Rhumatisme apatitique

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Rhumato
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item ECNi 194


Dernières mises à jour
Novembre 2018 : mise à jour des sources COFER, modifications mineures (Vincent)
Juillet 2017 : création de la fiche (Vincent)
Sources
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
1 : COFER 6e édition 2018 – item 194 (référentiel de rhumatologie – indisponible en ligne, lien vers l’édition 2015)
Sommaire
1) Généralité
2) Diagnostic
– A) Clinique
– B) Paraclinique
– C) Diagnostics différentiels
3) PEC
– A) Bilan
– B) Traitement


1) Généralité 1

Déf : rhumatisme microcristallin lié au dépôt de cristaux d’apatite (ou autres phosphates de calcium)

Epidémiologie : le terrain typique du rhumatisme apatitique est la femme jeune

Physiopathologie : les cristaux d’apatite se déposent en péri-articulaire : tendons, tissus sous-cutanés, bourses séreuses.

Les inflammations aiguës observées dans cette pathologie sont liées à une tentative spontanée de résorption aiguë, avec possible migration du cristal dans la bourse au contact du tendon ou en intra-osseux.

2) Diagnostic 1

Clinique Paraclinique
Tendinite calcifiante du supra-épineux Radio

A ) Clinique

Anamnèse :
– Terrain : femme jeune
– Début brutal ± facteur déclenchant : trauma, post-op, IdM, infection
– Crises volontiers récidivantes

Formes cliniques

Asymptomatique (découverte radiographique)

Inflammation aiguë (tendinite calcifiante)
– Douleurs avec réveils nocturnes pouvant toucher n’importe quelle articulation
– Surtout l’épaule (tendon du supra-épineux ++, position des traumatisés du membre supérieur) et la hanche
– Calcifications tendineuses multiples possibles

Inflammation chronique

Arthrite aiguë (exceptionnel)

B ) Paraclinique

> Biologie

Liquide synovial
– Liquide inflammatoire (> 2000 cellules/mm3 à prédominance de PNN) et stérile
– Les cristaux d’apatite sont trop petits pour être vus en microscopie optique, mais la coloration au rouge alizarine peut les mettre en évidence

Sang : Syndrome inflammatoire biologique (élévation de la VS et CRP, hyperleuco) à la phase aiguë

> Radio articulaire : calcifications caractéristiques
– Opacité calcique dans le tendon supra-épineux / la bourse sous-acromiodeltoïdienne (plus floconneuse que dans la CCA 0)
– Peut être normale tardivement si la crise a permis la résorption des cristaux
– Erosion articulaire de voisinage (exceptionnel)

C ) Diagnostic différentiel

Autres rhumatismes microcristallins
Arthrite septique aiguë sur os natif ou prothèse

3) PEC 1

A) Bilan

Si la radio de l’articulation douloureuse n’est pas contributive, il faut réaliser des radios bilatérales des épaules et des hanches à la recherche d’autres calcifications.

B ) Traitement

Mesures générales : Mise au repos, glaçage

Traitements médicamenteux
– AINS 1ère intention, durée 1 à 2 semaines
– Corticothérapie orale courte (3-5j)

Injections cortisoniques locales : efficaces mais à éviter en cas de crise hyperalgique aiguë (possible majoration des douleurs)

Autres options thérapeutiques
– Ablation de calcification par ponction-aspiration radioguidée ou sous arthroscopie : indiquée dans les calcifications chroniques du supra-épineux sans rupture de coiffe, résistant au ttt habituel
– Lithotritie (fragmentation par ondes de choc) possible dans certaines indications




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