Risques professionnels pour la fertilité et la grossesse

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Gynéco-obstétrique
Fiche réalisée sans plan prédéfini
Item ECNi 28

Dernières mises à jour
Juillet 2019 : création de la fiche (Vincent)
Sources
MG : Informations issues d’une autre fiche MedG, traitant spécifiquement du sujet
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
1A : CEHUPT 2018 – item 28 (référentiel des enseignants de médecine du travail)
1B : CNGOF 4e édition 2018 – item 22 (référentiel des enseignants de gynécologie – indisponible en ligne – lien vers l’édition 2015)

 

1) Généralités et réglementation 1A

NB : à ce jour, aucune hypofertilité ou issue défavorable de grossesse n’a été reconnue en accident de travail (AT) ou maladie professionnelle (MP).

Travaux interdits ou aménagés pour les femmes enceintes ou allaitantes
– Risque biologique : exposition rubéole ou toxo chez une femme non-immune
– Risque chimique : agents classés R1A ou R1B selon la classification CLP (benzène, mercure, plomb)
– Rayonnement ionisant au-delà d’un certain seuil (1 mSv sur la durée de grossesse 0)
– Aménagement d’un poste de nuit en réaffectation de jour

Obligations de l’employeur
– Information sur les facteurs de risque de l’entreprise
– Autorisation d’absence pour les examens médicaux obligatoires de grossesse, sans répercussion sur la rémunération ni les congés payés et autres droits légaux ou conventionnels
– Obligation de proposer un autre emploi compatible avec son état en cas de nécessité médicale, sans baisse de rémunération. S’il est impossible d’affecter la salariée à un autre emploi, elle bénéficie d’une suspension de contrat avec garantie de rémunération

Rôle du médecin du travail
– Conseil et information des salariés et employeurs
– Surveillance médicale spécifique pour les femmes enceintes
– Demande d’adaptation de travail ou de réaffectation temporaire si besoin
– Examen de reprise dans les 8j suivant la date de reprise

Congé maternité 1B
– Durée des congés pré- et post-nataux : cf. tableau ci-dessous
– On peut raccourcir de 3 semaines le congé pré-natal et rallonger d’autant le congé post-natal, sauf arrêt de travail pendant le report / arrêt pour grossesse pathologique : le 1er jour d’arrêt devient alors le 1er jour de congé maternité.

Situation Congé prénatal Congé postnatal
Grossesse singleton, 0 ou 1 enfant à charge 6 semaines 10 semaines
Grossesse singleton, ≥ 2 enfants à charge 8 semaines 18 semaines
Grossesse multiple, jumeaux 12 semaines 24 semaines
Grossesse multiple, triplets ou plus 24 semaines 22 semaines
Grossesse pathologique (+ 2 semaines)

 

2) Principaux risques professionnels 1A

A ) Fertilité

Perturbateurs endocriniens (180 substances reconnues par l’UE, par exposition de l’adulte ou exposition in utero, effets ± irréversibles selon la substance)
– Certains éthers de glycols
– Certains phtalates
– Plomb

L’exposition importante à la chaleur a un rôle dans l’infertilité masculine

Les rayonnements ionisants peuvent engendrer des stérilités masculines et féminines au-delà d’une certaine dose d’exposition.

B ) Développement embryo-foetal

Facteurs chimiques (> 260 substances reconnues, risque tératogène surtout au T1)
– Plomb (peintures…) : accumulation possible lors d’expositions antérieures à la grossesse ! Risque de troubles neurocomportementaux, de leucémie.
– Ethanol : troubles neurocomportementaux
– Solvants organiques : hypotrophies
– Autres effets : malformations, avortements, transmission de mutations génétiques (débattu)

Facteurs physiques
– Activité physique (intense, charges lourdes, station debout prolongée) : avortement, prématurité, hypotrophie ; tbl musculo-squelettiques plus fréquents chez la mère (canal carpien, douleur lombaire)
– Bruit à basse fréquence : risque accru d’hypotrophie à partir de la 25e semaine de grossesse
– Rayonnements ionisants : avortement, malformation, retard intellectuel, RCIU, cancers. Les rayonnements non-ionisants pourraient être à l’origine de dommages si leur intensité induit un stress thermique foetal.

Facteurs biologiques
– Risque maternel : varicelle, grippe, zoonoses…
– Risque foetal : rubéole, CMV, parvovirus B19, zoonoses…

Autres facteurs
– Travail de nuit / posté (alternance jour/nuit) : avortements spontanés, prématurité, RCIU
– Stress : hypotrophie, prématurité

Exemples de professions à risque
– Coiffeuses : facteurs chimique, activité physique
– Hôtesses de l’air et personnel naviguant : activité physique, travail de nuit, rayonnements cosmiques
– Agricultrices : pesticides, port de charge, zoonoses
– Infirmières : activité physique, travail de nuit, agents biologiques et chimiques
– Assistantes vétérinaires : rayonnements ionisants, anesthésiques, antiparasitaires, zoonoses

 

3) Mesures préventives en milieu professionnel 1A

Inventaire des dangers potentiels pour la grossesse en entreprise

Aménagements de poste / reclassement : exemples
– Station debout : permettre une station assise au moins qq minutes par heure
– Eviter les charges lourdes
– Eviter le travail de nuit après la 12e semaine
– Mesures d’hygiène (prévention CMV ++)
– Vaccinations en amont de la grossesse si possible (ROR, varicelle, grippe)




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