Hémoptysie

Pneumo
Fiche réalisée selon le plan OD
Item ECNi 201


Dernières mises à jour
– Août 2017 : relecture, MaJ de la source, modifications mineures (Vincent)
– Févier 2017
: création de la fiche (Thomas)
Sources
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
1 : CEP 2017 – item 201 (référentiel du collège des enseignants de pneumologie)
2 : (pas de RCP/CC)
Sommaire
1) Etiologies
2) Orientation diagnostique
– A) Clinique
– B) Paraclinique
– C) Synthèse
3) Traitement symptomatique

!! URGENCES !!

Etio / Clinique / Bio
Toute hémoptysie même minime est une urgence !

Déf : Saignement des voies respiratoires sous-glottiques, ± extériorisé lors d’un effort de toux. A différentier d’une origine digestive (hématémèse) ou ORL (épistaxis, saignement laryngo-pharyngé). 2 origines physiopathologiques :
– Circulation systémique +++ (95% des cas 0), par hypervascularisation dans le cadre d’une pathologie respiratoire sous-jacente.
– Circulation pulmonaire (= hémorragie intra-alvéolaire – HIA 0)

1) Etiologies 1

Moyen mnémo principales étios : Quand (cancer) Tu (Tuberculose) Dilates (DDB) Un Beau (EP) Coeur (cardiaque = OAP) Infecté (aspergillome)

Etiologie Clinique 0 Paraclinique
Cancer Signes généraux  
Tuberculose (séquelle / forme évolutive) ATCD, voyage  
Dilatation des bronches toux chronique avec suppuration TDM
EP Douleur thoracique Angio-TDM
OAP Crépitants bilatéraux des bases, orthopnée  
Infection (aspergillome ++, pneumonie)    
Autres causes rares *    
Hémoptysie cryptogénique = idiopathique (10-25%)    

* causes rares :
– médicaments / toxique (crack, anticoagulants, …)
vascularites, collagénose, sd de Goodpasture
– anévrisme pulmonaire et autres malformations artério-veineuses
– traumatisme
HTAP

2) Orientation diagnostique 1

! PEC symptomatique à faire en parallèle voire initialement si signes de gravité !

A) Clinique

Anamnèse : importance des ATCD pulmonaires et cardiaques

Clinique :
– Signes selon l’étiologie
– ± signes d’hémoptysie : chaleur rétrosternale, angoisse, chatouillement laryngé, sensation de goût métallique

B) Paraclinique

(la place des différents examens complémentaires n’est pas clairement définie…)

Radio thoracique : recherche des signes sur
– siège de la lésion
– type / étiologie

Scanner Thoracique (angio-TDM) : examen clé, permet d’établir une cartographie très précise

Endoscopie bronchique : surtout utile en cas
– de doute diagnostique
– de doute topographique (multiple lésions au scanner, ex : DDB 0)
– présence d’une tumeur bronchique proximale
– à visée thérapeutique (cf. partie 3)

Artériographie bronchique : uniquement en cas d’embolisation

Autres examens ciblés selon l’étiologie : recherche de BK, dosage des D-Dimères, ECG…

Note : la survenue d’une hémoptysie chez un patient BPCO doit faire pratiquer un TDM + endoscopie systématiques à la recherche d’une cause sous-jacente (cancer notamment, la BPCO n’étant pas une cause d’hémoptysie)

C) Synthèse 0

(non réalisée, cf commentaire)

3) Traitement symptomatique 1

Toute hémoptysie, même minime, est à considérer comme une urgence (risque de récidive sous forme sévère)

  • Evaluation de la gravité de l’hémoptysie

Le risque principal est l’asphyxie.

Signes de gravité :
– hémoptysie abondante (>200mL)
– terrain : insuffisant respiratoire
– persistance malgré traitement vasoconstricteur
– signes de détresse respiratoire aigüe ou (plus rarement) de trouble hémodynamique 0

Bilan complémentaire systématique : NFS, groupe sanguin, bilan de coag, GdS

  • Principes thérapeutiques

Hospitalisation, O2-Thérapie, ± protection des VAS (si hémoptysie massive)

Traitement médical : agent vasoconstricteur IV (terlipressine)

Traitement endobronchique : possible injection pendant l’endoscopie bronchique d’adrénaline, ou de sérum glacé

Embolisation artérielle bronchique (référence thérapeutique)

Chirurgie “d’hémostase0: lobectomie voire pneumectomie (traitement radical envisageable “à froid”, ou “à chaud” en cas d’échec de l’embolisation, si la fonction respiratoire le permet)