Pathologie rachidienne dorsale mécanique

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Rhumato
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item ECNi 92


Dernières mises à jour
Février 2019 : mise à jour de la source COFER, modification de la définition + titre (dorsalgie “mécanique” et plus “non-spécifique”, réorganisation des étiologies, disparition d’autres informations – mise à jour de la source MPR, modifications mineures (Vincent)
Mars 2018 : création de la fiche (Vincent)
Sources
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
1A : COFER 6e édition 2018 – item 92 (référentiel de rhumatologie – indisponible en ligne, lien vers l’édition 2015)
1B : COFEMER 6e édition 2018 – items 92 (référentiel de MPR – indisponible en ligne, lien vers l’édition 2015)
Sommaire
1) Généralité
2) Diagnostic
– A) Clinique
– B) Paraclinique
– C) Diagnostics différentiels
3) Evolution
4) PEC
– A) Bilan
– B) Traitement

1) Généralité 1A

Déf : la pathologie rachidienne dorsale mécanique regroupe les pathologies dégénératives du rachis thoracique et des articulations costo-vertébrales.

Epidémiologie 0 : la dorsalgie fonctionnelle est fréquemment observée chez la femme jeune, en particulier avec activités professionnelles contraignantes (secrétaires, couturières, coiffeuses…). Elle représente 5 à 10 % des consultations en rhumatologie.

Etiologies : les étiologies mécaniques sont rarement symptomatiques !
– Scoliose
– Maladie de Scheuermann (épiphysite de croissance des plateaux vertébraux ± compliquée tardivement d’une cyphose sénile de Schmorl par arthrose antérieure)
– Hernie discale (rare à cet étage)
– Arthrose costo-vertébrale ou des zygapophyses
– Dérangement intervertébral mineur (DIM) 1B
– Cervicalgie projetée 1B
– Dorsalgie fonctionnelle (diagnostic d’élimination)

Notes 0 :
– Le terme de dorsalgies « communes » n’est pas utilisé contrairement aux cervicalgies et lombalgies, probablement pour souligner la plus grande fréquence des causes symptomatiques et notamment viscérales à cet étage.
– Le DIM est un concept issu de la médecine ostéopathique qui expliquerait la plupart des rachialgies, symptomatiques ou non. Il correspond à une dysfonction mécanique et réflexe, généralement réversible, sans traduction radiologique (ex : syndrome de la charnière thoraco-lombaire, insertion du muscle splénius). Il n’est mentionné que par les MPR dans la section dorsalgies, mais recouvre un pan de pathologie rachidienne bien plus large.

2) Diagnostic

Clinique Paraclinique
Douleurs en regard du rachis thoracique Radio systématique

A ) Clinique 0

Les dorsalgies fonctionnelles sont des douleurs mécaniques sans signe neurologique (pas d’irradiation en hémi-ceinture, pas de syndrome pyramidal sous-lésionnel)

L’examen recherche en particulier un trouble de la statique (cyphoscoliose, dystrophie de croissance, troubles musculaires) qui peut être responsable de dorsalgies s’il existe des lésions dégénératives en regard, souvent dans la concavité des courbures.

Dans tous les cas, l’examen clinique vérifie l’absence de « Drapeaux rouges », signes d’appel des dorsalgies secondaires (cf. Diagnostics différentiels) 1A
– Début insidieux, évolution lentement progressive, rythme inflammatoire, caractère rebelle aux traitements symptomatiques, localisations multiples ou atypiques
– Contexte infectieux, inflammatoire, néoplasique (fièvre, ADP, AEG…)
– Immunosuppression, corticothérapie, toxicomanie

B ) Paraclinique 1A

Radiographies du rachis thoracique systématiques : normales ou trouble statique avec lésions dégénératives

C ) Diagnostic différentiel 1A

Dorsalgies symptomatiques rachidiennes
– Spondylodiscite infectieuse ou à germes banals
Spondyloarthrite
– Fracture ostéoporotique, maladie de Paget
Tumeur : intrarachidienne (neurinome, épendymome, méningiome…), maligne (métastase, myélome), bénigne (ostéoblastome, angiome vertébral, ostéome ostéoïde…)
– Hernie discale dorsale (exceptionnel)

Dorsalgies symptomatiques viscérales
– Cardiovasculaire : angor, SCA, péricardite, AAA ou dissection aortique
– Pulmonaire : cancer bronchique, pleurésie, tumeur médiastinale
– Digestive : UGD, affection hépatobiliaire, pancréatite ou gastrite, cancer (estomac, œsophage, pancréas)

3) Evolution 0

L’évolution des dorsalgies bénignes est souvent longue et rebelle au traitement, mais spontanément résolutive.

4) PEC 1A

A ) Bilan

En raison de la fréquence des causes symptomatiques dans les dorsalgies, il systématiquement faut réaliser un bilan étiologique minimum

Bilan étiologique devant une dorsalgie
Bilan de 1ère intention
– Radiographies du rachis thoracique F+P systématiques
– Biologie : VS, NFS, CRP, EPP au moindre doute
Autres selon l’orientation
– Scintigraphie, TDM, IRM
– Endoscopie gastrique, explorations cardio-vasculaires…

B ) Traitement

Dorsalgie fonctionnelle
– Antalgiques lors des poussées douloureuses
– Rééducation et renforcement musculaire, correction posturale
– PEC psychologique

Déplacement intervertébral mineur 0
– Techniques d’auto-étirement +++
– Manipulation vertébrale




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