Brûlure oculaire

Fiche MGS
Une Fiche MedG Maladie et Grand Syndrome
X Fiche non-relue par un tiers, créée le 20 juin 2016.

Urgences Ophtalmologie
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item ECNi 329


Dernières mises à jour
– Juin 2016 – Création de la fiche (Vincent)
Sources
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
1 : COUF 2e édition 2014 (référentiel d’ophtalmologie, lien vers la 1ère édition)
Sommaire
1) Généralité
2) Diagnostic
– A) Clinique
– B) Paraclinique
3) Evolution
– A) Histoire naturelle
– B) Complication
– C) Pronostic
4) PEC


1) Généralité 1

Physiopathologie: variable selon le mécanisme de brûlure et le produit incriminé (cf histoire naturelle)

Circonstances :

Accidents industriels : produits très concentrés, manipulation de bases, parfois blast associé en cas d’explosion

Accidents domestiques : liés à des éclaboussures, parfois blast associé, brûlures de cigarette

Agressions : souvent avec des produits alcalins concentrés

2) Diagnostic 1

A ) Clinique

Oeil rouge et/ou douloureux, baisse de l’AV

Recherche de zones d’ischémie, très blanches et sans vaisseaux

Test à la fluorescine : on instille une goutte dans le cul-de-sac lacrymal, la révélation de zones fluorescente à la lumière bleue indique une zone désépithélialisée, c’est le signe de Seidel (aspect « piqueté » dans les brûlures UV)

B ) Paraclinique

En cas de doute sur le produit incriminé, on peut tester le pH des larmes grâce à une bandelette urinaire.

3) Evolution 1

A) Histoire naturelle

Brûlures thermiques : combustion et/ou projection de liquide (métal en fusion)

  • Lésion épithéliale localisée, voire lésion stromale superficielle
  • +/- lésion des annexes (gravité ++)
  • Guérison sans séquelles visuelles le plus souvent

Brûlures acides : phénomène de tamponnement avec les protéines de surface

  • Un épithélium intact protège efficacement pour un pH > 2.5
  • Un pH < 2.5 induit des dommages modérés à sévères

Brûlures basiques : saponification avec les acides gras, destruction épithéliale et pénétration rapide des tissus (gravité ++++)

  • Atteinte progressive sur 48h du stroma puis de la chambre antérieure

Autres :

  • Brûlures UV (ophtalmie des neiges avec 6-8h de décalage) et coup d’arc (soudure à l’arc) : kératite superficielle ponctuée, guérison sans séquelles en 48h
  • Phototraumatisme (observation d’une éclipse) : atteinte maculaire +/- lésion cicatricielle entrainant une diminution de l’AV définitive

B) Complications

Opacification de la cornée en cas d’atteinte du limbe scléro-cornéen (destruction des cellules souches de l’épithélium cornéen et remplacement par l’épithélium conjonctival)

Sur-inflammation oculaire

C) Pronostic

On peut utiliser les classifications de Roper-Hall ou de Dua, prenant en compte des critères comme la désépithélialisation, l’atteinte du stroma ou l’ischémie conjonctivale.

4) PEC 1 haut

Lavage abondant au sérum physiologique ou à l’eau par défaut

  • Durée de 20-30 minutes, le plus précoce possible
  • En déplissant soigneusement les cul-de-sac conjonctivaux (collyre anesthésique si nécessaire)

Collyre corticoïde le plus précoce possible

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Fiche réalisee par Vincent, externe à Rouen
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