Addiction aux cannabinoïdes de synthèse

Psy
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item ECNi 76


Dernières mises à jour
– Juin 2018 : relecture, publication (Beriel et Thomas)
– Nov. 2017 : création de la fiche (Vincent)
Sources
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
1 : CNUP 2e édition 2016 (référentiel de psychiatrie)
Sommaire
1) Généralité
2) Diagnostic
– A) Clinique
– B) Paraclinique
– C) Diagnostics différentiels
3) Evolution
4) PEC
– A) Bilan
– B) Traitement
– C) Prévention

1) Généralité 1

Déf : Tout usage de cannabinoides de synthèse est un mésusage. L’addiction au cannabinoides de synthèse répond à des critères spécifiques. (Cf. Fiche addictions). Ils appartiennent à la classe des nouveaux produits de synthèse (NPS) et sont considérés comme stupéfiant depuis 2009. Représentent la moitié des NPS vendus.

Types et présentations : spice, spice diamond. Inhalés sans tabac, ni cannabis.

Physiopathologie : idem cannabis

Epidémiologie : Apparition en 2008. Très peu de données. Population d’usage des NPS :
– Addiction cocaine / amphétamine
– Milieux homosexuels (fêtes privées)
– Milieux alternatifs musicaux
– Usagers occasionnels de drogues, socialement insérés

2) Diagnostic 1

Le diagnostic d’addiction repose sur les critères spécifiques du CIM10

Clinique PARACLINIQUE
Interrogatoire
Syndrome d’intoxication aigüe
(euphorie, troubles des perceptions sensorielles, hyperhémie conjonctivale)
Syndrome de sevrage
(irritabilité, trouble du sommeil)
Test sanguin, salivaire ou urinaire

A ) Clinique

Comme pour toute addiction, on retrouve :
– des symptômes comportementaux
– une répercussion sociale et/ou médical
– des symptômes pharmacologiques (sevrage)

  • Syndrome d’intoxication aigue

Apparition en environ 10 minutes, effet clinique d’environ 6h. Effets similaires au cannabis.

Signes neuropsychiques :
– sensation de bien-être, euphorie
– hallucination, troubles de la perception
– sentiment de ralentissement du temps

Signes physiques :
– Altération de la coordination motrice, troubles de l’équilibre
– Hyperhémie conjonctivale
– Sensation de bouche sèche
– Tachycardie (pendant 2-4h)
– Si overdose : convulsion, dépression respi, douleurs diffuses

  • Signes d’intoxication chronique

On retrouve les signes relatifs aux complications.

  • Syndrome de sevrage

Signes neuropsy :
– Tension intérieure
– Troubles du sommeil :  cauchemars

Signes physiques :
– Douleurs abdominales voire vomissements
– Tremblements
– Céphalées

B ) Paraclinique 0

Le diagnostic d’addiction est clinique.

Une consommation aigüe (+/- récente) peut être détecté par un test sanguin, salivaire ou urinaire. La détection peut se faire soit de manière qualitative (screening 0), soit de manière quantitative (mesure du taux précis). La durée de positivité dépend du type de consommation et du test, elle est présenté dans le tableau ci-dessous :

test Durée de présence
Sang ?
Urine ?
Salive ?

C ) Diagnostic différentiel 0

Autres addictions. Voir les fiches OD :
syndrome d’intoxication aigüe
syndrome de sevrage

3) Evolution 1

  • Complications non psychiatriques

Les principales complications graves sont :
– Risque de décès par overdose
Insuffisance rénale aiguë par rhabdomyolyse
– Convulsions
– Dépression respiratoire
Syndrome coronarien aigü

  • Complications psychiatriques

Les principales complications psychiatriques sont :
– agitation, anxiété chronique
– état délirant aigü, paranoia
– troubles mnésiques
– épisode dépressif caractérisé
– rêves vifs, non plaisants

4) PEC 1

A ) Bilan

Bilan de la dépendance : histoire, parcours de soins, co-dépendances

Bilan des complications psychiatriques ou non

B ) Traitement

  • Mesures générales

– PEC pluridisciplinaire : évaluation psychiatrique, médicale générale et sociale.
– PEC des comorbidités
– Entretien motivationnel, psychothérapies (TCC)

  • Traitement (symptomatique) de l’intoxication aigüe

– Angoisse majeure ou agitation : anxiolytiques (antihistaminiques type hydroxyzine en 1ère intention, éviter les BZD,).
– Symptômes psychotiques : antipsychotiques 0.

  • Traitement (symptomatique) du syndrome de sevrage

– Anxiolytiques (idem intoxication aiguë).
– Antiémétiques 0
– Antalgiques non-opioïdes 0

C ) Prévention

Elle est identique quelque soit la drogue. (Cf. fiche addiction aux opiacés)

Pour les NPS : il existe un système d’alerte de l’union européenne.

Syndrome de sevrage

Psy
Fiche réalisée selon le plan OD
Item ECNi 74, ECNi 75, ECNi 76


Dernières mises à jour
Juin 2017 : création de la fiche (Thomas et Beriel)
Sources
MG : Informations issues d’une autre fiche MedG, traitant spécifiquement du sujet
1 : CNUP 2e édition 2016 – item 74, 75, 76 (référentiel de psychiatrie)
2 :  Le dépistage des drogues (Drogues info service, Actualisations Mars 2018 )
Sommaire
1) Etiologie
2) Orientation diagnostique
– A) Clinique
– B) Paraclinique
– C) Synthèse

!! URGENCES !!

Urgence
Delirium tremens (sevrage alcoolique)
Convulsion (sevrage en benzodiazepine) 0

Déf 0 : syndrome spécifique à la classe pharmacologique d’une substance qui se manifestent après l’arrêt ou la diminution de sa consommation.

1) Etiologie MG

Etiologie Clinique Paraclinique
Alcool
– début : qques heures
– fin : jusqu’à 10j
Signes neuropsy : anxiété, insomnie, cauchemars, irritabilité, agitation
Signes physiques : sueurs, tremblements, tachycardie, HTA, vomissements, anorexie, diarrhée
Régression au moins partielle par prise d’alcool ou de BZD
+/- marqueur de la consommation d’alcool
Opiacés
– début : 6h-4j
– fin : 3j – 3 sem.
Signes neuropsy :
– Anxiété jusqu’à attaque de panique
– Irritabilité, agressivité, insomnie
– Craving ++
Signes physiques :
– syndrome pseudo-grippal ++
– anorexie, douleurs abdo, diarrhée, vomissement
– signes neuro-veg. : bâillements, larmoiements, rhinorrhée, mydriase, tachycardie
Sang < 24 heures
Salive < 12 heures
Urines: 1-2 jours
 Amphétamines
– début : qques j.
– fin : plusieurs sem.
 Signes neuropsy :
– Humeur dysphorique jusqu’à depression
– Asthénie, troubles du sommeil, troubles de la concentration
Signes physiques : aucun (?)
Sang : 2-4 jours
Urines : 2-4 jours
Cannabis
– début : 24-72h
– fin : 2 semaines (1 mois pour trouble du sommeil)
Signes neuropsy :
– Irritabilité, agressivité, anxiété, impatience
– Humeur dépressive
– Troubles du sommeil : insomnies, cauchemars
– Diminution de l’appétit / perte de poids
Signes physiques :
– Douleurs abdominales voire vomissements
– Sudation excessive, fièvre, frissons
– Tremblements
– Céphalées
(Selon la consommation +++)
Sang : 2h à 1 mois
Salive : 6h à 8 jours
Urines: 3-70 jours
Cannabinoide de synthèse
– début : ?
– fin : ?
Signes neuropsy :
– Tension intérieure
– Troubles du sommeil : cauchemars
Signes physiques :
– Douleurs abdominales voire vomissements
– Tremblements
– Céphalées
??
Cocaïne
– début : qques jours
– fin : plusieurs semaine
Signes neuropsy :
– Humeur dysphorique, agitation
– Asthenie, ralentissement psychomoteur
– Troubles du sommeil (hypersomnie)
Signes physiques : aucun (?)
sang < 24 heures
Urines : 2 à 14 jours
Cathinones
– début : ?
– fin : ?
Signes neuropsy :
– Anhédonie, anergie, craving (jusqu’à plusieurs semaines!)
– Humeur triste, anxiété, asthénie
– Troubles du sommeil
– Troubles de la concentration
Signes physiques :
– Palpitations
– Céphalées
Test sanguin, urinaire ou salivaire (?)
GHB/GHL
– début : 1-6h
– fin : 14j
Signes neuropsy :
– Agitation
– Hallucinations surtout auditives et visuelles
– Anxiété, insomnie
– Confusion
Signes physiques :
– Trémor
– Tachycardie, HTA
Sang : Quelques heures
Urines < 12 heures
Kétamine
– début : ?
– fin : ?
Signes neuropsy :
– Anxiété
Signes physiques :
– Tremblements
– Palpitations
Test sanguin, urinaire ou salivaire (?)
Substances hallucinogènes
– début : ?
– fin : ?
Signes neuropsy :
– Hallucinations géométriques
– Fausses perceptions de mouvement à la périphérie du champ visuel
– Flashs de couleurs
Signe physique : aucun (?)
Sang : quelques heures
Urines : 1-2 jours
Benzodiazépines
– début : dès réd. de la poso jusqu’à qques jours
– fin : ?!
Signes neuropsy :
– confusion, hallucination (assez spécifiques)
– troubles de vigilance, convulsions, incoordination motrice, coma (rares)
Signes physiques : (fréquents)
– Tremblements
– Anxiété
– Insomnie
– Céphalées
Sang : 6- 48 heures
Urinaire : 1-5 semaines

2) Orientation diagnostique 

A) Clinique MG

Etiologie Début / fin Signes neuropsy Signes physiques
Alcool . Qques heures
. 10j
anxiété, insomnie, cauchemars, irritabilité, agitation sueurs, tremblements, tachycardie, HTA, vomissements, anorexie, diarrhée
Opiacés . de 6h à 4j
. de 3j à 3sem
– Anxiété jusqu’à attaque de panique
– Irritabilité, agressivité, insomnie
– Craving ++
– syndrome pseudo-grippal ++
– anorexie, douleurs abdo, diarrhée, vomissement
– signes neuro-veg. : bâillements, larmoiements, rhinorrhée, mydriase, tachycardie
Amphétamine . qques j.
. plusieurs sem.
– Humeur dysphorique jusqu’à depression
– Asthénie, troubles du sommeil, troubles de la concentration
 Aucun (?)
Cannabis . 24-72h
. 2 semaines (1 mois pour troubles du sommeil)
– Irritabilité, agressivité, anxiété, impatience
– Humeur dépressive
– Troubles du sommeil : insomnies, cauchemars
– Diminution de l’appétit / perte de poids
– Douleurs abdominales voire vomissements
– Sudation excessive, fièvre, frissons
– Tremblements
– Céphalées
Cannabinoides de synthèse ?
– Tension intérieure
– Troubles du sommeil : cauchemars
 – Douleurs abdo,  vomissements
– Tremblements
– Céphalées
Cocaine . qques j.
. plusieurs sem.
– Humeur dysphorique, agitation
– Asthenie, ralentissement psychomoteur
– Troubles du sommeil (hypersomnie)
Aucun (?)
Cathinone
. ?
. Plusieurs sem. pour le craving
– Anhédonie, anergie, craving
– Humeur triste, anxiété, asthénie
– Troubles du sommeil
– Troubles de la concentration
– Palpitations
– Céphalées
GHB / GHL
. 1-6h
. 14j
– Agitation
– Hallucinations surtout auditives et visuelles
– Anxiété, insomnie
– Confusion
– Trémor
– Tachycardie, HTA
Ketamine
?
Anxiété
– Tremblements
– Palpitations
Susbstances hallucinogènes
?
– Hallucinations géométriques
– Fausses perceptions de mouvement à la périphérie du champ visuel
– Flashs de couleurs
Aucun (?)
Benzodiazepine
. dès réd. de la poso jusqu’à qques jours
. ?
– confusion, hallucination (assez spécifiques)
– troubles de vigilance, convulsions, incoordination motrice, coma (rares)
(fréquents)
– Tremblements
– Anxiété
– Insomnie
– Céphalées

B) Paraclinique 2

Pour certaines drogues, le syndrome de sevrage n’apparait qu’une fois la drogue non détectable… 0

Substance Durée de positivité
Alcool MG variable selon marqueur
Amphétamines Sang : 2-4j
Urines : 2-4j
Cannabis (Selon la consommation +++)
Sang : 2h à 1 mois
Salive : 6h à 8 jours
Urines: 3-70 jours
Cocaïne sang < 24 heures
Urines : 2 à 14 jours
Opiacés Sang < 24 heures
Salive < 12 heures
Urines: 1-2 jours
GHB et GBL Sang : Quelques heures
Urines < 12 heures
LSD Sang : quelques heures
Urines : 1-2 jours
Benzodiazépines MG Sang : 6-48h 
Urines : 1-5 semaines

C) Synthèse 0

Importance de l’anamnèse +++. Le patient avoue son addiction lorsqu’il est en sevrage !

En dehors de l’anamnèse, le diagnostic est peu évident (signes communs, polytoxicomanie ++). Dans tous les cas, l’OD n’a pas toujours une importance capitale car le traitement est identique (symptomatique) sauf pour les sevrages :
– alcoolique : prévention du delirium tremens ++
– benzodiazepines : décroissance ++
– opiacé : éventuellement TSO

Syndrome d’intoxication aigüe à une substance psychoactive

Psy – Urgences
Fiche réalisée selon le plan OD
Item ECNi 74, ECNi 75, ECNi 76, ECNi 332


Dernières mises à jour
Juin 2017 : création de la fiche (Thomas et Beriel)
Sources
MG : Informations issues d’une autre fiche MedG, traitant spécifiquement du sujet
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
1 : CNUP 2e édition 2016 – item 74, 75, 76 (référentiel de psychiatrie)
2Le dépistage des drogues (Drogues info service, Actualisations Mars 2018
Sommaire
1) Etiologie
2) Orientation diagnostique
– A) Clinique
– B) Paraclinique
– C) Synthèse

!! URGENCES !!

Urgence
Signes d’overdose avec trouble de la conscience

Déf 0 : Ensemble de signes traduisant une exposition aigüe à une substance psychoactive (alcool, drogues, médicaments psychoactifs)

1) Etiologie 1

Etio Clinique Paraclinique
Alcool Signes neuropsy : effet deshinhibiteur / euphorisant et effet dépresseur
Signes physiques :
– haleine oenolique, syndrome cérébelleux
– coma avec mydriase aréflective
Alcoolémie élevée
Alcootest positif
Opiacés Signes neuropsy : 3 phases = flash, somnolence, anxiété
Signes physiques :
– myosis serré
– prurit
– dépression respi, trouble cardio, trouble dig.
– coma stuporeux hypotonique
Sang < 24 heures
Salive < 12 heures
Urines: 1-2 jours
Amphétamines Signes neuropsy : effet euphorisant et stimulant
Signes physiques  : syndrome sérotoninergique
– HTA, hyperthermie, tachycardie
– agitation, confusion
– mydriase et RPM conservé
Sang : 2-4 jours
Urines : 2-4 jours
Cannabis Signes neuropsy :
– euphorie modéré
– modifications des perceptions
Signes physiques  :
– altération des coordinations motrices
– hyperhémie conjonctivale
(Selon la consommation +++)
Sang : 2h à 1 mois
Salive : 6h à 8 jours
Urines: 3-70 jours
Cannabinoides de synthèse idem cannabis
Risque d’overdose : convulsion, dépression respi, douleurs diffuses
Urinaire 0
Cocaïne Signes neuropsy : Symptomatologie maniaque suivie de dysrégulation hédonique
Signes physiques :
– tachycardie, HTA, paleur
– mydriase
sang < 24 heures
Urines : 2 à 14 jours
Cathinones selon molécule, idem amphétamine / cocaine / MDMA Test sanguin, urinaire  ou salivaire (?)
GHB/GHL Signes neuropsychiques :
– Euphorie, désinhibition, relaxation
– Effet aphrodisiaque
– Altération du niveau de conscience, perte de contrôle
– Pas de phénomène de « descente » (si consommé isolément)
S
ignes physiques :
– Nausées, vomissements
– Sensation ébrieuse
– Hyperthermie
– Si overdose : bradypnée, ataxie, diplopie, mydriase
Sang : Quelques heures
Urines < 12 heures
Kétamine durée 2-4h
Signes neuropsy :

– Dépersonnalisation, flashback, désinhibition…
– « K hole » : trous noirs avec troubles cognitifs, troubles du comportement, hallucinations et cauchemars proches du bad trip du LSD
Signes physiques :
– Dépression respiratoire modérée et transitoire
– Retard prolongé du réveil
– Coma
– Attaques de panique
Test sanguin, urinaire ou salivaire (?)
Substances hallucinogènes Signes neuropsy :
– Hallucinations, distorsions perceptuelles
– Agitation
Signes physiques :
– Mydriase
– Nystagmus
– Tachycardie, HTA, tachypnée
– Hyperthermie
sang : quelques heures
Urines : 1-2 jours
Benzodiazépines Signes physiques :
– Sédation avec troubles de la vigilance jusqu’à coma
– Mydriase
– Ataxie, dysarthrie
– Dépression respiratoire (au stade comateux)
Sang : 6- 48 heures
Urinaire : 1-5 semaines

2) Orientation diagnostique 

A) Clinique MG

Etiologie Signes neuropsy (recherchés) Signes physiques / “overdose”
Alcool – Effet desinhibiteur / euphorisant
– Effet dépresseur
– haleine oenolique
– syndrome cérébelleux
– coma avec mydriase aréactive
Opiacés 3 phases :
– Sensation de bien être immédiat

– Anxiété
– Troubles cognitifs
– Hypothermie
– Dépression respiratoire
– Troubles cardiaques et digestifs
– Coma hypotone avec myosis serré
Amphétamines
Effets euphorisant et stimulant Syndrome sérotoninergique :
– Hypertension artérielle, hyperthermie, tachycardie
– Agitation, confusion, crise épileptique
– Coma avec mydriase et RPM conservés
Cannabis
– euphorie modéré
– modifications des perceptions
– trouble de l’attention
– augmentation de l’appétit
– altération des coordinations motrices
– hyperhémie conjonctivale
– tachycardie
Cannabinoides de synthèse  idem cannabis idem cannabis mais risque d’overdose
– convulsion
– dépression respi
– douleurs diffuses 
Cocaine
Symptomatologie maniaque suivie de dysrégulation hédonique
– tachycardie, HTA, paleur
mydriase
Cathinones
selon molécule, idem amphétamine / cocaine / MDMA .
GHB/GHL
– Euphorie, désinhibition, relaxation
– Effet aphrodisiaque
– Altération du niveau de conscience, perte de contrôle
– Pas de phénomène de « descente » (si consommé isolément)
– Nausées, vomissements
– Sensation ébrieuse
– Hyperthermie
– Si overdose : bradypnée, ataxie, diplopie, mydriase
 Kétamine  – Dépersonnalisation, flashback, désinhibition…
– « K hole »
 – Dépression respiratoire modérée et transitoire
– Retard prolongé du réveil
– Coma
– Attaques de panique
Substances hallucinogènes
– Hallucinations, distorsions perceptuelles
– Agitation
Mydriase
– Nystagmus
– Tachycardie, HTA, tachypnée
– Hyperthermie
Benzodiazépine
?
– Sédation avec troubles de la vigilance jusqu’à coma
Mydriase 0
– Ataxie, dysarthrie
– Dépression respiratoire (au stade comateux)

B) Paraclinique 2

Selon la drogue et le type de consommation, la substance ne devient détectable que quelques minutes ou heures après la consommation

Substance Durée de positivité
Alcool Sang : quelques heures 0
Amphétamines Sang : 2-4j
Urines : 2-4j
Cannabis (Selon la consommation +++)
Sang : 2h à 1 mois
Salive : 6h à 8 jours
Urines: 3-70 jours
Cocaïne sang < 24 heures
Urines : 2 à 14 jours
Opiacés Sang < 24 heures
Salive < 12 heures
Urines: 1-2 jours
GHB et GBL Sang : Quelques heures
Urines < 12 heures
LSD Sang : quelques heures
Urines : 1-2 jours
Benzodiazépines MG Sang : 6-48h
Urines : 1-5 semaines

C) Synthèse 0

Attention : souvent polytoxicomanie !

En cas d’overdose avec coma : Importance des diagnostics différentiels ++. L’OD se fait dans un cadre plus général, cf fiche coma.

En l’absence d’overdose : L’OD ne présente pas vraiment d’intérêt pratique (pas de traitement de l’épisode aigüe). On distingue 2 grands groupes

Stimulation, excitation Relaxation, hallucination
Amphétamine
Cocaine
Cathinone
Ketamine
Alcool
Opiacé
Cannabis
Cannabinoide de synthèse
GHB
LSD
Benzodiazepine

Addiction aux substances hallucinogènes

Psy
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item ECNi 76


Dernières mises à jour
– Mars. 2018 : relecture, publication (Beriel et Thomas)
– Nov. 2017 : création de la fiche (Vincent)
Sources
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
1 : CNUP 2e édition 2016 (référentiel de psychiatrie)
: Le dépistage des drogues (Drogue info service, Actualisations Mars 2018)
3 : Urgence et drogue en psychiatrie (Article original de la chambre des médecins de Sachse [en allemand]
Sommaire
1) Généralité
2) Diagnostic
– A) Clinique
– B) Paraclinique
– C) Diagnostics différentiels
3) Evolution
4) PEC
– A) Bilan
– B) Traitement
– C) Prévention

1) Généralité 1

Déf : Toute consommation de substances hallucinogènes est un mésusage. L’addiction aux substances hallucinogènes répond à des critères spécifiques (cf. fiche addictions)

Type et présentation :
On trouve 2 principaux types de produits dans cette section,
LSD (diéthylamide d’acide lysergique) : produit de synthèse consommé sous forme de cristaux.
Champignons hallucinogènes

Epidémiologie : donnés européennes,
– LSD : prévalence de 0 à 5,4% (estimation au cours de la vie chez les 15-34 ans)
– Champignons : prévalence de 0,3 à 8,1% (estimation au cours de la vie chez les 15-34 ans)

2) Diagnostic 1

Le diagnostic d’addiction repose sur les critères spécifiques du CIM10

Clinique Paraclinique
Interrogatoire
Syndrome d’intoxication aigue
(distorsions perceptuelles, agitation)
Syndrome de sevrage
(distorsions perceptuelles)
Test sanguin ou urinaire

A ) Clinique

Comme pour toute addiction, on retrouve :
– des symptômes comportementaux
– une répercussion sociale et/ou médicale
– des symptômes pharmacologiques (sevrage)

  • Signes d’intoxication aigüe

Signes neuropsy :
– Hallucinations, distorsions perceptuelles
– Agitation

Signes physiques :
– Mydriase
– Nystagmus
– Tachycardie, HTA (ou hypotonie 3), tachypnée
– Hyperthermie
– Toux sèche 3

  • Signes d’intoxication chronique

On retrouve les signes relatifs aux complications.

  • Syndrome de sevrage

On retrouve des troubles neurosensorielles ++ :
– Hallucinations géométriques
– Fausses perceptions de mouvement à la périphérie du champ visuel
– Flashs de couleurs

Note : pas de syndrome de sevrage selon 3

B ) Paraclinique 2

Le diagnostic d’addiction est clinique.

Une consommation aigüe (+/- récente) peut être détectée par un test sanguin ou urinaire.  La détection des drogues hallucinogènes est quantitative (mesure du taux précis).  La durée de positivité dépend du type de consommation et du test, elle est présentée dans le tableau ci-dessous (pour le LSD) :

Test Durée de présence
Sang quelques heures
Urine
1-2 jours

C ) Diagnostic différentiel

Autres addictions. Voir les fiches OD :
syndrome d’intoxication aigüe
syndrome de sevrage

3) Evolution 1

  • Complications non psychiatriques

Les complications ne sont pas spécifiques :
– AEG : perte d’appétit, amaigrissement, baisse de la libido
– Troubles cardiovasculaires : palpitations, tachycardie (bradycardie si intoxication sévère 3)
– Troubles neurologiques : trismus, acouphènes, crises convulsives
– Rabdomyolise 3

  • Complications neuropsychiatriques

– Attaques de panique
– Passage à l’acte auto- ou hétéro-agressif
– Trouble psychotique bref
– Trouble dépressif caractérisé
– Troubles cognitifs

4) PEC 1

A ) Bilan

Bilan de la dépendance : histoire, parcours de soins, co-dépendances

Bilan des complications psychiatriques ou non

B ) Traitement

Traitement symptomatique de l’intoxication aigüe (éventuellement BZD. Contre-indication des neuroleptique !! 3) et du syndrome de sevrage

Traitement de la dépendance :
– Prise en charge multimodale (TCC)
– Pas de traitement de substitution

C ) Prévention

Elle est identique quelque soit la drogue. (Cf. Fiche : Addiction aux opiacés)

Kétamine : mésusage et addiction

Psy
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item ECNi 76


Dernières mises à jour
– Mars. 2018 : relecture, publication (Beriel et Thomas)
– Nov. 2017 : création de la fiche (Vincent)
Sources
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
1 : CNUP 2e édition 2016 (référentiel de psychiatrie)
: Le dépistage des drogues ( Drogue info service, Actualisations Mars 2018)
Sommaire
1) Généralité
2) Diagnostic
– A) Clinique
– B) Paraclinique
– C) Diagnostics différentiels
3) Evolution
4) PEC
– A) Bilan
– B) Traitement
– C) Prévention

1) Généralité 1

Déf : Toute consommation de kétamine est un mésusage. L’addiction à la kétamine répond à des critères spécifiques (cf. fiche addictions)

Type et présentation : la kétamine (K, Ket, spécial K, « vitamine K ») se présente sous forme de poudre, de liquide ou plus rarement, en comprimés ou en capsule

Epidémiologie : donnés européennes
La prévalence de la consommation de kétamine dans les populations adulte et scolaire est nettement inférieure à celle de l’ecstasy. (Cf. Fiche amphétamines)

2) Diagnostic 1

Le diagnostic d’addiction repose sur les critères spécifiques du CIM10

Clinique Paraclinique
Interrogatoire
Syndrome d’intoxication aigue
(dépersonnalisation, désinhibition, hallucination)
Syndrome de sevrage
(anxiété, palpitation)
Test sanguin ou urinaire

A ) Clinique

Comme pour toute addiction, on retrouve :
– des symptômes comportementaux
– une répercussion sociale et/ou médicale
– des symptômes pharmacologiques (sevrage)

  • Signes d’intoxication aigüe

Le tableau dure 2 à 4h

Signes neuropsy :
– Dépersonnalisation, déréalisation, expériences de mort clinique, flashback, anxiolyse, désinhibition
– « K hole » : trous noirs avec troubles cognitifs, troubles du comportement, hallucinations et cauchemars proches du bad trip du LSD

Signes physiques :
– Dépression respiratoire modérée et transitoire
– Retard prolongé du réveil
– Coma
– Attaques de panique

  • Signes d’intoxication chronique

On retrouve les signes relatifs aux complications.

  • Syndrome de sevrage

Pas de syndrome de sevrage spécifique décrit. On retrouve :
– Anxiété
– Tremblements
– Palpitations

B ) Paraclinique 0

Le diagnostic d’addiction est clinique.

(Détection par test sanguin / urinaire ?)

C ) Diagnostic différentiel

Autres addictions. Voir les fiches OD :
syndrome d’intoxication aigüe
syndrome de sevrage

3) Evolution 1

  • Complications non psychiatriques

Les complications ne sont pas spécifiques à la consommation de kétamine :
– AEG : perte d’appétit, amaigrissement, baisse de la libido
– Troubles cardiovasculaires : palpitations, tachycardie
– Troubles neurologiques : trismus, acouphènes, crises convulsives

  • Complications neuropsychiatriques

– Attaques de panique
– Passage à l’acte auto- ou hétéro-agressif
– Trouble psychotique bref
– Trouble dépressif caractérisé
– Troubles cognitifs

4) PEC 1

A ) Bilan

Bilan de la dépendance : histoire, parcours de soins, co-dépendances

Bilan des complications psychiatriques ou non

B ) Traitement

Traitement symptomatique de l’intoxication aigüe et du syndrome de sevrage

Traitement de la dépendance :
– Prise en charge multimodale (TCC)
– Pas de traitement de substitution

C ) Prévention

Elle est identique quelque soit la drogue. (Cf. Fiche : Addiction aux opiacés)

Addiction au gamma-hydroxy-butyrate / gamma-butyro-lactone

 Psy
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item
 ECNi 76


Dernières mises à jour
– Mars. 2018 : relecture, publication (Beriel et Thomas)
– Nov. 2017 : création de la fiche (Vincent)
Sources
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
1 : CNUP 2e édition 2016 (référentiel de psychiatrie)
2 : Le dépistage des drogues (Drogue info service, Actualisations Mars 2018)
3 : GHB/GBL – noch die neue Kick (Chambre des médecins de Bade-Wurtemberg – Allemagne, 2015) [en allemand
Sommaire
1) Généralité
2) Diagnostic
– A) Clinique
– B) Paraclinique
– C) Diagnostics différentiels
3) Evolution
4) PEC
– A) Bilan
– B) Traitement
– C) Prévention

1) Généralité 1

Déf : Tout usage de gamma-hydroxy-butyrate (GHB) / gamma-butyro-lactone (GBL) est  un mésusage. L’addiction au GHB/GBL répond à des critères spécifiques.(Cf. fiche addictions).
Remarque : le GBL est utilisé dans l’industrie et est en vente libre 3

Types et présentations : Ces produits se présentent sous forme de poudre,de capsules ou sous forme liquide. Ils ont parfois un goût salé et savonneux qui disparaît une fois mélangé à une boisson sucrée dans une bouteille en verre.

Physiopathologie 3 : Le GHB est la forme active. Le GBL est une forme inactive hydrolysée par le corps en GHB. Le GHB se lie à des récepteurs spécifiques du système nerveux, avec un effet GABA-agoniste.

Epidémiologie : La prévalence de la consommation de GHB/GBL dans les populations adulte et scolaire est nettement inférieure à celle de l’ecstasy. (Cf. Fiche amphétamines).
Il est surtout consommé lors de soirée ou comme “drogue du viol”. En cas d’addiction, la consommation est pluri-journalière (jusqu’à toute les 2h). 3

2) Diagnostic 1

Le diagnostic d’addiction repose sur les critères spécifiques du CIM10

Clinique Paraclinique
Interrogatoire
Syndrome d’intoxication aigüe
(euphorie, effet aphrodisiaque, ébriété, mydriase)
Syndrome de sevrage
(agitation, hallucination, confusion, tremor)
Test sanguin ou urinaire

A ) Clinique

Comme pour toute addiction, on retrouve :
– des symptômes comportementaux
– une répercussion sociale et/ou médicale
– des symptômes pharmacologiques (sevrage)

  • Signes d’intoxication aigüe

Effet au bout de 15min, durée 3-4h

Signes neuropsychiques :
– Euphorie, désinhibition, relaxation
– Effet aphrodisiaque
– Altération du niveau de conscience, perte de contrôle
– Troubles du cours de la pensée, difficultés d’élocution, incapacité à prendre des décisions
– Amélioration des effets négatives des autres drogues psychostimulantes
– Pas de phénomène de « descente » (si consommé isolément)

Signes physiques :
– Nausées, vomissements
– Sensation ébrieuse
– Hyperthermie
– Si overdose : bradypnée, ataxie, diplopie, mydriase ; coma avec réveil soudain et amnésie rétrograde3

  • Signes d’intoxication chronique

On retrouve les signes relatifs aux complications.

  • Syndrome de sevrage

1-6h après la dernière prise, max. pendant 24h, peut durer 14j

Signes neuropsy :
– Agitation
– Hallucinations surtout auditives et visuelles
– Anxiété, insomnie
– Confusion

Signes physiques :
– Trémor
– Tachycardie, HTA

B ) Paraclinique 2

Le diagnostic d’addiction est clinique.

Une consommation aigüe (+/- récente) peut être détectée par un test sanguin ou urinaire. La détection peut se faire soit de manière qualitative (screening 0), soit de manière quantitative (mesure du taux précis). La durée de positivité dépend du type de consommation et du test, elle est présentée dans le tableau ci-dessous :

test Durée de présence
Sang quelques heures
Urine
quelques heures ( moins de 12 heures)

C ) Diagnostic différentiel 0

Autres addictions. Voir les fiches OD :
syndrome d’intoxication aigüe
syndrome de sevrage

3) Evolution 1

Les complications peuvent survenir dès la 1ère prise, et il n’existe pas de seuil de dose en dessous duquel les risques seraient négligeables

  • Complications non psychiatriques

– AEG : perte d’appétit, amaigrissement, baisse de la libido
– Troubles cardiovasculaires : palpitations, tachycardie
– Troubles neurologiques : trismus, acouphènes, crises convulsives

  • Complications neuropsychiatriques

– Attaques de panique
– Passage à l’acte auto- ou hétéro-agressif
– Trouble psychotique bref
– Trouble dépressif caractérisé
– Troubles cognitifs

4) PEC 1

A ) Bilan

Bilan de la dépendance : histoire, parcours de soins, co-dépendances

Bilan des complications psychiatriques ou non

B ) Traitement

Traitement symptomatique de l’intoxication aigüe (si overdose) 3
– Surveillance en soin intensif
– +/- intubation
– Il n’existe pas d’antidote
– Pas de neuroleptique en aigüe !

Traitement symptomatique du syndrome de sevrage 3
– Benzodiazepine (diazepam 60mg/j)
– +/- Neuroleptique (olanzapine 20mg/j)

Traitement de la dépendance :
– Prise en charge multimodale (TCC)
– Pas de traitement de substitution

C ) Prévention

Elle est identique quelque soit le type de drogue. (Cf. Fiche addiction aux opiacés)

Addiction aux cathinones

Psy
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item ECNi 76


Dernières mises à jour
– Mars. 2018 : relecture, publication (Beriel et Thomas)
– Nov. 2017 : création de la fiche (Vincent)
Sources
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
1 : CNUP 2e édition 2016 (référentiel de psychiatrie)
Sommaire
1) Généralité
2) Diagnostic
– A) Clinique
– B) Paraclinique
– C) Diagnostics différentiels
3) Evolution
4) PEC
– A) Bilan
– B) Traitement
– C) Prévention

1) Généralité 1

Déf : Tout usage de cathinones est considéré comme un mésusage. L’addition aux cathinones répond à des critères spécifiques. (Cf.  fiche addictions)
Ces psychotropes font partie des nouveaux produits de synthèse (NPS). Les cathinones sont considérées comme des stupéfiants en France depuis 2012.

Types et présentations : Il existe plusieurs molécules aux effets variés, consommées par voie orale (drop), intranasale, intraveineuse (slam), inhalée ou intrarectale (plug).
– Méphédrone et 4-MEC : effets similaires à la méthamphétamine, durant 2 à 5h
– MDPV : effets similaires à la cocaïne, durant 2 à 7h
– Méthylone : effets similaires à la MDMA
– NRG : mélanges de cathinones, potentialisation des effets de chaque substance

Epidémiologie : Population d’usage des NPS :
– Coaddictions
– Milieux homosexuels (slam)
– Milieux alternatifs musicaux
– Usagers occasionnels de drogues, socialement insérés

2) Diagnostic 1

Le diagnostic d’addiction repose sur les critères spécifiques du CIM10

Clinique Paraclinique
Interrogatoire
Syndrome d’intoxication aigüe
Syndrome de sevrage
(anhédonie, craving, palpitation)
Test sanguin, salivaire ou urinaire (?)

A ) Clinique

Comme pour toute addiction, on retrouve :
– des symptômes comportementaux
– une répercussion sociale et/ou médicale
– des symptômes pharmacologiques (sevrage)

  • Signes d’intoxication aigüe

Les effets diffèrent selon la molécule (cf partie 1)
L’utilisateur recherche généralement une augmentation de la sociabilité ou de l’empathie, une euphorie, une amélioration des performances sexuelles ou au travail.

  • Signes d’intoxication chronique

On retrouve les signes relatifs aux complications.

  • Syndrome de sevrage (MDPV et méphédrone)

Signes neuropsy :
– Anhédonie, anergie, craving (jusqu’à plusieurs semaines!)
– Humeur triste, anxiété, asthénie
– Troubles du sommeil
– Troubles de la concentration

Signes physiques :
– Palpitations
– Céphalées

Ces substances ont souvent un puissant caractère addictif ++ 

B ) Paraclinique 0

Le diagnostic d’addiction est clinique.

(Détection par test sanguin / urinaire ?)

C ) Diagnostic différentiel

Autres addictions. Voir les fiches OD :
syndrome d’intoxication aigüe
syndrome de sevrage

3) Evolution 1 

  • Complications non psychiatriques
Atteintes Complications
Neurologique – Nausées, vomissements
– Céphalées
– Vertiges
– Troubles de la vision
– Mydriase
– Bruxisme
– Confusion
– Céphalées
– Convulsions
– Tremblements, sd parkinsonien
Cardiovasculaire – Tachycardie
– Douleur thoracique
– HTA
– Anomalies du segment ST à l’ECG
Complications du slam (injection IV) – Abcès au point d’injection
– Atteintes veineuses
– Anomalies de la coagulation induites
– Problèmes de cristallisation du produit lors de la dilution et des pratiques de rinçage
– Infections : VIH et autres IST
Autres – Décès !
– Hyperthermie
– Syndrome sérotoninergique
– Hyponatrémie
– Rhabdomyolyse
  • Complications psychiatriques

– Anxiété, attaques de panique prolongées
– Episodes dépressifs, idées suicidaires
– Hallucinations
– Paranoïa induite
– Insomnies
– Troubles cognitifs
– Etats délirants aigus (pharmacopsychose)

4) PEC 1

A ) Bilan

Bilan de la dépendance : histoire, parcours de soins, co-dépendances

Bilan des complications psychiatriques ou non

B ) Traitement

  • Mesures générales :

– PEC pluridisciplinaire : évaluation psychiatrique, médicale générale et sociale
– PEC des comorbidités, aide à l’arrêt du tabac et des coaddictions
– Entretien motivationnel, psychothérapies (TCC)
– Thérapies familiales multidimensionnelles (jeunes consommateurs ++)

  • Traitement (symptomatique) de l’intoxication aiguë :

Modalités :
– Hospitalisation en réanimation
– Voie Veineuse Périphérique : macromolécules puis G5% + NaCl et KCl
– Surveillance : scope, FC, FR, conscience, saturation en 02, température
– Utilisation d’anxiolytiques

C ) Prévention

Elle est identique quelque soit la drogue. (Cf. fiche addiction aux opiacés)

Pour les NPS : il existe un système d’alerte de l’union européenne.

Cocaïne : mésusage et addiction

Psy
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item ECNi 76


Dernières mises à jour
– Mars. 2018 : relecture, publication (Beriel et Thomas)
– Nov. 2017 : création de la fiche (Vincent)
Sources
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
1 : CNUP 2e édition 2016 (référentiel de psychiatrie)
: Le dépistage des drogues ( Drogue info service, Actualisations Mars 2018)
Sommaire
1) Généralité
2) Diagnostic
– A) Clinique
– B) Paraclinique
– C) Diagnostics différentiels
3) Evolution
4) PEC
– A) Bilan
– B) Traitement
– C) Prévention

1) Généralité 1

Déf : Tout usage de cocaïne est considéré comme un mésusage. L’addiction à la cocaïne répond à des critères spécifiques. (Cf. Fiche addictions)

Type et présentation : La cocaïne, issu des feuilles de coca, se consomme sous différentes formes
– Forme chlorhydrate : poudre blanche sniffée ou injectée
– Forme « base » (ajout de bicarbonate de soude = crack ou d’ammoniaque = freebase) : cailloux ou galettes qui seront fumés ou injectés.

Epidémiologie (données françaises) : substance stimulante illicite la plus consommée !
– Première consommation à 22 ans en moyenne, entrée en traitement à 33 ans
– Sex-ratio masculin 3 à 4/1
– 400.000 personnes ont un problème de consommation

2) Diagnostic 1

Le diagnostic d’addiction repose sur les critères spécifiques du CIM10

Clinique Paraclinique
Interrogatoire
Syndrome d’intoxication aigue
(symptologie maniaque – descente)
Syndrome de sevrage
(humeur dysphorique)
Test sanguin ou urinaire

A ) Clinique

Comme pour toute addiction, on retrouve :
– des symptômes comportementaux
– une répercussion sociale et/ou médicale
– des symptômes pharmacologiques (sevrage)

  • Signes d’intoxication aigue

Le délai d’apparition et l’intensité des symptômes dépendent de la voie d’administration, des individus et de la dose consommée.

Effets neuropsy :
> Phase initiale = rappelle la symptomatologie maniaque
– Euphorie (quelques minutes)
– Sensation de bien-être, augmentation de l’énergie, idées de grandeur, désinhibition
– Hypervigilance, augmentation de la concentration
– Anorexie, insomnie
– Excitation sexuelle
> Dysrégulation hédonique (« descente ») : quelques minutes à quelques heures
– Dysphorie, irritabilité, anxiété, perte de l’estime de soi
– Asthénie

Effets végétatif :
– Tachycardie, HTA
– Mydriase
– Pâleur cutanée.

  • Signes d’intoxication chronique

On retrouve les signes relatifs aux complications.

  • Syndrome de sevrage

Les symptômes apparaissent quelques jours après l’arrêt et peuvent durer plusieurs semaines :
– Humeur dysphorique, agitation
– Asthénie, ralentissement psychomoteur
– Troubles du sommeil (hypersomnie), augmentation de l’appétit

B ) Paraclinique 2

Le diagnostic d’addiction est clinique.

Une consommation aigüe (+/- récente) peut être détectée par un test sanguin ou urinaire. La détection peut se faire soit de manière qualitative (screening 0 ), soit de manière quantitative (mesure du taux précis). La durée de positivité dépend du type de consommation et du test, elle est présentée dans le tableau ci-dessous :

test Durée de présence
sanguin Quelques heures (moins de 24 heures) 
Urine
usage occasionnel : 2 à 4 jours
usage intensif et quotidien pendant plusieurs mois : 10 à 14 jours

C ) Diagnostic différentiel

Autres addictions. Voir les fiches OD :
syndrome d’intoxication aigüe
syndrome de sevrage

3) Evolution 1

  • Complications non psychiatriques
AtteinteS Complications
Cardiovasculaire – Syndrome coronarien aigu
– Troubles du rythme
– Dysfonction ventriculaire gauche
– Dissection aortique
– Thromboses artérielles et veineuses
Neurologique – AVC ischémique ou hémorragique
– Crises convulsives
Troubles cognitifs Aigu : amélioration artificielle des capacités cognitives
Chronique :
– Troubles de l’attention (attention soutenue, partagée, focale), mnésique, des fonctions exécutives (prise de décision, inhibition de réponse)
– Atrophie des régions préfrontales et temporales
Pulmonaire – Bronchospasme
– Pneumothorax
– Hémorragies
– Syndrome respiratoire aigu après inhalation de crack ou free base (crack lung)
ORL (si voie nasale) – Lésions de la cloison nasale et du palais
– Infections naso-sinusiennes
Infectieuse (si voie IV 0) – Infections virales (VIH, VHB, VHC)
Infections bactériennes (abcès locaux, endocardites, pneumopathies, bactériémies)
– IST
Association cocaïne-alcool – Augmentation de l’envie de consommer
Sur risque de SCA, arythmie, cardiomyopathie, AVC
– Augmentation des accidents de la route
Grossesse – RCIU, infarctus placentaire
– HRP, hydramnios, rupture prématurée des membranes, hypotrophie néonatale 0
– Sd de sevrage des nouveau-nés (crack-babies)
  • Complications neuropsychiatriques

Episode dépressif caractérisé
Tentatives de suicide
Episodes délirants aigus induits (pharmacopsychose)
Attaques de panique induites
Paranoïa induites
Syndrome de recherche compulsive de crack
Autres addictions (les usagers tentent souvent de compenser les symptômes de « descente » en consommant d’autres psychotropes)

4) PEC 1

A ) Bilan

Bilan de la dépendance : histoire, parcours de soins, co-dépendances (en particulier la consommation d’alcool qui est un FdR de reprise de consommation de cocaïne)

Bilan des complications psychiatriques ou non

B ) Traitement

  • Mesures générales

– PEC adaptée au patient et à ses attentes
– Entretiens motivationnels, psychothérapies
– PEC individuelle ou en groupe, suivi au long cours en centre spécialisé
⇒ Une hospitalisation peut être requise en cas de co-addiction ou de comorbidités

  • Traitement (symptomatique) de l’intoxication aigüe

Modalités : Pas d’antidote spécifique 
– Hospitalisation en réanimation
– Voie Veineuse Périphérique : macromolécules puis G5% + NaCl et KCl
– Surveillance : scope, FC, FR, conscience, saturation en 02, température

  • Traitement (symptomatique) du syndrome de sevrage

– Eviter l’usage de BZD
– Aucun traitement n’a d’AMM dans le traitement de l’usage nocif, de la dépendance, ou la prévention de reprise de consommation.

C ) Prévention

Elle est identique quelque soit le type de drogue. (Cf. Fiche addictions aux opiacés.)

Addiction au cannabis

Psy
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item ECNi 76


Dernières mises à jour
– Juin 2018 : relecture, publication (Beriel et Thomas)
– Nov. 2017 : création de la fiche (Vincent)
Sources
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
1 : CNUP 2e édition 2016 (référentiel de psychiatrie)
: Le dépistage des drogues (Drogue info service, Actualisations Mars 2018)
Sommaire
1) Généralité
2) Diagnostic
– A) Clinique
– B) Paraclinique
– C) Diagnostics différentiels
3) Evolution
4) PEC
– A) Bilan
– B) Traitement
– C) Prévention

1) Généralité 1

Déf : Tout usage de cannabis est un mésusage. L’addiction au cannabis répond à des critères spécifiques. (Cf. Fiche addictions)

Types et présentations : Le cannabis se présente sous différentes formes :
– herbe, résine ou huile (qui se consomment le plus souvent fumés avec du tabac),
– pipe, pipe à eau (bang, douille),
– ingérée dans une préparation pâtissière (space cake).
On peut y rattacher la consommation de cannabinoïdes de synthèse

Physiopathologie : Le principe actif du cannabis est le δ9-THC (δ9-tétra-hydro-cannabinol). Les récepteurs CB1 et CB2 sur lesquels cette molécule est active régulent la transmission glutamatergique et GABAergique.

Epidémiologie : donnés françaises,
– Expérimentation (sex-ratio = 1) : 45% à 17 ans, 17 millions au total
– Consommation régulière (surtout masculine) : 1,4 millions de personnes consomment ≥ 10 fois par mois

2) Diagnostic 1

Le diagnostic d’addiction repose sur les critères spécifiques du CIM10

Clinique PARACLINIQUE
Interrogatoire
Syndrome d’intoxication aigüe
(euphorie, modifications des perceptions sensorielles, hyperhémie conjonctivale)
Syndrome de sevrage
(irritabilité, dépression, trouble du sommeil)
Test sanguin, salivaire ou urinaire

A ) Clinique

Comme pour toute addiction, on retrouve :
– des symptômes comportementaux
– une répercussion sociale et/ou médical
– des symptômes pharmacologiques (sevrage)

  • Syndrome d’intoxication aigue

Apparition en 15-20 min si fumé, environ 4h si ingéré

Signes neuropsychiques :
– Euphorie modérée, sentiment de bien-être ± sédation
– Troubles du jugement, retrait social temporaire
– Anxiété, parfois jusqu’aux idées de référence (« parano »)
– Modification des perceptions sensorielles et temporelle, hallucinations
– Trouble de la mémoire à court terme et de l’attention
– Effet orexigène (augmentation de l’appétit)

Signes physiques :
– Altération de la coordination motrice, troubles de l’équilibre
– Hyperhémie conjonctivale
– Sensation de bouche sèche
– Tachycardie

  • Signes d’intoxication chronique

On retrouve les signes relatifs aux complications. Les principaux signes cliniques visibles sont :
– Altération des performances cognitives (troubles de la mémoire, des fonctions exécutives, difficultés attentionnelles)
– Syndrome amotivationnel (indifférence affective, désinvestissement des relations sociales, baisse des performances scolaires ou de travail)

  • Syndrome de sevrage

Touche 10 à 40% des usagers, surtout les consommations importantes et régulières. Apparition en 24-72h après arrêt, maximum pendant la première semaine. La plupart des symptômes s’estompent en 2 semaines, les troubles du sommeil peuvent durer jusqu’à 1 mois.

Signes neuropsy :
– Irritabilité, agressivité, anxiété, nervosité, impatience
– Humeur dépressive
– Troubles du sommeil : insomnies, cauchemars
– Diminution de l’appétit / perte de poids

Signes physiques :
– Douleurs abdominales voire vomissements
– Sudation excessive, fièvre, frissons
– Tremblements
– Céphalées

B ) Paraclinique 2

Le diagnostic d’addiction est clinique.

Une consommation aigüe (+/- récente) peut être détecté par un test sanguin, salivaire ou urinaire. La détection peut se faire soit de manière qualitative (screening 0), soit de manière quantitative (mesure du taux précis). La durée de positivité dépend du type de consommation et du test, elle est présenté dans le tableau ci-dessous :

test Durée de présence
Sang usage occasionel : 2 à 8 heures (72h pour le THC-COOH)
usage intensif et quotidien : jusqu’à 1 mois

Urine usage occasionnel : 3 à 5 jours
usage régulier : 30 à 70 jours
Salive usage occasionnel : 6 à 8 heures ;
usage intensif et quotidien : jusqu’à 24h (voire 8 jours)

C ) Diagnostic différentiel

Autres addictions. Voir les fiches OD :
syndrome d’intoxication aigüe
syndrome de sevrage

3) Evolution 1

  • Complications non psychiatriques
Atteintes Complications
Pulmonaire – Bronchodilatation immédiate et transitoire
– Bronchite chronique
Cardiovasculaire – Augmentation du débit cardiaque et cérébral, hypotension artérielle
– Vasodilatation périphérique
– Bradycardie
– Maladie de Buerger
– Syndrome coronarien
Carcinogénicité – Cancer des VADS (association tabac)
– Cancers broncho-pulmonaires
Ophtalmologique – Photosensibilité
– Hyperhémie conjonctivale
– ± mydriase
Traumatologique – Troubles de la coordination motrice, accidentogène (surtout si association à l’alcool)
  • Complications psychiatriques

Trouble psychotique induit :
– Survient pendant l’intoxication ou jusqu’à 1 mois après celle-ci
– Symptomatologie, risque évolutif et traitement similaire au trouble psychotique bref (si arrêt de l’intoxication)

Troubles anxieux : attaques de panique (« bad trip ») qui peuvent conduire à des troubles anxieux généralisés si elles sont répétées

Trouble dépressif : risque augmenté chez l’utilisateur régulier

Autres complications / comorbidités psychiatriques : Le cannabis joue ici un rôle de facteur déclenchant, sans lien de cause à effet établi 0
>Schizophrénie :
– Chez les sujets vulnérables : précipitation de l’entrée dans la maladie (risque modulé par la précocité et l’intensité de la consommation, et les ATCD familiaux de psychose)
– Chez les sujets atteints : altération de l’évolution (aggravation des symptômes productifs, épisodes et hospitalisations plus fréquents)
>Trouble bipolaire : risque d’aggravation d’un trouble existant (états maniques, cycles rapides)

4) PEC 1

A ) Bilan

Bilan de la dépendance : histoire, parcours de soins, co-dépendances

Bilan des complications psychiatriques ou non

B ) Traitement

  • Mesures générales

– PEC pluridisciplinaire : évaluation psychiatrique, médicale générale et sociale.
– PEC des comorbidités, aide à l’arrêt du tabac et des Coaddictions.
– Entretien motivationnel, psychothérapies (TCC).
– Thérapies familiales multidimensionnelles (jeunes consommateurs ++).

  • Traitement (symptomatique) de l’intoxication aigüe

– Angoisse majeure ou agitation : anxiolytiques (antihistaminiques type hydroxyzine en 1ère intention, éviter les BZD,).
– Symptômes psychotiques : antipsychotiques.

  • Traitement (symptomatique) du syndrome de sevrage

– Anxiolytiques (idem intoxication aiguë).
– Antiémétiques.
– Antalgiques non-opioïdes.

C ) Prévention

Elle est identique quelque soit la drogue. (Cf. fiche addiction aux opiacés.)

Amphétamine : mésusage et addiction

Psy
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item ECNi 76


Dernières mises à jour
– Mars. 2018 : relecture, publication (Beriel et Thomas)
– Nov. 2017 : création de la fiche (Vincent)
Sources
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
1: CNUP 2e édition 2016 (référentiel de psychiatrie)
2 : Le dépistage des drogues ( Drogue info service, Actualisations Mars 2018)
Sommaire
1) Généralité
2) Diagnostic
– A) Clinique
– B) Paraclinique
– C) Diagnostics différentiels
3) Evolution
4) PEC
– A) Bilan
– B) Traitement
– C) Prévention

1) Généralité 1

Déf : Tout usage d’amphétamine est considéré comme un mésusage. L’addiction aux amphétamines répond à des critères spécifiques. (cf. fiche addictions).

Type et présentation : Le groupe des amphétamines regroupe 3 molécules différentes  : l’amphétamine, la méthamphéatmine et la MDMA. C’est une famille de molécules de synthèse existant sous différentes présentations, selon le type de molécule :
– Amphétamine (speed, pilule, peanut) : comprimés ou poudre à sniffer ou injecter.
– Méthamphétamine (speed, meth, ice, tina, yaba) : cristaux à inhaler, comprimés ou poudre.
– MDMA (méthylène dioxy méthamphétamine) : ecstasy.
(plus rarement pour tous : absorption sur papier buvard, ou présentation liquide)

Physiopathologie :  Les amphétamines sont de puissants inhibiteurs de recapture de la dopamine, la sérotonine et la noradrénaline. Elles ont également des effets pro-glutamatergique.

Epidémiologie : données européennes,
– 13 millions d’européens ont expérimenté, 1ère consommation à 19 ans en moyenne
– Prévalence = 0,26% en population générale, 1 à 10% des jeunes selon les pays
– Age moyen d’entrée en traitement = 28 ans (71 % d’hommes)

2) Diagnostic 1

Le diagnostic d’addiction repose sur les critères spécifiques du CIM10

Clinique PARACLINIQUE
Interrogatoire
Syndrome d’intoxication aigue
(euphorie, syndrome sérotoninergique)
Syndrome de sevrage
(humeur dysphorique)
Test sanguin ou urinaire

A ) Clinique

   Comme pour toute addiction, on retrouve :
– des symptômes comportementaux
– une répercussion sociale et/ou médical
– des symptômes pharmacologiques (sevrage)

  • Signes d’intoxication aigüe :

Effets neuropsy : euphorisants et stimulants ++
– Sensation de bien-être
– Confiance en soi, concentration, pensée accrues
– Augmentation du désir sexuel (pillule de l’amour 0)

Effets végétatifs
– Augmentation de la TA et de la FC
– Dilatation des bronches et augmentation de la FR

Méthamphétamine : Effet rapide, puissant et durable
MDMA : délai d’action de 30-120min

Overdose : Syndrome d’intoxication aigüe aux amphétamines. Il s’agit d’une urgence !

Syndrome d’intoxication aigüe aux amphétamines

Ce syndrome résulte de l’augmentation massive de la transmission monoaminergique (dopamine, noradrénaline, sérotonine). Le tableau est celui d’un syndrome sérotoninergique avec risque d’hyperthermie maligne, source de décès.

>> Manifestations centrales : hyperthermie, agitation, confusion, crise épileptique, coma, mydriase avec RPM conservés, sueurs profuses

>> Manifestations périphériques : tachycardie, hypertension, sudation, vasoconstriction périphérique, rhabdomyolyse, nausées, vomissements

  • Signes d’intoxication chronique

On retrouve les signes relatifs aux complications. Les principaux signes cliniques visibles sont :

Signes neuropsychiques
– Anorexie
– Dyssomnie
– Symptômes anxieux, dépressif et émotionnels variables, sans épisode caractérisé
– Symptômes psychotiques transitoires : hallucinations, idées délirantes, troubles du comportement

Autres signes
– Lésions d’organe : reins, estomac, intestins
– Œdèmes pulmonaires
– Troubles du rythme, lésions cardiaques
– Affaiblissement du système immunitaire

  • Syndrome de sevrage

Les symptômes apparaissent quelques jours après l’arrêt et peuvent durer plusieurs semaines, surtout pour les consommations IV et inhalées :
– Humeur dysphorique
– Asthénie
– Troubles du sommeil
– Troubles de la concentration
– ± Evolution en véritable épisode dépressif caractérisé

B ) Diagnostic paraclinique 2

Le diagnostic d’addiction est clinique.

Une consommation aigüe (+/- récente) peut être détectée par un test sanguin ou urinaire. La détection peut se faire soit de manière qualitative (screening 0 ), soit de manière quantitative (mesure du taux précis). La durée de positivité dépend du type de consommation et du test, elle est présenté dans le tableau ci-dessous :

Test Durée de présence
Sanguin 2-4 jours
Urinaire
2-4 jours

C ) Diagnostic différentiel 0

Autres addictions. Voir les fiches OD :
syndrome d’intoxication aigüe
syndrome de sevrage

3) Evolution 1

  • Complications non psychiatriques
Atteintes Complications
Cardiovasculaire – Syndrome coronarien aigu
– Urgence hypertensive (± dissection aortique)
– Troubles du rythme
– OAP
– Cardiomyopathies
Neurologique – AVC ischémique ou hémorragique
– Manifestations extrapyramidales (tremor, mouvements choréiformes, hyperréflexie, bruxisme, trismus)
Vasculaires – Insuffisance rénale aiguë (rhabdomyolyse)
– Ischémie intestinale aiguë (colite ischémique)
– CIVD
– Hépatotoxicité avec insuff. hépatique aiguë
– Vascularites nécrosantes
– Hypertension pulmonaire (si abus chronique)
Cutanéomuqueuses Lésions dermato, ORL et odontologiques avec la méthamphétamine
Infectieuse – Infections virales (VIH, VHB, VHC)
 Infections bactériennes (abcès locaux, endocardites, pneumopathies, bactériémies)
– IST
  • Complications neuropsychiatriques

– Episodes dépressifs caractérisés
– Tentatives de suicide
– Episodes délirants aigus induits (pharmacopsychose)
– Attaques de panique induites
– Troubles cognitifs
– Troubles de l’humeur
– Troubles anxieux

4) PEC 1

A ) Bilan

Bilan de la dépendance : histoire, parcours de soins, co-dépendances

Bilan des complications psychiatriques ou non

B ) Traitement

  •  Mesures générales :

– PEC adaptée au patient et à ses attentes
– Entretiens motivationnels, psychothérapies
– PEC individuelle ou en groupe, suivi au long cours en centre spécialisé
⇒ Une hospitalisation peut être requise en cas de co-addiction ou de comorbidité.

  • Traitement (symptomatique) de l’intoxication aigüe :

Modalités : Pas d’antidote spécifique
– Hospitalisation en réanimation
– Voie Veineuse Périphérique : macromolécules puis G5% + NaCl et KCl
– Surveillance : scope, FC, FR, conscience, saturation en 02, température

  • Traitement (symptomatique) du syndrome de sevrage :

– Neuroleptiques sédatifs, antipsychotiques.
– Eviter l’usage de benzodiazépines.
– Aucun traitement n’a d’AMM dans le traitement de l’usage nocif et de la dépendance.

C ) Prévention

Elle est identique quelque soit la drogue. (Cf. Addiction aux opiacés)