Rhinite allergique

Pneumo
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item ECNi 184


Dernières mises à jour
Août 2017 : relecture avec la nouvelle version du CEP, quelques ajouts partie 4 (Vincent)
– Janvier 2017 : création de la fiche (MedG)
Sources
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
1 : CEP 2017 – items 182 et 184 (référentiel de pneumologie)
2 : (pas de RCP, CC)
Sommaire
1) Généralité
2) Diagnostic
– A) Clinique
– B) Paraclinique
– C) Diagnostics différentiels
3) Evolution
4) PEC
– A) Bilan
– B) Traitement


1) Généralité 1

Déf : Maladie inflammatoire chr. des voies aériennes supérieures caractérisées par les symptômes PAREO (Prurit, Anosmie, Rhinorrhée, Eternuement et Obstruction nasale).

Physiopathologie: très semblable à l’asthme, à l’exception de l’absence de remaniement structural de l’épiderme

Epidémio :
– 24% des adultes
– 80% des adultes atteints d’asthme

2) Diagnostic 1

Clinique Paraclinique
PAREO

A ) Clinique

Regroupe les 5 symptômes PAREO

Prurit
Anosmie
Rhinorrhée
Eternuement
Obstruction nasal

Des signes ophtalmo peuvent être associés (conjonctivite allergique)

B ) Paraclinique

Aucun examen complémentaire n’est nécessaire au diagnostic de rhinite.

C ) Diagnostic différentiel 0

Rhinite non allergique :
– Rhinite non allergique à eosinophile (NARES)
– médicamenteuse
– liées à l’environnement
– hormonales
– vasomotrices

3) Evolution 1

Evolution chronique

4) PEC 1

A ) Bilan

  • Bilan de gravité

Il se fait à l’interrogatoire. On distingue

La durée des symptômes :
– Intermittente : < 4 semaines consécutives / an
– Persistante : > 4 semaines consécutives / an

La sévérité des symptômes : retentissement sur le sommeil, les activités socio-professionnelles, …)
– Légère : pas de retentissement
– Modéré à sévère : retentissement

Par interrogatoire et Prick-Test

  • Bilan radiologique

TDM sinusienne après un examen clinique et endoscopique approfondi en coopération avec un ORL (dans quelles indications ? 0)

B ) Traitement

Médicamenteuse : “les recommandations ne font pas de préférence pour l’un ou l’autre des traitements selon la sévérité de la rhinite”
– Antihistaminique (pulvérisation locale ou PO)
– Corticoïdes nasaux

Note : les vasoconstricteurs nasaux sont déconseillés au long cours (risque de rhinite iatrogène et de coronarospasme)

Non-médicamenteuse :
– Lavage au sérum physiologique
– Sevrage tabagique
– PEC du stress, anxiété, troubles du sommeil

Une réflexion au sujet de « Rhinite allergique »

  1. Sur ce sujet, voir aussi la revue systématique publiée dans cochrane : La solution saline nasale pour la rhinite allergique

    Conclusions des auteurs :
    L’irrigation avec une solution saline pourrait réduire la gravité de la maladie rapportée par le patient par rapport à l’absence d’irrigation avec une solution saline jusqu’à trois mois chez les adultes et les enfants atteints de rhinite allergique, sans effets indésirables rapportés. Aucune donnée n’était disponible pour des critères d’évaluation au-delà de trois mois. La qualité globale des preuves était faible ou très faible. Les études incluses étaient généralement petites et utilisaient un éventail de mesures différentes des critères d’évaluation pour rapporter des scores de la gravité de la maladie, avec une validation peu claire. Cette revue n’a pas inclus de comparaisons directes de types de solution saline (par exemple différents volumes, différentes tonicités).

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