilan de la dépendance : histoire, parcours de soins, co-dépendances

Bilan des complications psychiatriques ou non

B ) Traitement

Psychothérapie : entretiens motivationnels TCC, systémique, psychodynamique

Pharmacothérapie : réservée aux comorbidités

± Mesures de protection sociale dans les formes sévères : sauvegarde de justice, tutelle, curatelle

⇒ PEC des comorbidités psychiatriques ou non, et accompagnement de l’entourage

 

Addiction sexuelle

Psy
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1) Généralité 1

Déf : L’addiction au sexe, aussi appelée hypersexualité ou comportement sexuel compulsif fait partie des addictions comportementales.

Physiopathologie : La physiopathologie est la même pour tous les types d’addictions comportementales. (Cf. Fiche addiction aux jeux vidéo sur internet)

Epidémiologie :
– Prévalence de 0,6 à 6 % selon les études ; sex-ratio masculin (5:1)
– Il s’agit plus souvent d’une activité sexuelle conventionnelle que d’une paraphilie

Facteurs de risques : Les facteurs de risques sont identiques pour les différents types d’addictions comportementales. (Cf. Fiche addiction aux jeux vidéo sur internet)

2) Diagnostic 1

Le diagnostic d’addiction repose sur les critères d’Aviel Goodman

Clinique Paraclinique
Interrogatoire

A ) Clinique

Comme pour toute addiction, on retrouve :
– des symptômes comportementaux
– une répercussion sociale et/ou médical

B ) Paraclinique

¨Pas d’examen paraclinique nécessaire au diagnostic positif.

C ) Diagnostic différentiel

Il s’agit des causes d’hypersexualité secondaires,
– Psychiatrique : paraphilies (activité sexuelle déviante isolée), épisode maniaque ou hypomaniaque
– Neurologique : lésions frontales / temporales, épilepsie, démence débutante, syndromes de Kleine-Levin ou de Klüver-Bucy, maladies de Huntington, de Wilson, SEP…
– Iatrogéniques : agonistes dopaminergiques, stimulation des NGC chez les parkinsoniens
– Endocrinologique : hyperandrogénie

3) Evolution 1

Comorbidités :
– Troubles de l’humeur : trouble dépressif, bipolaire
– Troubles anxieux
– Trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)
– Troubles de la personnalité (50%)
– Coaddictions (comportementales ou liées à l’usage de substances)
– ± Paraphilies associées

4) PEC 1

A ) Bilan

Bilan de la dépendance : histoire, parcours de soins, co-dépendances

Bilan des complications psychiatriques ou non (en particulier recherche d’IST)

B ) Traitement

 Psychothérapie : entretiens motivationnels et TCC (abord des distorsions cognitives, gestion du stress, estime de soi, relation aux autres)

Pharmacothérapie : intérêt des antidépresseurs sérotoninergiques, traitement des comorbidités

⇒ PEC des comorbidités psychiatriques ou non, et accompagnement de l’entourage

 

Jeu pathologique

Psy
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Item ECNi 77


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1) Généralité 1

Déf : Le jeu pathologique ou jeu d’argent pathologique est une addiction comportementale où le sujet use des jeux de hasard et d’argent (JHA) de façon incontrôlée, en connaissance des effets néfastes de ce comportement.

Physiopathologie : La physiopathologie est la même pour tous les types d’addictions comportementales. (Cf. Fiche addiction aux jeux vidéo sur internet)

Epidémiologie : donnés françaises,
– 3/4 des 15-75 ans ont déjà joué à un JHA, 1ère expérience le plus souvent entre 18 et 30 ans
– 0,8% des dépenses annuelles des ménages
– Jeux de loterie « en dur » > jeux en ligne (poker, paris sportifs)

Facteurs de risques : Les facteurs de risques sont identiques pour les différents types d’addictions comportementales. (Cf. Fiche addiction aux jeux vidéo sur internet)

2) Diagnostic

Le diagnostic d’addiction repose sur les critères DSM-5. 

Clinique Paraclinique
Interrogatoire

A ) Clinique

Comme pour toute addiction, on retrouve :
– des symptômes comportementaux
– une répercussion sociale et/ou médical

Critères du jeu pathologique DSM-5 :

Critères diagnostiques :
A) Présence de ≥ 4 des 9 critères suivants sur une période de 12 mois
1. Besoins de jouer avec des sommes d’argent croissantes pour atteinte l’état d’excitation désiré
2. Agitation ou irritabilité lors des tentatives de réduction / d’arrêt
3. Efforts répétés mais infructueux pour contrôler, réduire ou arrêter la pratique du jeu
4. Préoccupation par le jeu (remémoration d’expériences passées, prévision des prochaines tentatives, problèmes financiers)
5. Joue pour échapper aux difficultés ou soulager une humeur dysphorique (impuissance, culpabilité, anxiété, dépression)
6. Après avoir perdu de l’argent, retourne souvent jouer pour recouvrer ses pertes (pour « se refaire »)
7. Ment pour dissimuler l’ampleur réelle de ses habitudes de jeu
8. Met en danger ou perd une relation affective importante, un emploi, des possibilités d’étude ou de carrière pour le jeu
9. Compte sur les autres pour obtenir de l’argent et se sortir de situations financières désespérées dues au jeu
B) La pratique du jeu n’est pas expliquée par un épisode maniaque

Interprétation : jeu pathologique,
– Léger : 4 ou 5 critères
– Modéré : 6 ou 7 critères
– Sévère : 8 ou 9 critères

B ) Paraclinique 1

Pas d’examen paraclinique nécessaire au diagnostic positif.

C ) Diagnostic différentiel

– Pratique simple de JHA, jeu social / récréatif voire jeu professionnel (poker)
– Jeu excessif survenant uniquement lors d’un épisode maniaque ou hypomaniaque
– Troubles cognitifs type dysexécutif

3) Evolution 1

  • Description du parcours du joueur typique en 3 phases (Custer, 1984) :

1Phase de gain : jeu agréable et rentable (± « big win » initial = gros gain)
2-Phase de perte : auquel le joueur répond par un « chasing » = tentative de “se refaire” ; apparition des conséquences négatives financières en particulier
3-Phase de désespoir : fort risque d’épisode dépressif / risque suicidaire

  • Critères de rémission selon le DSM-5 :

– Début de rémission : critères absents depuis 3 à 12 mois
– Rémission prolongée / persistante : critères absents depuis ≥ 12 mois

4) PEC 1

A ) Bilan

Bilan de la dépendance : histoire, parcours de soins, co-dépendances

Bilan des complications psychiatriques ou non (en particulier évaluation systématique du risque suicidaire qui peut être élevé même sans épisode dépressif caractérisé)

B ) Traitement

1 joueur pathologique sur 5 serait demandeur de soins. Les soins restent difficilement suivis, avec un taux d’abandon élevé (15 à 50%). La PEC est multidimensionnelle (bio-psycho-sociale)

  • Objectifs :

– Arrêt total de tout comportement de jeu,
– Retour durable à une pratique contrôlée de jeu
– laisser le choix de son objectif au patient (jeu contrôlé ou absence totale de jeu)

  • Principes de prise en charge :

Psychothérapie : entretiens motivationnels et TCC, associations

Pharmacothérapie : pas de médicament avec AMM dans cette indication, mais certaines molécules réduiraient significativement les symptômes (niveau de preuve faible)

Accompagnement social :
– Accompagnement bancaire (plafonner les paiements en bars-tabac, plafonds hebdomadaires…)
– Mesures d’interdiction de jeu : démarche volontaire auprès des opérateurs de jeu (temporaire ou définitive) ou du ministère de l’intérieur
– Mesures de protection des biens : sauvegarde de justice, tutelle ou curatelle
⇒ PEC des comorbidités psychiatriques ou non, et accompagnement de l’entourage

C ) Prévention

Prévention primaire :  Information et éducation des joueurs. Ces principes de prévention doivent idéalement impliquer les responsables de casinos, salles de jeux, ou sites de jeux en ligne.

Prévention secondaire : Formation de personnel spécialisé (psychologues) ou non spécialisé (croupiers, personnel de salle…) pouvant repérer directement les individus ayant des comportements évocateurs de jeu d’argent pathologique

Addiction aux jeux vidéo sur internet

Psy
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item ECNi 77


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1) Généralité 1

Déf : L’addiction aux jeux vidéo sur internet fait partie des addictions comportementales.

Physiopathologie : Les addictions comportementales partagent les mêmes bases physiopathologiques que les troubles liés à l’usage de substance : perturbation du système dopaminergique de récompense, et des autres systèmes de neurotransmission (GABA, glutamate, sérotonine, noradrénergique, opioïdes)

Epidémiologie : prévalence de 1 à 3% selon les études

Facteurs de risques : Trouble d’origine multifactorielle « bio-psycho-sociale »
– Facteurs génétiques (40 à 60% d’héritabilité dans les tableaux addictifs)
– Comorbidités psychiatriques, addictives
– FdR individuels : début précoce, traumatismes physiques ou psychiques, violence, personnalité impulsive ou antisociale, âge, sexe…
– FdR environnementaux : coût / disponibilité du comportement (MMORPG ++), comportement des pairs, milieu parental. 

2) Diagnostic 1

Le diagnostic d’addiction repose sur les critères d’Aviel Goodman

Clinique Paraclinique
Interrogatoire

A ) Clinique

Comme pour toute addiction, on retrouve :
– des symptômes comportementaux
– une répercussion sociale et/ou médical

B ) Paraclinique

Pas d’examen paraclinique nécessaire au diagnostic positif.

C ) Diagnostic différentiel

Troubles délirants ( schizophrénie)

3) Evolution 1

Comorbidités :
– Troubles de l’humeur : trouble dépressif, bipolaire
– Troubles anxieux (phobie sociale, TOC)
– Trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)
– Troubles de la personnalité (obsessionnelle, évitante, schizoïde)
– Coaddictions (comportementales ou liées à l’usage de substances)

4) PEC 1

A ) Bilan

Bilan de la dépendance : histoire, parcours de soins, co-dépendances

Bilan des complications psychiatriques ou non

B ) Traitement

– Psychothérapie : entretiens motivationnels TCC, systémique, psychodynamique
– Pharmacothérapie : réservée aux comorbidités
⇒ PEC des comorbidités psychiatriques ou non, et accompagnement de l’entourage.

Addiction aux substances hallucinogènes

Psy
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item ECNi 76


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1) Généralité 1

Déf : Toute consommation de substances hallucinogènes est un mésusage. L’addiction aux substances hallucinogènes répond à des critères spécifiques (cf. fiche addictions)

Physiopathologie :
On trouve 2 principaux types de produits dans cette section,
– LSD (diéthylamide d’acide lysergique) : produit de synthèse consommé sous forme de cristaux.
– Champignons hallucinogènes
Les complications peuvent survenir dès la 1ère prise, et il n’existe pas de seuil de dose en dessous duquel les risques seraient négligeables.

Epidémiologie : donnés européennes,
– LSD : prévalence de 0 à 5,4% (estimation au cours de la vie chez les 15-34 ans)
– Champignons : prévalence de 0,3 à 8,1% (estimation au cours de la vie chez les 15-34 ans)

2) Diagnostic 1

Le diagnostic d’addiction repose sur les critères spécifiques du CIM10

Clinique Paraclinique
Interrogatoire
Syndrome d’intoxication
mesure quantitative dans un échantillon (sang, urine, salive)

A ) Clinique

Comme pour toute addiction, on retrouve :
– des symptômes comportementaux
– une répercussion sociale et/ou médicale
– des symptômes pharmacologiques (sevrage)

  • Signes d’intoxication aigüe

Le tableau comporte :
– Hallucinations, distorsions perceptuelles
– Agitation
– Mydriase
– Nystagmus
– Hyperthermie
– Tachycardie
– HTA
– Tachypnée

  • Signes d’intoxication chronique

On retrouve les signes relatifs aux complications.

  • Syndrome de sevrage

On observe chez le sujet des :

– Hallucinations géométriques
– Fausses perceptions de mouvement à la périphérie du champ visuel
– Flashs de couleurs

B ) Paraclinique 2

Le diagnostic d’addiction est clinique.
Une consommation aigüe (+/- récente) peut être détectée par un test sanguin, salivaire ou urinaire.  La détection des drogues hallucinogènes est quantitative (mesure du taux précis).  La durée de positivité dépend du type de consommation et du test, elle est présentée dans le tableau ci-dessous :

Substance recherchée Durée de présence
n-desméthyl-LSD – Sang : quelques heures
– Urine : 1 à 2 jours

C ) Diagnostic différentiel

Autres addictions 0

3) Evolution 1

Les complications observées qu’elles soient psychiatriques ou non, sont les mêmes qu’en cas d’additions à la kétamine et au GHB/GHL. (Cf. Addiction au GHB/GHL)

4) PEC 1

A ) Bilan

Bilan de la dépendance : histoire, parcours de soins, co-dépendances

Bilan des complications psychiatriques ou non

B ) Traitement

Pas de traitement spécifique. (Cf. Addiction au GHB/GHL)

C ) Prévention

Elle est identique quelque soit la drogue. (Cf. Fiche : Addiction aux opiacés)

Addiction à la kétamine

Psy
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item ECNi 76


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1) Généralité 1

Déf : Toute consommation de kétamine est un mésusage. L’addiction à la kétamine répond à des critères spécifiques (cf. fiche addictions)

Physiopathologie :
La kétamine (K, Ket, spécial K, « vitamine K ») se présente sous forme de poudre, de liquide ou plus rarement, en comprimés ou en capsule

Epidémiologie : donnés européennes,
La prévalence de la consommation de kétamine dans les populations adulte et scolaire est nettement inférieure à celle de l’ecstasy. (Cf. Fiche amphétamines)

2) Diagnostic 1

Le diagnostic d’addiction repose sur les critères spécifiques du CIM10

Clinique Paraclinique
Interrogatoire
Syndrome d’intoxication
– mise en évidence chimique dans l’échantillon (dépistage qualitatif)
– Mesure quantitative dans l’échantillon

A ) Clinique

Comme pour toute addiction, on retrouve :
– des symptômes comportementaux
– une répercussion sociale et/ou médicale
– des symptômes pharmacologiques (sevrage)

  • Signes d’intoxication aigüe

Le tableau dure 2 à 4h et comporte
– Dépersonnalisation, déréalisation, expériences de mort clinique, flashback, anxiolyse, désinhibition
– « K hole » : trous noirs avec troubles cognitifs, troubles du comportement, hallucinations et cauchemars proches du bad trip du LSD
– Dépression respiratoire modérée et transitoire
– Retard prolongé du réveil
– Coma
– Attaques de panique

  • Signes d’intoxication chronique

On retrouve les signes relatifs aux complications.

  • Syndrome de sevrage

Pas de syndrome de sevrage spécifique décrit. On retrouve :
– Anxiété
– Tremblements
– Palpitations

B ) Paraclinique 2

Le diagnostic d’addiction est clinique.
Une consommation aigüe (+/- récente) peut être détectée par un test sanguin, salivaire ou urinaire. La détection peut se faire soit de manière qualitative (screening 0), soit de manière quantitative (mesure du taux précis).
La durée de positivité dépend du type de consommation et du test.

 

C ) Diagnostic différentiel

Autres addictions 0

3) Evolution 1

  • Complications non psychiatriques

Les complications ne sont pas spécifiques à la consommation de kétamine :
– AEG : perte d’appétit, amaigrissement, baisse de la libido
– Troubles cardiovasculaires : palpitations, tachycardie
– Troubles neurologiques : trismus, acouphènes, crises convulsives

  • Complications neuropsychiatriques

– Attaques de panique
– Passage à l’acte auto- ou hétéro-agressif
– Trouble psychotique bref
– Trouble dépressif caractérisé
– Troubles cognitifs

4) PEC 1

A ) Bilan

Bilan de la dépendance : histoire, parcours de soins, co-dépendances

Bilan des complications psychiatriques ou non

B ) Traitement

Pas de traitement spécifique. (Cf. Addiction au GHB/GHL)

C ) Prévention

Elle est identique quelque soit la drogue. (Cf. Fiche : Addiction aux opiacés)

Addiction au GHB/GHL

 Psy
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item
 ECNi 76


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1) Généralité 1

Déf : Tout usage de gamma-hydroxy-butyrate GHB / gamma-butyro-lactone GHL est  un mésusage. L’addiction au GHB/GHL répond à des critères spécifiques.(Cf. fiche addictions)

Physiopathologie :
Ces produits se présentent sous forme de poudre,de capsules ou sous forme liquide. Ils ont parfois un goût salé et savonneux qui disparaît une fois mélangé à une boisson sucrée dans une bouteille en verre.
Les complications peuvent survenir dès la 1ère prise, et il n’existe pas de seuil de dose en dessous duquel les risques seraient négligeables

Epidémiologie : donnés européennes,
La prévalence de la consommation de GHB/GBL dans les populations adulte et scolaire est nettement inférieure à celle de l’ecstasy. (Cf. Fiche amphétamines)

2) Diagnostic 1

Le diagnostic d’addiction repose sur les critères spécifiques du CIM10

Clinique Paraclinique
Interrogatoire
Syndrome d’intoxication
mesure quantitative dans un échantillon (sang, urine, salive)

A ) Clinique

Comme pour toute addiction, on retrouve :
– des symptômes comportementaux
– une répercussion sociale et/ou médicale
– des symptômes pharmacologiques (sevrage)

  • Signes d’intoxication aigüe

– Euphorie
– Désinhibition
– Effet aphrodisiaque
– Altération du niveau de conscience
– Perte de contrôle
– Relaxation, sommeil
– Amélioration des effets négatives des autres drogues psychostimulantes
– Pas de phénomène de « descente » (si consommé isolément)
– Nausées, vomissements
– Sensation ébrieuse
– Troubles du cours de la pensée, difficultés d’élocution
– Incapacité à prendre des décisions
– Hyperthermie

Overdose :
– Bradypnée, apnée
– Vertiges, ataxie
– Asthénie
– Diplopie
– Mydriase

  • Signes d’intoxication chronique

On retrouve les signes relatifs aux complications.

  • Syndrome de sevrage

– Agitation
– Hallucinations surtout auditives et visuelles
– Anxiété, insomnie
– Confusion
– Trémor
– Tachycardie, HTA

B ) Paraclinique 2

Le diagnostic d’addiction est clinique.
Une consommation aigüe (+/- récente) peut être détectée par un test sanguin, salivaire ou urinaire. La détection des drogues hallucinogènes est quantitative (mesure du taux précis). La durée de positivité dépend du type de consommation et du test, elle est présentée dans le tableau ci-dessous :

Substance recherchée Durée de présence
GHB – Sang : quelques heures
– Urine : quelques heures ( moins de 12 heures)

C ) Diagnostic différentiel 0

Autres addictions

3) Evolution 1

  • Complications non psychiatriques

– AEG : perte d’appétit, amaigrissement, baisse de la libido
– Troubles cardiovasculaires : palpitations, tachycardie
– Troubles neurologiques : trismus, acouphènes, crises convulsives

  • Complications neuropsychiatriques

– Attaques de panique
– Passage à l’acte auto- ou hétéro-agressif
– Trouble psychotique bref
– Trouble dépressif caractérisé
– Troubles cognitifs

4) PEC 1

A ) Bilan

Bilan de la dépendance : histoire, parcours de soins, co-dépendances

Bilan des complications psychiatriques ou non

B ) Traitement

  • Mesures générales :

– PEC adaptée au patient et à ses attentes
– Entretiens motivationnels, psychothérapies
– PEC individuelle ou en groupe, suivi au long cours en centre spécialisé
⇒ Une hospitalisation peut être requise en cas de co-addiction ou de comorbidités

  • Traitement (symptomatique) de l’intoxication aigüe et du syndrome de sevrage :

Modalités :
– Hospitalisation en réanimation
– Voie Veineuse Périphérique : macromolécules puis G5% + NaCl et KCl
– Surveillance : scope, FC, FR, conscience, saturation en 02, température

C ) Prévention

Elle est identique quelque soit le type de drogue. (Cf. Fiche addiction aux opiacés)

Addiction aux cathinones

Psy
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item ECNi 76


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1) Généralité 1

Déf : Tout usage de cathinones est considéré comme un mésusage. L’addition aux cathinones répond à des critères spécifiques. (Cf.  fiche addictions)

Physiopathologie :
Il existe plusieurs molécules aux effets variés, consommées par voie orale (drop), intranasale, intraveineuse (slam), inhalée ou intrarectale (plug).
– Méphédrone et 4-MEC : effets similaires à la méthamphétamine, durant 2 à 5h
– MDPV : effets similaires à la cocaïne, durant 2 à 7h
– Méthylone : effets similaires à la MDMA
– NRG : mélanges de cathinones, potentialisation des effets de chaque substance
Ces psychotropes font partie des nouveaux produits de synthèse (NPS), dont les membres ne font généralement pas l’objet de réglementation (vente sur internet +++)
Les cathinones sont considérées comme des stupéfiants en France depuis 2012. Les effets sont variables selon la molécule.

Epidémiologie : L’usage est fréquent dans certaines populations,
– Coaddictions
– Milieux homosexuels (slam)
– Milieux alternatifs musicaux
– Usagers occasionnels de drogues, socialement insérés

2) Diagnostic 1

Le diagnostic d’addiction repose sur les critères spécifiques du CIM10

Clinique Paraclinique
Interrogatoire
– mise en évidence chimique dans l’échantillon (dépistage qualitatif)
– Mesure quantitative dans l’échantillon

A ) Clinique

Comme pour toute addiction, on retrouve :
– des symptômes comportementaux
– une répercussion sociale et/ou médicale
– des symptômes pharmacologiques (sevrage)

  • Signes d’intoxication aigüe

Les effets diffèrent selon la molécule, l’utilisateur recherche généralement une augmentation de la sociabilité ou de l’empathie, une euphorie, une amélioration des performances sexuelles ou au travail.

  • Signes d’intoxication chronique

On retrouve les signes relatifs aux complications.

  • Syndrome de sevrage

Ces substances ont souvent un puissant caractère addictif, en particulier on observe fréquemment un craving et une tolérance pour la Méphédrone, et une consommation compulsive pour la MDPV.

Le syndrome de sevrage de la MDPV et de la Méphédrone comporte :
– Anhédonie, anergie, craving (jusqu’à plusieurs semaines!)
– Humeur triste, anxiété, asthénie
– Troubles du sommeil
– Troubles de la concentration
– Palpitations
– Céphalées

B ) Paraclinique 2

Le diagnostic d’addiction est clinique.
Une consommation aigüe (+/- récente) peut être détecté par un test sanguin, salivaire ou urinaire. La détection peut se faire soit de manière qualitative (screening 0), soit de manière quantitative (mesure du taux précis).
La durée de positivité dépend du type de consommation et du test.

C ) Diagnostic différentiel

Autres addictions

3) Evolution 1 

  • Complications non psychiatriques
Atteintes Complications
Neurologique – Nausées, vomissements
– Céphalées
– Vertiges
– Troubles de la vision
– Mydriase
– Bruxisme
– Confusion
– Céphalées
– Convulsions
– Tremblements, sd parkinsonien
Cardiovasculaire – Tachycardie
– Douleur thoracique
– HTA
– Anomalies du segment ST à l’ECG
Complications du slam (injection IV) – Abcès au point d’injection
– Atteintes veineuses
– Anomalies de la coagulation induites
– Problèmes de cristallisation du produit lors de la dilution et des pratiques de rinçage
– Infections : VIH et autres IST
Autres – Décès !
– Hyperthermie
– Syndrome sérotoninergique
– Hyponatrémie
– Rhabdomyolyse
  • Complications psychiatriques

– Anxiété, attaques de panique prolongées
– Episodes dépressifs, idées suicidaires
– Hallucinations
– Paranoïa induite
– Insomnies
– Troubles cognitifs
– Etats délirants aigus (pharmacopsychose)

4) PEC 1

A ) Bilan

Bilan de la dépendance : histoire, parcours de soins, co-dépendances

Bilan des complications psychiatriques ou non

B ) Traitement

  • Mesures générales :

– PEC pluridisciplinaire : évaluation psychiatrique, médicale générale et sociale
– PEC des comorbidités, aide à l’arrêt du tabac et des coaddictions
– Entretien motivationnel, psychothérapies (TCC)
– Thérapies familiales multidimensionnelles (jeunes consommateurs ++)

  • Traitement pharmacologique symptomatique (non spécifique) des manifestations cliniques aiguës :

Modalités :
– Hospitalisation en réanimation
– Voie Veineuse Périphérique : macromolécules puis G5% + NaCl et KCl
– Surveillance : scope, FC, FR, conscience, saturation en 02, température
– Utilisation d’anxiolytiques

C ) Prévention

– Elle passe par les campagnes d’information et de sensibilisation du grand public et des professionnels de santé.
– Système d’alerte précoce de l’Union Européenne : moyen de réponse rapide à l’émergence de nouvelles drogues sur la scène européenne.
– Psychonaut Web Mapping Project est un projet de cartographie des nouvelles drogues, des stratégies d’identification et d’amélioration de leur connaissance.

Addiction à la cocaïne

Psy
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item ECNi 76


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1) Généralité 1

Déf : Tout usage de cocaïne est considéré comme un mésusage. L’addiction à la cocaïne répond à des critères spécifiques. (Cf. Fiche addictions)

Physiopathologie : La cocaïne se consomme sous différentes formes
– Forme chlorhydrate : poudre blanche sniffée ou injectée
– Forme « base » (ajout de bicarbonate de soude = crack ou d’ammoniaque = freebase) : cailloux ou galettes qui seront fumés ou injectés.

Epidémiologie : données françaises,
– Première consommation à 22 ans en moyenne, entrée en traitement à 33 ans
– Sex-ratio masculin 3 à 4/1
– 400.000 personnes ont un problème de consommation

2) Diagnostic 1

Le diagnostic d’addiction repose sur les critères spécifiques du CIM10

Clinique Paraclinique
Interrogatoire
Syndrome d’intoxication aigue et chronique
– mise en évidence chimique dans l’échantillon (dépistage qualitatif)
– Mesure quantitative dans l’échantillon

A ) Clinique

Comme pour toute addiction, on retrouve :
– des symptômes comportementaux
– une répercussion sociale et/ou médicale
– des symptômes pharmacologiques (sevrage)

  • Signes d’intoxication aigue :

Le délai d’apparition et l’intensité des symptômes dépendent de la voie d’administration, des individus et de la dose consommée,

Phase initiale : rappelle la symptomatologie maniaque,
– Euphorie (quelques minutes)
– Sensation de bien-être, augmentation de l’énergie, insomnie
– Idées de grandeur, désinhibition
– Hypervigilance, augmentation de la concentration
– Anorexie
– Eveil sensoriel
– Augmentation de l’intérêt et de l’excitation sexuelle
– Tachycardie, HTA, mydriase, pâleur cutanée.

Dysrégulation hédonique (« descente ») : quelques minutes à quelques heures
– Dysphorie
– Asthénie
– Irritabilité, anxiété
– Perte de l’estime de soi
⇒ les usagers tentent souvent de compenser ces symptômes de « descente » en consommant d’autres psychotropes, pouvant être à l’origine de dépendances secondaires.

  • Signes d’intoxication chronique

On retrouve les signes relatifs aux complications.

  • Syndrome de sevrage

Les symptômes apparaissent quelques jours après l’arrêt et peuvent durer plusieurs semaines
– Humeur dysphorique
– Asthénie
– Troubles du sommeil (hypersomnie)
– Augmentation de l’appétit
– Ralentissement psychomoteur
– Agitation

B ) Paraclinique 2

Le diagnostic d’addiction est clinique.
Une consommation aigüe (+/- récente) peut être détectée par un test sanguin, salivaire ou urinaire. La détection des drogues hallucinogènes est quantitative (mesure du taux précis). La durée de positivité dépend du type de consommation et du test, elle est présentée dans le tableau ci-dessous :

Substance recherchée Durée de présence
benzoylecgonine – Sang : quelques heures (moins de 24 heures) 
– Urine : usage occasionnel : 2 à 4 jours ;
usage intensif et quotidien pendant
plusieurs mois : 10 à 14 jours

C ) Diagnostic différentiel

Autres addictions

3) Evolution 1

  • Complications non psychiatriques
AtteinteS Complications
Cardiovasculaire – Syndrome coronarien aigu
– Troubles du rythme
– Dysfonction ventriculaire gauche
– Dissection aortique
– Thromboses artérielles et veineuses
Neurologique – AVC ischémique ou hémorragique
– Crises convulsives
Troubles cognitifs Aigu : amélioration artificielle des capacités cognitives
Chronique :
– Troubles de l’attention (attention soutenue, partagée, focale), mnésique, des fonctions exécutives (prise de décision, inhibition de réponse)
– Atrophie des régions préfrontales et temporales
Pulmonaire – Bronchospasme
– Pneumothorax
– Hémorragies
– Syndrome respiratoire aigu après inhalation de crack ou free base (crack lung)
ORL (si voie nasale) – Lésions de la cloison nasale et du palais
– Infections naso-sinusiennes
Infectieuse (si voie IV 0) – Infections virales (VIH, VHB, VHC)
Infections bactériennes (abcès locaux, endocardites, pneumopathies, bactériémies)
– IST
Association cocaïne-alcool – Augmentation de l’envie de consommer
Sur risque de SCA, arythmie, cardiomyopathie, AVC
– Augmentation des accidents de la route
Grossesse – RCIU, infarctus placentaire
– Sd de sevrage des nouveau-nés (crack-babies)
  • Complications neuropsychiatriques

Episode dépressif caractérisé
Tentatives de suicide
Episodes délirants aigus induits (pharmacopsychose)
Attaques de panique induites
Paranoïa induites
Syndrome de recherche compulsive de crack

4) PEC 1

A ) Bilan

Bilan de la dépendance : histoire, parcours de soins, co-dépendances (en particulier la consommation d’alcool qui est un FdR de reprise de consommation de cocaïne)

Bilan des complications psychiatriques ou non

B ) Traitement

  • Mesures générales :

– PEC adaptée au patient et à ses attentes
– Entretiens motivationnels, psychothérapies
– PEC individuelle ou en groupe, suivi au long cours en centre spécialisé
⇒ Une hospitalisation peut être requise en cas de co-addiction ou de comorbidités

  • Traitement (symptomatique) de l’intoxication aigüe :

Modalités : Pas d’antidote spécifique 
– Hospitalisation en réanimation
– Voie Veineuse Périphérique : macromolécules puis G5% + NaCl et KCl
– Surveillance : scope, FC, FR, conscience, saturation en 02, température

  • Traitement (symptomatique) du syndrome de sevrage :

– Eviter l’usage de BZD
– Aucun traitement n’a d’AMM dans le traitement de l’usage nocif, de la dépendance, ou la prévention de reprise de consommation.

C ) Prévention

Elle est identique quelque soit le type de drogue. (Cf. Fiche addictions aux opiacés.)