Dermatite séborrhéique

Dermato
on le plan MGS
Item ECNi 109


Dernières mises à jour
– décembre 2017 : relecture avec la 7e édition de dermatologie, modifications mineures (Vincent)
– octobre 2012 : création de la fiche (Thomas)
Sources
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
1 : CEDEF 7e édition 2017 – item 109 (référentiel de dermatologie)
2 : [pas de RCP/CC] 
Sommaire
1) Généralités
2) Diagnostique
– A) Clinique
– B) Paraclinique
– C) Diagnostique différentiel
3) Evolution
4) PEC
– A) Bilan
– B) Traitement

1) Généralité 1

Déf : La DS est une dermatose chronique due à la prolifération d’une levure lipophile (Malassezia furfur) dans des zones riches en sebum.

Epidémio :
– Prévalence de 1-3% en France
– grande prévalence et plus sévère chez les VIH+, les parkinsoniens, les OH chroniques et les patients traités pour un carcinome des VADS.

 2) Diagnostic 1

Clinique Paraclinique
Lésions psoriasiformes touchant surtout le visage

A ) Clinique

On retrouve différentes formes selon la localisation

DS du visage : forme la plus fréquente. Plaque érythémateuse recouverte de petites squames grasses touchant les sillons naso-labiaux, les sourcils, la glabelle, la lisière antérieure du cuir chevelu, la barbe et la moustache chez l’homme

DS du cuir chevelu : état pelliculaire simple (pityriasis capitis) souvent asymptomatique

DS du tronc et autres localisations : plaques annulaires ou circinées à bord squameuse de la région présternale, parfois des autres zones pileuses et de la région génitale

DS du nourrisson : apparait vers J15, forme des croûtes jaunes du cuir chevelu (croûtes de lait) et du visage, ± dermatite du siège et squames grasses des plis axilaires. Au maximum, on parle d’érythrodermie de Leiner-Moussous. Spontanément favorable.

B ) Paraclinique

Inutile !

C ) Diagnostic différentiel

Psoriasis des régions séborrhéiques : lésions identiques. Importance des localisations extrafaciales et des ATCD.

Dermatite atopique : lésions semblables mais plus étendues. Chez le nourrisson, l’érythrodermie de Leiner-Moussous pourrait constituer un mode de début d’une dermatite atopique ou d’un psoriasis.

3) Evolution 1

Histoire naturelle : Evolution chronique par poussée.

Complications : aucune

4) PEC 1

A ) Bilan

Généralement, aucun bilan paraclinique n’est nécessaire.
Penser au dépistage VIH dans les formes graves et/ou chroniques !

B ) Traitement

Obj : rémission sans guerison

  • Règles hygiéno-diététique

Toilette avec base lavante douce

  • Traitements

Etat péliculaire simple : shampooings (pyrithione de zinc, piroctone-olamine, kétoconazole, sulfure de sélénium)

DS de la face et du tronc :
– « bolus » si très inflammatoire : dermocorticoïde pendant quelques jours
– traitement d’attaque (2-4 semaines) : pommade d’antifongiques (kétokonazole) locaux ou gluconate de lithium
– traitement d’entretien systématique au long cours

Erythrodermie de Leiner-Moussous : kétokonazole topique




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