Aponévrosite plantaire

Orthopédie
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item ECNi x


Dernières mises à jour
– Août 2019 : Création de la fiche (Beriel + Thomas)

Sources

MG : Informations issues d’une autre fiche MedG, traitant spécifiquement du sujet
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable 
2 : Fiche d’information du patient : Aponévrosite plantaire (Commission médico-juridique de l’Association Française de Chirurgie du Pied et de la Cheville)

1) Généralités 2

Déf : L’aponévrosite plantaire encore appelée fasciite plantaire est une inflammation de l’aponévrose ou fascia plantaire.

Rappel anatomique : L’aponévrose ou fascia plantaire est une membrane fibreuse épaisse localisée au niveau de la plante des pieds. Elle correspond à un prolongement du fascia postérieur de jambe (aponévrose achilléenne)
– Forme : Triangulaire
– Trajet et insertions : Elle s’insère sur le calcanéum, s’élargie en avant pour se terminer sur les têtes des métatarsiennes
– Rôle : Soutien de l’arche interne du pied et protection des tendons sus-jacents. 
– Rapport : Elle s’intègre dans le complexe Suro-Achilléo-Plantaire. Le complexe prends naissance en arrière du genou, se prolonge en arrière de la jambe par le tendon d’Archille, puis donne naissance à l’aponévrose plantaire. 

Pathogénie : L’inflammation de l’aponévrose survient suite à des tractions répétées, anormales, ou excessives sur la membrane. La traction est à l’origine de contraintes mécaniques sur les deux insertions du fascia. Elles se reportent avec des pressions basses en avant (zone large) et des pressions plus élevées en arrière (zone très limitée, insertion calcanéenne). Ces pressions élevées en zone limitée seront à l’origine des manifestations clinico- paracliniques.  

Etiologies : 
– Sollicitations sportives importantes (longues marches, courses etc.)
– Troubles architecturaux  statiques ( pied plat, pied creux) ou dynamiques (valgus, varus, pronation …) de l’arrière pied.
– Causes mécaniques : Surpoids ; Manutention d’objets lourds.

 

2) Diagnostic 2

Clinique Paraclinique
Talalgie Echographie
IRM

A ) Clinique

Le diagnostic est essentiellement clinique. 

  • Anamnèse

Signes fonctionnels 
– Douleur du talon (Talalgie) aggravée à l’appui et à la marche

  • Examen physique

Signes cliniques
– Marche sur l’avant pied ou le bord externe du médio-pied
– Douleur du talon (face interne, ± face externe) lors de la palpation de sa face inférieure. 
– Manœuvre : Flexion dorsale de la cheville avec appui sur les têtes métatarsiennes (Mise en tension de l’aponévrose) ⇒ Reproduction de la douleur.

B ) Paraclinique

Echographie  et IRM : Mise en évidence de l’inflammation de l’aponévrose.

 

3) Evolution 2

A) Histoire naturelle

En l’absence de traitement, l’évolution se fait vers une aggravation de la douleur :
– Boiterie avec défaut d’appui
– Difficultés de chaussage

B) Complications

– Nodules fibreux au sein de l’aponévrose inflammatoire
– Rupture de l’aponévrose inflammatoire

 

4) PEC 2

A ) Bilan initial

BILAN DE GRAVITE

Radiographie : Ossification de l’insertion calcanéenne ( «épine calcanéenne» ou «épine de LENOIR»)
Echographie et IRM : Recherche de fissurations.

B ) Traitement

  • Mesures générales

– Adaptation du chaussage pour diminuer la douleur en début de la symptomatologie (chaussures plus amortissantes, intégrant un léger talon)
– Repos et Perte de poids ++

  • Traitement médicamenteux

Lutter contre la douleur et l’inflammation aigüe :
Antalgiques
Anti-inflammatoires
– Infiltration local de dérivés cortisones

  • Autres moyens médicaux

– Orthopédie : Corrections des troubles architecturaux du pied (Orthèses plantaires) pour soulager l’inflammation de l’aponévrose (efficace ++).
– Médecine physique 
 . Kinésithérapie de rééducation : Etirement de l’aponévrose plantaire et de l’ensemble du complexe Suro-Achilléen- Plantaire (réduction de la pression et de l’inflammation)
 . Massages transverses profond 
 . Ondes de choc ; Mésothérapie 

  • Traitement chirurgical

Le traitement chirurgical est envisagé en cas d’échec du traitement médical. 
– Il s’agit de sectionner (partiellement ou totalement) l’aponévrose plantaire qui cicatrise en position détendue (chute de la pression, puis réduction progressive de l’inflammation). 
– Il peut s’associer une correction de troubles architecturaux du médio ou de l’arrière pied.
N.B : La résection de «l’épine calcanéenne» n’est d’aucun intérêt.

 

 




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