Rosacée

Dermato
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item ECNi 109


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Sources
Sommaire

1) Généralité 1

Déf : dermatose faciale impliquant des anomalies vasculaires et un phénomène inflammatoire par réponse immunitaire innée.

Epidémio : Prédomine chez les sujets « clairs ». Femme de 40-50 ans, sex-ratio = 2

 2) Diagnostic 1

Clinique Paraclinique
Lésions typiques en 4 stades

A ) Clinique

Les lésions évoluent en 4 stades. Il existe des signes associés fréquents.

  • 4 stades

1 = bouffée vaso-motrice  : bouffée de chaleur paroxystique du visage et du cou, déclenchée pas des changements de température ou l’ingestion de boissons chaude, d’aliments épicés ou d’alcool.
2 = érythémato-thélangiectasique (couperose) : Erythème diffus et permanent des joues ++,  du menton et de la partie médiane du front, associée à des capillaires dilatés (thélangiectasie).
3 = papulo-pustule : Sur un fond erythémateux permanent, poussée-rémission de papules et pustules de quelques mm (sans comédon). Même territoire que 2.
4 = rhinophyma : Nez augmenté de volume, rouge (aspect de trogne). Irréversible. Touche principalement les hommes.

  • Signes associés

On retrouve fréquemment :
– migraine
– trouble oculaire (sécheresse, conjonctivite, …)

B ) Paraclinique

Inutile !

C ) Diagnostic différentiel

Souvent éliminé par la clinique. Une biopsie cutanée est rarement nécessaire.

Rosacée stéroïdienne : lésions provoqués par une corticothérapie forte, touchant souvent la zone péri-buccale et/ou péri-oculaire.
Lupus érythémateux : pas de bouffée vaso-motrice ni de pustules, présence d’une atrophie cutanée et d’une hyperkératose (pas d’attente du front et du menton 0)
Acné : débute plus jeune, pas de bouffée vaso-motrice, séborrhée et signes rétentionnels (comédons, microkystes)
Dermatite séborrhéique : squames grasses (possible combinaison avec la rosacée : dermatose mixte du visage)
Polyglobulie à la phase des bouffées 0

3) Evolution 1

Histoire naturelle : le climat continental (fortes amplitudes thermiques) et l’exposition solaire sont incriminés dans le déclenchement de la maladie, et les phases inflammatoires tendent à s’atténuer avec l’âge.

Classiquement, évolution en 4 stades de manière chronique (mais non systématique) 0
– 20 ans : bouffée vaso-motrice
– 30 ans : couperose
– 40 ans : stade papulo-pustuleux
– 50 ans (chez l’homme) : stade du rhynophyma

Complications :
– complications oculaires
– préjudice esthétique.

4) PEC 1 

A ) Bilan

Aucun bilan paraclinique n’est necessaire.

B ) Traitement

  • Règles hygiéno-diététique

– toilette à l’eau tiède avec application d’un émollient fluide
– pas de topique ou de fond de teint oclusif !

  • Traitements

Selon le stade 

1 : aucun traitement

2 : laser vasculaire ou électro-coagulation. Le tartrate de brimonidine (α2-mimétique) permet une diminution de la rougeur de plusieurs heures.

3 : crème au métronidazole 2 application par jour pendent 3 mois (alternatives : acide azélaïque, ivermectine). Si sévère ou signes oculaires associés, ajout possible de doxycycline PO. Puis traitement d’entretien.

4 : réduction chirurgicale ou au laser CO2 possible

! CI des dermocorticoïdes !

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