Addiction à la kétamine

Psy
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item ECNi 76


Dernières mises à jour
Sources
Sommaire

1) Généralité 1

Déf : Toute consommation de kétamine est un mésusage. L’addiction à la kétamine répond à des critères spécifiques (cf. fiche addictions)

Physiopathologie :
La kétamine (K, Ket, spécial K, « vitamine K ») se présente sous forme de poudre, de liquide ou plus rarement, en comprimés ou en capsule

Epidémiologie : donnés européennes,
La prévalence de la consommation de kétamine dans les populations adulte et scolaire est nettement inférieure à celle de l’ecstasy. (Cf. Fiche amphétamines)

2) Diagnostic 1

Le diagnostic d’addiction repose sur les critères spécifiques du CIM10

Clinique Paraclinique
Interrogatoire
Syndrome d’intoxication
– mise en évidence chimique dans l’échantillon (dépistage qualitatif)
– Mesure quantitative dans l’échantillon

A ) Clinique

Comme pour toute addiction, on retrouve :
– des symptômes comportementaux
– une répercussion sociale et/ou médicale
– des symptômes pharmacologiques (sevrage)

  • Signes d’intoxication aigüe

Le tableau dure 2 à 4h et comporte
– Dépersonnalisation, déréalisation, expériences de mort clinique, flashback, anxiolyse, désinhibition
– « K hole » : trous noirs avec troubles cognitifs, troubles du comportement, hallucinations et cauchemars proches du bad trip du LSD
– Dépression respiratoire modérée et transitoire
– Retard prolongé du réveil
– Coma
– Attaques de panique

  • Signes d’intoxication chronique

On retrouve les signes relatifs aux complications.

  • Syndrome de sevrage

Pas de syndrome de sevrage spécifique décrit. On retrouve :
– Anxiété
– Tremblements
– Palpitations

B ) Paraclinique 2

Le diagnostic d’addiction est clinique.
Une consommation aigüe (+/- récente) peut être détectée par un test sanguin, salivaire ou urinaire. La détection peut se faire soit de manière qualitative (screening 0), soit de manière quantitative (mesure du taux précis).
La durée de positivité dépend du type de consommation et du test.

 

C ) Diagnostic différentiel

Autres addictions 0

3) Evolution 1

  • Complications non psychiatriques

Les complications ne sont pas spécifiques à la consommation de kétamine :
– AEG : perte d’appétit, amaigrissement, baisse de la libido
– Troubles cardiovasculaires : palpitations, tachycardie
– Troubles neurologiques : trismus, acouphènes, crises convulsives

  • Complications neuropsychiatriques

– Attaques de panique
– Passage à l’acte auto- ou hétéro-agressif
– Trouble psychotique bref
– Trouble dépressif caractérisé
– Troubles cognitifs

4) PEC 1

A ) Bilan

Bilan de la dépendance : histoire, parcours de soins, co-dépendances

Bilan des complications psychiatriques ou non

B ) Traitement

Pas de traitement spécifique. (Cf. Addiction au GHB/GHL)

C ) Prévention

Elle est identique quelque soit la drogue. (Cf. Fiche : Addiction aux opiacés)

image_pdf

Une réflexion au sujet de « Addiction à la kétamine »

Une question / une remarque ? Merci de faire vivre MedG !