Examens de l’audition

! Fiche non-relue par un tiers !

ORL
Fiche réalisée sans plan prédéfini
Item ECNi 87

Dernières mises à jour
Juillet 2019 : création de la fiche (Vincent)
Sources
MG : Informations issues d’une autre fiche MedG, traitant spécifiquement du sujet
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
1A  : ORL 4e édition 2017 – items 87 (référentiel des enseignants d’ORL – indisponible en ligne, lien vers l’édition 2014)

Définition : la surdité est définie par une baisse de l’audition, quelle que soit son importance. L’hypoacousie en est un synonyme, plutôt utilisé pour des surdités légères / moyennes, la cophose est une surdité complète (uni- ou bilatérale).

 

1) Epreuves binorales 1A

> Epreuve de Weber

Principe : diapason en vibration posé à équidistance des oreilles (front ou vertex)

Résultats
– Audition normale : Weber indifférent = perception bilatérale ou diffuse
– Surdité de transmission : Weber latéralisé vers l’oreille sourde
– Surdité de perception : Weber latéralisé vers l’oreille saine ou la moins sourde

Note : l’épreuve de Weber ne teste que la conduction osseuse (CO). La chaîne tympano-ossiculaire fonctionnelle est une source de perte de signal du diapason (« fuite » de la vibration par conduction aérienne). Cette perte devient faible ou absente dans la surdité de transmission, la vibration a donc une intensité plus forte par conduction osseuse du côté atteint.

> Epreuve de Rinne

Principe : diapason en vibration devant la mastoïde (conduction osseuse CO) puis devant le pavillon (conduction aérienne CA)

Résultats
– Audition normale : Rinne positif = durée de perception par CA > CO (CA – CO > 0)
– Surdité de transmission : Rinne nul ou négatif
– Surdité de perception : Rinne positif

 

2) Audiométrie 1A

> Audiométrie tonale

Principe : détermination du seuil subjectif liminaire d’audition par CO (diapason) et CA (casque) avec des sons de fréquence pure et d’intensité variée.

Résultats
– Audition normale : courbes CO et CA superposées sans perte
– Surdité de perception : courbes CO et CA superposées avec perte
– Surdité de transmission : perte en CA isolée
– Surdité mixte : courbes parallèles avec pertes en CO et en CA

> Audiométrie vocale : pourcentage de mots (sons complexes mono- ou bisyllabiques) reconnus selon l’intensité du son. Peut être réalisée au casque (oreilles testées séparément), en champ libre (oreilles testées simultanément), parfois avec adjonction de bruits perturbants.

 

3) Impédancemétrie et réflexe stapédien 1A

L’impédancemétrie (ou tympanométrie) est la mesure de l’impédance de l’oreille moyenne et ses modifications sous l’effet de variations de pression (non-réalisable si perforation tympanique). Elle fournit des arguments objectifs concernant la valeur fonctionnelle de la trombe d’Eustache et du système tympano-ossiculaire.

Résultat : 4 grands types de courbe
– Type A (normal) : compliance maximale en l’absence de modification de pression
– Type B (épanchement liquidien) : tympanogramme plat
– Type C (dépression de la caisse du tympan, trouble de ventilation) : pic de compliance décalé vers les pressions négatives
– « En tour Eiffel » (tympanosclérose, atteinte ossiculaire) : pic ample et pointu

On détecte le réflexe stapédien grâce à la variation d’impédance du système tympano-ossiculaire lors d’une stimulation supra-liminaire (> 80 dB), en dehors de certaines affections (otospongiose).

 

4) Potentiels évoqués auditifs (PEA) 1A

Principe : audiométrie non-invasive et automatisée. On répète un stimulus sonore, et grâce à des électrodes de surface, on recueille les potentiels neurogènes évoqués cochléaires ou rétro-cochléaires. Ces potentiels apparaissent dans les 10ms après stimulation, et sont identifiés après soustraction du bruit de fond électrique (EEG de repos, EMG…)

Intérêts
– Otologique : mesure objective du seuil auditif l’enfant ou du sujet non-coopérant (précision de 10-15 dB)
– Otoneurologique : topographie de l’atteinte dans les surdités neurosensorielles par étude des latences et délais de conduction des 5 pics : I (cochlée), II (nerf auditif), III IV et V (tronc cérébral)

Limites
– Pas d’étude fréquence par fréquence, n’explore qu’une plage de fréquences aiguës (pas les graves)
– L’analyse des latences peut être gênée par la profondeur de la surdité

 

5) Otoémissions acoustiques (OEA) 1A

Principe : enregistrement automatisé, rapide et fiable des otoémissions acoustiques provoquées (OEAP, il existe des OEA spontanées) après stimulus auditif bref. Les OEA sont le fait d’une action micromécanique des cellules ciliées externes (CCE), leur présence signe l’intégrité du système auditif périphérique (perte auditive < 30 dB).

Intérêts : disparition précoce des CCE dans les atteintes cochléaires
– Dépistage de la surdité du nouveau-né
– Détection d’une atteinte cochléaire infraclinique chez l’adulte

Limites
– Ne détecte pas les surdités par atteinte rétro-cochléaire
– La présence d’OEAP n’exclut pas une surdité ultérieure chez l’enfant




Une question / une remarque ? Merci de faire vivre MedG ! (votre commentaire sera relu avant éventuelle publication)

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.