Oesophagite à éosinophiles

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HGEImmuno
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item ECNi 270


Dernières mises à jour
Fév. 2019 : création de la fiche (Vincent)
Sources
MG : Informations issues d’une autre fiche MedG, traitant spécifiquement du sujet
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
1A : CDU-HGE 4e édition 2018 – item 270 (référentiel des enseignants d’HGE – indisponible en ligne, lien vers l’édition 2015)
Sommaire
1) Généralité
2) Diagnostic
– A) Clinique
– B) Paraclinique
– C) Diagnostics différentiels
3) Evolution
4) PEC

1) Généralité 0

Déf : oesophagite sans sténose par infiltration massive d’éosinophiles dans la partie haute du tube digestif

2) Diagnostic 1A

Clinique Paraclinique
Sujet jeune, terrain atopique (50%)
Dysphagie organique
EOGD avec biopsies

A ) Clinique

Terrain : sujet jeune, prédominance masculine, manifestations atopiques associées (50%)

Dysphagie organique = prédominant sur les solides, évolutive, avec retentissement sur l’état général

B ) Paraclinique

EOGD avec biopsies systématiques : normale ++, ou
– Granité blanchâtre, muqueuse épaissie avec présence de fissures linéaires verticales
– Sténoses uniques ou multiples
– Aspect pseudo-trachéal

Histologie (confirmation) : infiltration > 15 polynucléaires éosinophiles / champ à grossissement x400

C ) Diagnostic différentiel

Autres causes de dysphagie

3) Evolution 0

Evolution chronique avec récidives nécessitant presque toujours un traitement au long cours

4) PEC 1A

Corticothérapie locale

Dysphagie

HGEORL
Fiche réalisée selon le plan OD
Item ECNi 270


Dernières mises à jour
Fév. 2019 : mise à jour de la source CDU-HGE, légère réorganisation des étiologies, ajout d’une fiche Oesophagite à éosinophiles (Vincent)
Oct. 2019 : relecture avec la 3e édition du réf d’HGE, ajout des données du réf d’ORL (Vincent)
Déc. 2012 : création de la fiche (Thomas)
Sources
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
1 : CDU-HGE 4e édition 2018 – item 270 (référentiel des enseignant d’HGE – indisponible en ligne, lien vers l’édition 2015)
1B : ORL 4e édition 2017 – item 270 (référentiel des enseignants d’ORL et CCF – indisponible en ligne, lien vers l’édition 2014)
Sommaire
1) Etiologies
– A) Infectieux
– B) Non infectieux
2) Orientation diagnostique
– A) Clinique
– B) Paraclinique
– C) Synthèse

!! URGENCES !!

Etio Clinique
Ingestion de caustique
Corps étranger
Tuméfaction cervicale

Déf : Sensation de gêne ou d’obstacle à la progression du bol alimentaire au cours de la déglutition.

1) Etiologies 1A

On distingue
– les causes organiques = lésionnelles
– les causes non-lésionnelles (troubles moteurs et dysphagie fonctionnelle)
– à part, les dysphagies oro-pharyngées

  • Causes organiques = lésionnelles

Sténose tumorale
Cancer de l’oesophage ou du cardia
– Tumeur bénigne de l’oesophage (léiomyome; tumeur à cellules granulaires, GIST)
– Compression tumorale externe (pulmonaire ou médiastinale)

Sténose non tumorale
– Peptique (complication d’un RGO avec oesophagite sévère, ± anneau de Schatzki)
– Caustique (complication d’une oesophagite caustique à 2-12 semaines)
– Radique (complication d’une radiothérapie)
– Anastomose post-chirurgicale
– Sténose cicatricielle (résection endoscopique étendue, oesophagite)
– Corps étranger 1B
– Inflammatoire (Crohn) 1B

Oesophagite non sténosante (souvent odynophagie prédominante)
– Médicamenteuse (doxycycline, biphosphonates, AINS, chlorure de potassium…)
– Infectieuse surtout chez l’immunodéprimé (Candida, CMV, Herpes)
Oesophagite à éosinophiles

  • Causes non-lésionnelles

Trouble moteur oesophagien
Achalasie du SIO, ou pseudo-achalasie (secondaire à un cancer du cardia, la maladie de Chagas, …)
– Spasmes oesophagiens : > 20% de contractions prématurées
– Oesophage hypercontractile (en marteau-piqueur 1A ou casse-noisette 0) : > 20% de contractions d’intensité élevée
– Péristaltisme oesophagien inefficace (> 50% de contractions faibles ou absentes) ou absent (absence totale de contraction). Parfois secondaire à une maladie générale = sclérodermie, diabète, amylose

Dysphagie fonctionnelle = trouble fonctionnel oesophagien : diagnostic d’élimination

  • Dysphagie oro-pharyngée 0

Atteinte ORL
Cancer des VADS
Angine, phlegmon péri-amygdalien
– Corps étranger
– Atteintes du SSO : diverticule de Zenker (postérieur au-dessus du SSO), achalasie du SSO (= du crico-pharyngien), sd de Plummer-Vinson (rare)

Trouble neuro 
AVC
Trauma crânien
– Maladie dégénérative (SEP, SLA, maladie de Parkinson)
Syndrome de Guillain-Barré 0
– Maladie neuro-musculaire (myasthénie, myosite)
– Globus hystericus (psy)

  • Synthèse
Etiologie Clinique Paraclinique
Sténose tumorale ou non Dysphagie d’aggravation progressive
souvent AEG
EOGD avec biopsie syst.
Oesophagite Dysphagie d’aggravation progressive et odynophagie.
Terrain particulier
EOGD
Dysphagie fonctionnelle Dysphagie paradoxale EOGD (normale)
TOGD
Manométrie
écho-endoscopie
– Atteinte du SIO : (pseudo-)achalasie
– > 10 % ondes anormales, amples et non-propagées : spasmes diffus
– Ondes de très grande amplitude prédominant partie inférieure de l’oesophage : casse-noisette
Diverticule de Zenker 1B Sujet agé, dysphagie haut située, avec régurgitations ou rumination et toux nocturne
± retour d’aliment à la pression cervicale 1A
Nasofibroscopie : signe de la marée (pathognomonique)
TOGD
EOGD
Autres atteintes du SSO 1B Dysphagie type oro-pharyngée Radiocinéma (vidéofluoroscopie)

2) Orientation diagnostique

A) Clinique 1A

> Eliminer une urgence 1B
– Corps étranger
– Ingestion de caustique
– Tuméfaction cervicale (emphysème sous-cutanée signe de perforation)

> Eliminer une dysphagie oro-pharyngée

Dysphagie… Oro-pharyngée Oesophagienne
Moment p/r à la déglutition Pendant Après
Siège de la gène Cerv. haut Rétro-sternal
Dysphonie, dyspnée, otalgie réflexe 1B OUI NON
Fausse route nasale, déglutition répétée 0 OUI NON

> Signes selon étio… 

Note : la dysphagie des troubles moteurs oesophagiens peut être objectivée (notamment avant et après traitement) par le score d’Eckardt

B) Paraclinique 1A

Bilan de 1ere intention (systématique)

Bilan
Endoscopie oesophagio-gastro-duodénale avec biopsie (systématiques même en cas d’aspect endoscopique normal, à la recherche d’une oesophagite à éosinophiles)

Examens de 2e intention

Examen Indication
Echo-endoscopie ou TDM thoracique – Achalasie (recherche pseudo-achalasie)
– Suspicion de compression extrinsèque
Transit OGD – Sténose oesophagienne non franchie
– Diverticule de Zenker
– Achalasie (recherche méga-oesophage)
Manométrie oesophagienne – Suspicion de trouble moteur de l’oesophage
TDM cervico-thoracique et de la base du crâne, IRM du tronc cérébral 2e intention 1B – Recherche de paralysie laryngée (compression du nerf vague, atteinte du TC)
Recherche Trypanosoma cruz – Suspicion de maladie de Chagas (achalasie chez personne ayant vécu en Amérique du sud)

C) Synthèse 0

Achalasie

HGE
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item ECNi 270


Dernières mises à jour
Fév. 2019 : mise à jour de la source CDU-HGE, passage de la partie traitement en réf 0 et modifications mineures (Vincent)
Oct. 2018 : relecture avec la 3e édition du réf d’HGE, modifications mineures et ajout des données de manométrie haute résolution (Vincent)
Déc. 2012 : création de la fiche (Thomas)
Sources
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
1 : CDU-HGE 4e édition 2018 – item 270 (référentiel des enseignant d’HGE – indisponible en ligne, lien vers l’édition 2015)
: [pas de RCP / CC]
Sommaire
1) Généralités
2) Diagnostic
– A) Clinique
– B) Paraclinique
– C) Différentiel
3) PEC


1) Généralités 1A

Déf : absence de relaxation du SIO, associé à l’absence de contractions péristaltiques normales dans le corps de l’oesophage. Trouble moteur primitif de l’oesophage, idiopathique.

2) Diagnostic 1A

Clinique Paraclinique
Dysphagie paradoxale + régurgitation Manométrie : apéristaltisme

A) Clinique

3 symptômes prédomine

> Dysphagie. Typique à un stade initial
– Paradoxale (prédomine sur les liquides)
– Capricieuse (survenant surtout au décours d’émotion, et cédant lors de manoeuvres inspiratoires ou de changement de position)

> Régurgitations

> Douleur angineuse non liés à l’effort

B) Paraclinique

Endoscopie eoso-gastro-duodénale. Systématique devant toute dysphagie
– Stade initial : normal
– Stade évolué : méga-oesophage contenant des résidus alimentaires (aspect TOGD : cardia “en bec d’oiseau”, stase du PdC dans le 1/3 inférieur de l’oesophage)

 Manométrie
– Apéristaltisme (absence de péristaltisme dans le corps oesophagien) = critère obligatoire
– ± Hypertonie et relaxation absente ou incomplète du sphincter inférieur de l’oesophage (SIO)

La manométrie haute résolution distingue 3 types
– Type I (classique) : aucune augmentation de pression à la déglutition
– Type II : pressurisation entre le SSO et le SIO à la déglutition
– Type III (spastique) : ondes non-propagées de grande amplitude dans > 20% des déglutitions

Autres : éliminer une pseudo-achalasie

C) Diagnostic différentiel

Les signes cliniques et paracliniques peuvent être totalement identiques mais secondaires à une pathologie. On parle de pseudo-achalasie. Les 2 principales causes sont :

Cancer du cardia : à éliminer systématiquement par une écho-endoscopie

Maladie de Chagas : à éliminer ssi le patient a vécu en Amérique du Sud

3) PEC 0

Maladie incurable.

On peut améliorer la symptomatologie en diminuant la pression du SIO. 2 techniques principales :
Dilatation pneumatique (risque de perforation de l’œsophage)
Section musculaire chirurgicale (risque d’oesophagite de reflux)

Des traitements pharmacologiques existent (nitré sublingual, infiltration intrasphinctérienne de toxine botulique), mais leur efficacité est nettement inférieure.