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Leucorrhée

Fiche OD
Une Fiche MedG Orientation Diagnostique
X Fiche non-relue par un tiers, créée le 23/09/21.
Dernières mises à jour
– Septembre 2021 : création de la fiche (Beriel)
Sources utilisées dans cette fiche
MG : Informations issues d’une autre fiche MedG, traitant spécifiquement du sujet
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
1 : CNGOF – Infections génitales de la femme. Leucorrhées (Réf. de Gynécologie obstétrique – 2018) [Indisponible en ligne – lien vers l’édition 2015]
2 : Leucorrhées (RBP – SFD, 2016)

1) Généralités 1 

Déf : les leucorrhées correspondent à des écoulements vaginaux. Ils peuvent être physiologiques (glaire cervicale, sécrétions liées à la desquamation vaginale, sécrétions des glandes annexes) ou pathologiques. 

Urgences : 

Etiologique clinique

Diagnostic positif : 

clinique paraclinique
Leucorrhée physiologique :  laiteuse, opalescente, inodore.

Leucorrhée pathologique : écoulement vaginal d’aspect louche (selon étiologie), mal odorant, et d’abondance variable + signes d’irritation 
Présence de polynucléaire (pathologique)
Autres (selon étiologie) 

2) Etiologies 1

  • Leucorrhées physiologiques

Elles sont issues de la desquamation vaginale et de la glaire cervicale.

ETIO CLINIQUE PARACLINIQUE
Desquamation vaginale Leucorrhée laiteuse, peu abondante, opalescente, inodore, sans signes d’irritation, augmentant en période pré-menstruelle  Pas de polynucléaires
Glaire cervicale Sécrétion translucide, inodore, sans signes d’irritation, cristallisant en feuille de fougère, abondante du 8e au 15e jour du cycle.  Pas de polynucléaires
  • Causes infectieuses génitales basses

Etio Clinique Paraclinique
Trichomonas vaginalis – Notion de rapport sexuel non protégé 

– Signes fonctionnels : prurit d’intensité variable ; brûlures mictionnelles (urétrite) ou lors des rapports sexuelles

– Leucorrhées verdâtres mousseuses,  spumeuses, abondantes, nauséabondes (odeur de plâtre frais)

– Spéculum : vagin rouge et col framboisé
Examen direct au microscope (met en évidence le parasite)

Culture (Roiron, Diamond, …) 2
Mycose (Candida albicans +++) – Signes fonctionnels : prurit intense, parfois intolérable entraînant souvent une dysurie voire une pollakiurie 

– Spéculum : leucorrhées blanchâtres, caillebottées, grumeleuses, tapissant les parois du vagin ; vagin rouge 

– Vulve inflammatoire, sèche 2, œdémateuse, présence de lésions de grattage

– Extension au périnée postérieur (anite)
Examen direct au microscope (met en évidence des filaments mycéliens) 
Vaginose bactérienne 
(Anaérobies, Gadnerella vaginalis ++, Mycoplasma hominis)
– Leucorrhées grises, peu
abondantes et malodorantes (poisson pourri)

– Spéculum : peu d’irritation locale
Test à la potasse ou sniff test +++ (odeur de poisson pourri)

PV : score Nugent élevé 
Gonococcie (Neisseria gonorrhoeae) Notion d’urétrite ou d’écoulement du méat chez le partenaire 

– Signes fonctionnels : signes d’urétrite ou de skénite

– Leucorrhées jaunes ou verdâtres purulentes 

– Spéculum : cervicite avec glaire purulente, vagin rouge saignant au contact 
Examen direct (met en évidence le germe)

PCR
Mycoplasme, Chlamydiose Leucorrhées inconstantes 

Endocervicite ± discrète 
PCR
  • Causes infectieuses génitales hautes (IGH)

Etio clinique paraclinique
Salpingite – Signes fonctionnels : douleurs pelviennes, dyspareunie, leucorrhée anormales, ± métrorragies, signes urinaires (pollakiurie, brûlures mictionnelles) 

– Sensibilité voire douleur et défense à la palpation de l’hypogastre 

– Spéculum : leucorrhées d’aspect variable ou glaire cervicale louche ± métrorragies peu abondantes ; endocervicite ++

– Toucher vaginal : mobilisation utérine douloureuse  ± douleur voire empattement douloureux d’un ou des deux culs-de-sac vaginaux latéraux. 
Echographie pelvienne 
Cœlioscopie (anciennement examen de référence)
Complications de la salpingite (Abcès, pelvipéritonite)  Présence de signes cliniques et paracliniques d’infections Echographie pelvienne
  • Cause néoplasique

Etio clinique paraclinique
Cancer cervical    

3) Orientation diagnostique 1

A ) Clinique

Interrogatoire 
– Caractéristiques de l’écoulement : couleur, abondance, odeur 
– Signes fonctionnels d’accompagnement : prurit, brûlures, métrorragies, douleurs pelviennes 
– Circonstances de survenue : après un traitement antibiotique, lors d’une grossesse, port d’un DIU, corticothérapie, etc. 
– Terrain : diabète, immunodépression, etc. 
– Notion d’IST, changement de partenaire récent
– Signes éventuels chez le partenaire : rougeur, brûlures mictionnelles, écoulement du méat, irritation urétrale, etc.4

Examen physique 
– Examen au spéculum : analyse de l’écoulement (aspect, abondance, couleur) ; analyse de l’aspect de la glaire cervical (limpide ou louche) ; évaluation de l’état de l’épithélium vaginal et cervical, réaliser des prélèvements pour les examens)
– Toucher vaginal : recherche une douleur à la mobilisation de l’utérus et/ou des annexes (IGH) 

B ) Paraclinique

Bilan systématique devant des leucorrhées
– Examen direct au microscope 
– Test à la potasse (sniff test)
– Prélèvement vaginal (PV)*

* Indications du PV 
– Signes cliniques non typiques 
– Examen direct retrouve de nombreux leucocytes sans agent identifié 
– Signes d’IGH 
– Urétrite chez le partenaire 
– Echec d’un premier traitement ou récidive des symptômes 
– Leucorrhée ayant déjà motivé des consultations antérieures 

C ) Synthèse

La synthèse sera réalisée ultérieurement.

4) Traitement symptomatique 0

– Antalgiques en cas de douleurs 
– Antihistaminique devant le prurit 

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