Toxidermie érythémateuse

! Fiche non-relue par un tiers !

Dermato
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item ECNi 322


Dernières mises à jour
– Octobre 2018 : création de la fiche (Vincent)
Sources
MG : Informations issues d’une autre fiche MedG, traitant spécifiquement du sujet
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
1A : CEDEF 7e édition 2017 – item 322 (référentiel de dermatologie)
Sommaire
1) Généralité
2) Diagnostic
– A) Clinique
– B) Paraclinique
– C) Diagnostics différentiels
3) Evolution
4) PEC

1) Généralité 1A

Déf : la toxidermie érythémateuse (ou exanthème maculo-papuleux) est un exanthème d’origine médicamenteuse, faisant donc partie des toxidermies.

Médicaments en cause
– Aminopénicillines
– β-lactamines
– Sulfamides antibactériens
-Antituberculeux
– Anticomitiaux

2) Diagnostic 1A

Clinique Paraclinique
Exanthème à 4-14 jours du début du ttt, lésions polymorphes touchant initialement le tronc ou la racine des membres, prurit fréquent
± Fièvre, signes de gravité
NFS (± éosinophilie)

A ) Clinique

Anamnèse : début 4-14j après le début du traitement (classique « érythème du 9e jour), atteinte initiale du tronc et de la racine des membres

Lésions dermatologiques : polymorphisme chez un même malade +++
– Macules isolées, avec intervalle de peau saine (éruption morbiliforme)
– Lésions en nappes confluentes (éruption scarlatiniforme)
– Papules / plaques oedémateuses ± avec disposition arciforme
– Purpura pétéchial, majoritairement déclive, en particulier si érythème intense
– Pas d’énanthème habituellement (mais lésions érythémateuses ± squameuses ou fissurées possibles au versant semi-muqueux des lèvres = chéilite)

± Signes associés : prurit fréquent, fièvre modérée ou absente, signes de gravité

B ) Paraclinique

NFS : ± éosinophilie modérée < 1000 / mm³

± Biopsie cutanée (peu spécifique) : nécroses kératinocytaires, infiltrat inflammatoire souvent discret pouvant comporter des éosinophiles

C ) Diagnostic différentiel

Le tableau est celui d’un exanthème, qui peut être d’origine infectieuse notamment chez l’enfant (70-80 % des cas).

Les arguments en faveur d’une origine infectieuse sont : le contage, le syndrome infectieux, la présence d’un énanthème, et le caractère monomorphe de l’exanthème.

3) Evolution 1A

L’évolution est généralement favorable en 7-10j après l’arrêt du médicament incriminé. Une fine désquamation est souvent observée en fin d’évolution.

Les signes de gravité doivent systématiquement être recherchés
– Exanthème généralisé, scarlatiniforme, extension très rapide
– Lésions infiltrées, en particulier au visage
– Fièvre élevée
– Poly-adénopathie
– Douleurs cutanées ou muqueuses intenses
– Signe de Nicolsky
– Purpura infiltré ou nécrose, peau grisâtre (souffrance épidermique)
– Atteinte hépatique ou rénale (biologie)

4) PEC 1A

Bilan : bilan hépatique et rénal

PEC
– Hospitalisation en cas de signe de gravité
– Arrêt du médicament incriminé




Une question / une remarque ? Merci de faire vivre MedG ! (votre commentaire sera relu avant éventuelle publication)

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.