Hyperprolactinémie

Une Fiche MedG Orientation Diagnostique
Fiche relue par un tiers. Dernière mise à jour le 23 juillet 2019.

Endocrinologie
Fiche réalisée selon le plan OD
Item ECNi 242


Dernières mises à jour
– Juillet 2019 : Relecture + mise à jour avec le référentiel des enseignants d’Endocrinologie CEEDMM 3e édition 2016 – modifications mineures (Beriel)
– Septembre 2016 : création de la fiche (Vincent)
Sources
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
1 : CEEDMM 3e édition 2016 – item 242 (référentiel des enseignants d’endocrinologie)

Déf : taux de prolactine (PRL) dans le sang > 20ng/ml

Epidémio : 1-1.5% des adultes

1) Etiologie 1

 Etiologie Clinique Paraclinique
Cause hypophysaire (adénome à PRL ou compression pituitaire avec déconnexion) Atteinte des autres axes  IRM
Médicaments* +++  – 
Grossesse  – hCG élevé
Hypothyroïdie périphérique Signes d’hypothyroïdie TSH élevée
Insuffisance rénale chronique  – Baisse du DFG

*Principales causes médicamenteuses
-Neuroleptiques (phénothiazine, halopéridol, sulpiride) , antidépresseurs (tricycliques et IMAO)
-Métoclopramide, dompéridone
-Œstrogènes
-Morphiniques
-Vérapamil
-Méthyldopa

2) Orientation diagnostique 1

Clinique Paraclinique
trouble de la libido/cycle (femme)
trouble de la libido et troubles érectiles (homme)

± galactorrhée
PRL > 20 ng/mL

A) Clinique

Chez l’homme : troubles de la libido, de l’érection, infertilité ± gynécomastie et galactorrhée

Chez la femme : troubles du cycle (aménorrhée ++, oligoménorrhée, spanioménorrhée), galactorrhée à distance du post-partum, infertilité, dyspareunie

Ostéoporose dans les formes chroniques par hypogonadisme, quel que soit le sexe

B) Paraclinique

Dosage de la prolactine (à contrôler dans un laboratoire spécialisé). Le niveau de prolactinémie oriente sur la cause :

Cause Valeur [PRL] (Ng/mL)
Microadénome intrasellaire 30-100
Petit prolactinome / PRL de déconnexion < 150-200
Prolactinome volumineux > 150-200
Certains mdcts (neuroleptiques retard) > 200-350
Bilan étiologique devant une hyperPRL
Eliminer les causes non-hypothalamiques
β-hCG
TSH, T4
Créatininémie
IRM hypophysaire dans un 2nd temps

En cas de doute à l’IRM, un test aux agonistes dopaminergiques peut aider à distinguer un prolactinome (régression de la masse tumorale) des autres types de tumeurs.

C) Synthèse 0

od-hyperprl

3) PEC 1

> Confirmer l’hyperPRL dans un laboratoire spécialisé (faux négatifs avec certains kits, formes multimériques circulantes sans hypersécrétion = « macroPRLémie » )

> Bilan étiologique

> Traitement étiologique




2 thoughts on “Hyperprolactinémie

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