Cancer de l’oropharynx

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OncoORL
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item ECNi 295

Dernières mises à jour
– Juin 2018 : publication (Vincent)
Sources
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
1A : ORL 4e édition 2017 – item 295 (référentiel d’ORL – indisponible en ligne, lien vers l’édition 2014)
1B : CCMFCO 4e édition 2017 – item 295 (référentiel de chirurgie maxillo-faciale – indisponible en ligne, lien vers l’édition 2011)
1C : CoPath 2013 – Tumeurs de la cavité buccale, naso-sinusiennes et du cavum, et des VADS (référentiel d’anatomie pathologique)
Sommaire
1) Généralité
2) Diagnostic
– A) Clinique
– B) Paraclinique
– C) Diagnostics différentiels
3) Evolution
4) PEC

1) Généralité 1A

Déf : les cancers de l’oropharynx font partie des cancers des VADS. Seules les caractéristiques propres à cette localisation sont développées dans cette fiche.

FdR
– Alcool et tabac +++, et surtout leur association
– Infection à HPV (20-70%) : en particulier cancers amygdaliens

Type anapath
– Carcinomes épidermoïdes ++
– Lymphome non-Hodgkinien dans les amygdales linguales et palatines
– Carcinome glandulaire (rare) : carcinome adénoïde kystique

2) Diagnostic 1A

Clinique Paraclinique
± Lésion précancéreuse blanche (papillomatose orale floride) ou rouge (Queyrat)
Odynophagie, dysphagie, otalgie
Lésion muqueuse bourgeonnante ou ulcérée avec induration profonde, saignant au contact
Histologie

A ) Clinique

  • Lésions précancéreuses 1B

> Lésions muqueuses blanches = papillomatose orale floride

Lésion pré-cancéreuse « quasi-obligatoire » !
Terrain : sujets > 60 ans, femmes ; 1 à 3 % des cancers transformés
Description : touffes de villosités ± allongées, blanches ou rosées
Evolution quasi-inéluctable vers un carcinome verruqueux, tumeur extensive et très récidivante touchant fréquemment les gencives

> Lésions muqueuses rouges = érythroplasies de Queyrat

Lésions pré-cancéreuses obligatoires !

Plaques rouges, souvent étendues, restant superficielles, d’aspect velouté à bords irréguliers. L’épithélium atrophique recouvre un réseau vasculaire télangiectasique. Elles sont souvent visibles avant l’apparition d’un cancer du voile du palais.

  • Aspects cliniques classiques

Il faut évoquer un cancer devant un lésion persistant > 10-15j, même asymptomatique (diagnostic précoce ++), survenant spontanément ou sur une lésion pré-cancéreuse, toujours à la même localisation.

> Signes d’appel : gêne pharyngée unilatérale à la déglutition, otalgie, dysphagie haute.

> Lésions muqueuses

Tumeur bourgeonnante, ulcérée, avec induration profonde, saignant au contact.

Le diagnostic est plus difficile pour une petite tumeur derrière le pilier antérieur, dans le sillon amygdaloglosse, tumeurs du pôle supérieur de l’amygdale prenant un aspect granité, les formes avec érythème diffus framboisé ou dépoli…

> Dissémination lymphatique régionale : ADP sous-angulo-maxillaire, autres. Souvent polyADP en cas de lymphome

  • Formes topographiques 1B

> Base de la langue : sensation d’accrochage alimentaire, puis langue fixée, dysarthrie, otalgie réflexe, stomatorragie, tuméfaction cervicale, ADP sous-digastrique

> Amygdale palatine
– Pseudo-angine unilatérale non-fébrile puis dysphagie, otalgie réflexe ou trismus, ADP
– Lésion bourgeonnante hémorragique ou surtout infiltrante
– Palpation (si les réflexes nauséeux ne l’empêchent pas) : amygdale indurée

> Voile du palais
– Aspect érythémateux (post-érythroplasie de Queyrat) ou verruqueux (post-papillomatose orale floride)
– ADP bilatérale d’emblée

> Paroi pharyngée postérieure

B ) Paraclinique

Histologie systématique

C ) Diagnostics différentiels

Devant une lésion de la base de la langue, il faut éliminer une thyroïde ectopique +++ avant de débuter toute thérapie. 1B

On peut également citer le papillome, l’hyperplasie papillaire et le condylome acuminé de l’oropharynx. 1C

3) Evolution 1A

Les cancers de l’oropharynx sont très lymphophiles, en particulier les lymphomes.

Le risque de récidive locale est plus important pour les cancers de la base de la langue. 1A Les amygdales sont un site souvent concernés par les doubles localisations métachrones. 1B

4) PEC 1A

Voir la fiche Cancers des VADS pour le bilan et le traitement. Une fois ce bilan réalisé, on peut établir le stade TNM. Une IRM est systématique dans cette localisation.

TNM
T T1 : ≤ 2 cm
T2 : 2-4 cm
T3 : > 4 cm ou envahissement de la face linguale de l’épiglotte
T4 : envahissement des structures adjacentes
N N1 : ≤ 3 cm, unique, homolatérale
N2 : 3-6 cm, homolatérale unique (N2a), multiples (N2b), bilatérales ou controlatérale(s) (N2c)
N3 : > 6 cm
M M1 : présence de métastases viscérales



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