Céphalée de tension

Une Fiche MedG Maladie et Grand Syndrome
Fiche relue par un tiers. Dernière mise à jour le 26 février 2018.

Neuro
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item ECNi 97


Dernières mises à jour
– Février 2018 : relecture, modification de forme (Thomas)
– Septembre 2017 : création de la fiche (Vincent)
Sources
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
1A : CEN 4e édition 2016 – item 97 (référentiel de neurologie)
: [pas de RCP, CC intégrée dans cette fiche pour le moment]
Sommaire
1) Généralité
2) Diagnostic
– A) Clinique
– B) Paraclinique
– C) Diagnostics différentiels
3) PEC

1) Généralité 1A

Déf : les céphalées de tension sont des maux de tête que presque tout le monde ressent au moins une fois dans sa vie, d’origine encore mal comprise.
On distingue la céphalée de tension épisodique peu fréquente (< 15 jours / mois) et la céphalée de tension épisodique fréquente ou chronique (≥ 15 jours / mois depuis > 3 mois)

Physiopathologie : douleurs dysfonctionnelles associant
– Facteurs périphériques myogènes : crispation des muscles péricrâniens (stress physique = mauvaise posture, ou psychologique)
– Facteurs neurologiques centraux : dysfonction des systèmes de contrôle de la douleur

Epidémiologie : prévalence = 30-80%, souvent associée à la migraine, sex-ratio = 1

2) Diagnostic 1A

Clinique
Interrogatoire
Examen clinique strictement normal

A ) Clinique

  • Description de la céphalée

Topographie : bilatérale, antérieure (« en barre ») ou postérieure (avec cervicalgies)

Type : serrement, étau, pression, brûlure, fourmillement, écoulement liquidien, sensation de tête vide

Intensité : faible à modérée, permettant la poursuite des activités

Durée : limites floues, très variable (1h à 7j)

Facteurs aggravants : stress, contrariété, surmenage

Facteurs soulageants : détente, occupation, ± activité physique

  • Signes associés

Signes positifs :
– Crispation et sensibilité à la palpation des muscles faciaux ou cervicaux
– chez le patient anxieux : palpitations, nosophobie (crainte d’une tumeur cérébrale)

Signes négatifs :
– Pas de nausée / vomissements (parfois anorexie)
– Pas de phono- / photophobie

  • Examen clinique

Normal +++

B ) Paraclinique

Aucun examen n’est généralement nécessaire au diagnostic positif de céphalée de tension.

Des examens peuvent être nécessaires dans le cadre de l’élimination d’une céphalée secondaire (Imagerie cérébrale, bilan sanguin, PL), et sont normaux.  Cf fiche OD céphalée  (non réalisée ce jour).

Indications d’imagerie dans la céphalée de tension  (TDM ± IRM et angio-IRM si TDM normal) :
– céphalée inhabituelle,
– anomalie clinique,
– débutant après 50 ans 

C ) Diagnostic différentiel

Etat névrotique structuré (hypochondrie, hystérie) : céphalée chronique d’allure tensive

Autres causes de céphalée primaire ++ : voir la fiche OD Céphalée (non réalisée)

3) PEC 1A

  • Mesures générales

Informer le patient :
– éviter le « Vous n’avez rien, c’est nerveux »
– explication physiopathologie / tension physique

Eviter une prescription excessive d’antalgiques, de psychotropes ou d’examens complémentaires ++

Associer une PEC non-médicamenteuse dans les formes fréquentes ou chroniques : hygiène de vie, physiothérapie, relaxation, TCC

  • Traitements (hors AMM)

Forme épisodique peu fréquente
– Paracétamol, aspirine ou AINS sans dépasser 8-10 jours de prise / mois
– Eviter absolument les opiacés !

Forme épisodique fréquente ou chronique
– Amitriptyline ++ (Laroxyl ®) : augmentation progressive jusqu’à la dose maximale tolérée
– Autres : venlafaxine, gabapentine, duloxétine

Remarque : en cas d’abus médicamenteux d’antlagique simple, un sevrage sous amitriptyline est indispensable




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