Search
Localisation du mot-clé
Titre
Contenu (corps de texte)
Type de contenu
Articles
Pages (item, matière)
Filtres par catégories
*Plan de fiche
Autre
MGS
OD
Matière
Anatomie
Cardiologie
Dermatologie
Endocrinologie
Génétique
Gériatrie
Gynéco-obstétrique
Hématologie
HGE
Immunologie
Infectieux
Médecine Interne
Néphrologie
Neurologie
Nutrition - Sport
Oncologie
Ophtalmologie
ORL - CMF - Stomato
Orthopédie
Pédiatrie
Pneumologie
Psychiatrie
Rhumatologie
Santé Publique
Sémiologie
Thérapeutique
Urgences
Urologie
Vascu

Molluscum contagiosum

Fiche MGS
Une Fiche MedG Maladie et Grand Syndrome
X Fiche non-relue par un tiers, créée le 20/04/21.

Dernières mises à jour
 
 
Sources utilisées dans cette fiche
MG : Informations issues d’une autre fiche MedG, traitant spécifiquement du sujet
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
2 : Molluscum contagiosum (Fiche de synthèse - Thérapeutique dermatologique, 2013)
3 : MST mineures (ectoparasitoses externes, molluscums contagiosums) (RBP - SFD, 2016)
4 : Molluscum contagiosum (Fiche de synthèse - Dermatoclic, 2017)

1) Généralités 2

Déf :  infections virales de la peau dues au molluscum contagiosum virus (MCV), virus à ADN double hélice de la famille des Poxviridae.

Physiopathologie : Amas localisés d'épiderme hypertrophique et hyperplasique s'étendant au derme sous-jacent et se projetant en surface sous forme de papules.


Epidémiologie 
Mode de transmission
 - Transmission direct
 . contact direct avec la peau infectée  (rapport sexuels par ex)
 . contact direct avec des vecteurs passifs contaminés (sous-vêtements, serviettes, linge de toilette, rasoirs, électrolyse, matériel de tatouage, etc.)
 - Autocontamination
 - Transmission verticale mère-enfant 
 .  in utero ou par contact avec la filière vaginale infectée

Données épidémiologiques
 . incidence annuelle : 1,8 - 10,9 % chez les enfants de moins de 10 ans en Nouvelle-Guinée
 . incidence pays développés > pays en voie de développement (promiscuité des maisons, habitudes vestimentaires, fréquentation de piscines des enfants plus âgés)

Virologie 
- Poxvirus pathogène pour l'homme le plus fréquent (après éradication du VAR : virus de la variole)
- Le MCV ne pousse par sur les cultures cellulaires, ni chez les animaux infectés (il a été quand même été décrit une réplication du virus dans la peau humaine greffée sur des souris immunodéficientes)
- Deux sous-types génétique initialement décrits suivant le mode de restriction de l'ADN
 . MCV-1 : retrouvés chez les enfants ++
 . MCV-2 : isolés dans les lésions génitales et chez les patients immunodéprimés ++ 
- Quatre génotypes identifiés actuellement : MCV-1, MCV-2, MCV-3, MCV-4 

2) Diagnostic 2

Clinique Paraclinique
Papules/nodules caractéristiques ± Biopsie + examen histopathologiques ou cytologiques
Dermatoscopie

A ) Clinique

  • Anamnèse

Terrain 
- Enfant ++
- Adultes sexuellement actifs
- Patients immunodéprimés (VIH)

  • Examen physique

Incubation : 14-50 jours

Description de la lésion 
- Papules (1-5 mm de diamètre) ou nodules (6-10 mm de diamètre)
 . nacrés, couleur chair, fermes et ombiliqués
 . uniques ou multiples (< 30 de façon typique) 
- Siège (peau +++)
 . de façon classique : face, membres, région ano-génitale 
 . chez l'enfant : lésions diffuses affectant la face, le tronc, les membres et les organes génitaux 
 . chez les adultes jeunes : lésions génitales ++, lésions buccales et péribuccales (patients immunodéprimés ++)
 - Cas du patient infecté par le VIH-1
 . lésions persistantes et atypiques (différences morphologiques et de croissance) : papules verruqueuses, lésions géantes (diamètre > 1 cm), amas de centaines de petites lésions
 . lésions disséminées sur la tête et le cou +++

B ) Paraclinique

Le diagnostic est essentiellement clinique. Il peut toutefois être difficile (variabilité de la distribution et de l’aspect des lésions)

Examens histopathologiques et cytologiques 
- Augmentation de la vitesse de division des cellules de la couche basale de la peau
- Présence de corps d'inclusion cytoplasmique au niveau des cellules de la couche de Malpighi, lesquels résultent de la réplication du virus, qui se développe au fur et à mesure de la migration de la cellule infectée à travers la couche granuleuse jusqu'à la surface de la peau
- Les molluscum sont piégés dans la couche cornée par un réseau fibreux. Dissolution du centre de la lésion ⇒ apparition d'un noyau central composé de virus ++

Dermatoscopie 
- technique non invasive 
- diagnostic des formes atypiques de MC ; adultes ++
- structures amorphes polyglobulaires, à centre de couleur jaune (molluscum ou corps de Henderson-Paterson) entouré d'une couronne vasculaire ("couronne rouge"), peut être formée de vaisseaux dermiques dilatés

C ) Diagnostic différentiel 

Très probable : verrues 

Envisager 
- Granulome pyogénique 
- Granulome annulaire papuleux 
- Kyste d'inclusion épidermique 

Toujours éliminer 
- Tumeurs des annexes 
- Carcinome basocellulaire 
- Mélanome amélanique 

Chez le patient immunodéprimé 
- Cryptococcose
- Histoplasmose 
- Pénicilliose  

3) Evolution 2

A) Histoire naturelle

Chez le sujet immunocompétent 
- infection autolimitée +++
- Les lésions peuvent persister 6 mois à 5 ans et régressent spontanément 

Chez le sujet immunodéprimé 
- les lésions sont rarement autolimités 
- les lésions sont souvent réfractaires au traitement 

B) Complications

- Dermatite
- Douleur 
- Prurit 
- Réactions inflammatoires 
- Surinfections bactériennes 

 

4) PEC 2

A) Bilan 

bilan
Dépistage du VIH
Recherche d'autres IST 

B) Traitement

  • Moyens

- Agents destructeurs (physique et chimiques) : cryothérapie, curetage, kératolytiques topiques (acide salicylique, acide lactique, acide trichloacétique et trétinoïne), agents vésicants (cantharidine) 
- Immunomodulateurs : sensibilisation par contact, imiquimod, cimétidine 
- Agents antiviraux (rarement utilisés) : cidofovir topique à 3% 

  • Indications

Cryothérapie 
- Application de l'azote liquide sur les lésions 
 . provoque la destruction des tissus par formation de cristaux de glace à l'intérieur et à l'extérieur des cellules 
 . avec destruction des membranes cellules et perturbations de la circulation cutanée
- Effets indésirables : nécrose, vésication, œdème, douleur, hypopigmentation cutanée 
- Niveau de preuve IV, grade de recommandation C
Notes
- généralement mal tolérée chez l'enfant 
- sans danger chez la femme enceinte

Expression mécanique* 
Expression mécanique du noyau nacré 
 . de façon manuelle ou au moyen de pinces 
 . après incision du corps molluscum 
- Grade de recommandation C

Perçage avec un bâtonnet à ongles* 
- Avec ou sans application de teinture d'iode ou de phénol
- Niveau de preuve IV, grade de recommandation C

Curetage ou diathermie* 
- Sous anesthésie locale 
- ± association avec d'autres traitements (agents cytotoxiques, expression mécanique ou traitements immunomodulateurs) 
- Traitement avec peu d'effets indésirables si réalisée dans des appropriées et sous anesthésie
- Excellente méthodes thérapeutique chez les adultes et les enfants
- Niveau de preuve IV et grade de recommandation C

Podophyllotoxine* 
- Crème, gel ou solution à 0.5% pouvant être appliqués par le patient en 3 cures consécutives
 . 4-6 répétitions
 . sur de petites surfaces (4-10 cm2
- Contre-indiquée chez les femmes enceintes 
- Niveau de preuve Ib et grade de recommandation A

Podophylline 
- La podophylline à 10-25% est appliquée directement sur les lésions par le médecin et éliminée 1-4 heures plus tard avec de l'eau (application répétée/semaine pendant 4-6 semaines maximum)
- Niveau de preuve IV et grade de recommandation C

Imiquimod crème 5%*
- Immunomodulateur de la classe des analogues nucléosidiques dérivés de l'imidazoquinoline 
- Utilisation chez les adultes et les enfants ; réponse thérapeutique satisfaisante 
- Bien toléré ++
- Effets indésirables (50% des patients) : érythème, œdème, excoriations ou érosions
- Niveau de preuve Ib et grade de recommandation A 

Cantharidine 
- Agent vésicant produit par Cantharis vesicatoria et responsable d'une acantholyse et d'une vésication 
- Doit être appliquée par le médecin et éliminée 2-6 heures plus tard, avec de l'eau 
- Peut être utilisée chez les enfants (taux de guérison de 90% environ après deux traitements en moyenne) 
- Effets indésirables : sensation transitoire de brûlure, douleurs, érythème, prurit.
- Précaution : ne pas appliquée sur la face et dans la région ano-génitale

Agents kératolytiques (acide acétique, acide lactique, trétinoïne)
- Acide acétique et acide lactique : application fastidieuse du produit à domicile
 . effets indésirables : irritation locale fréquent
- Rétinoïdes topiques peu utilisés 

Acide trichloracétique 
- Agent caustique devant être appliqué par le médecin et provoquant une érosion cutanée sans absorption systémique
- Peut être utilisé sur les lésions de la face et de la région ano-génitale
- Succès d'applications d'une solution d'acide trichloracétique (25-50%) sur lésions de la face chez des patients infectés par le VIH apportés  

Hydroxyde de potassium (10%)
- Agent destructeur ayant la propriété de pénétrer dans la profondeur de la peau et de dissoudre la kératine 
- Peut être utilisé à domicile
- Coût abordable
- Efficacité comparée à celle de l'imiquimod à 5%

Nitrate d'argent : substance caustique jadis très utilisée 

Cidofovir 
- Analogue nucléotidique de la désoxycytidine monophosphate
- Utilisé par voie locale ou systémique comme antiviral à large spectre
- Application topique de cidofovir 1-3% simple et bien tolérée (alternative en cas de lésions résistantes)
- Effets indésirables : inflammation, érosions, sensation de brûlure et hyperpigmentation post-inflammatoire 

Laser 
- Laser CO2 (trop invasif et douloureux) et PDL (meilleur option, même en monothérapie)
- Utilisé chez l'adulte et l'enfant 
- Utilisation sans danger, même chez la femme enceinte
- Effets indésirables : sensation de gêne, prurit, œdème, dyschromies et cicatrices (Laser CO2 ++)

Cimétidine orale 
- Antihistaminique H2, sûr et bien toléré
- Utilisée en alternative chez les enfants peu coopératifs 
- Réponse moins bonne en cas de localisation faciale. 

* : Préconisés par les recommandations des Directives Nationales du Royaume-Uni pour le traitement du molluscum contagiosum chez l'adulte (2007)

 

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Notes pour les commentaires : nous somme très heureux de recevoir des commentaires. Cependant, nous tenons à préciser que : 1- nous ne sommes pas des spécialistes ; 2- comme vous, nous recherchons les réponses sur le net ; 3- nous sommes très peu et ne pouvons donc pas répondre systématiquement. N'hésitez donc pas, si une information dans la fiche manque, à poser la question et y répondre vous-même après recherche ! Merci !

Mon Espace Perso
(connexion/ déconnexion)


Mes Fiches Personnelles de l’article
(connexion nécessaire)

Options de personnalisation du PDF

Hors inscription et en cas de compte 'Inactif', les PDF générés sont protégés. Créez un compte et connectez-vous pour créer un PDF non-protégé et accéder aux options de personnalisation suivantes.

 







 

 

Bibliothèque
Liens externes associés

Recommandations et référentiels

Fiches
Molluscum contagiosum (Fiche de synthèse - Dermatoclic, 2017)
Molluscum contagiosum (Fiche de synthèse - Thérapeutique dermatologique, 2013)

Recommandations
Molluscum contagiosum (fiche Premiers Choix - Prescrire, 2019) [Payant] Résumé : Les lésions liées à cette infection virale contagieuse, fréquente chez les enfants, disparaissent spontanément le plus souvent en quelques mois. Mesures d’hygiène, couvrir les lésions, cryothérapie ou curetage
MST mineures (ectoparasitoses externes, molluscums contagiosums) (RBP - SFD, 2016)

Publications scientifiques
• van der Wouden et al. "Les traitements contre le molluscum contagiosum, une infection virale de la peau courante chez les enfants" (Cochrane, 2017) Conclusions des auteurs: Aucune intervention n'a démontré être réellement efficace dans le traitement du molluscum contagiosum. Nous avons trouvé des preuves de qualité modérée indiquant que l'imiquimod topique à 5 % n'était pas plus efficace que l'excipient en termes de guérison clinique, mais entraînait davantage de réactions au point d'application, et des preuves de haute qualité indiquant qu'il n'y avait pas de différences entre les traitements en termes d'amélioration à court terme. Cependant, des preuves de haute qualité ont montré un nombre similaire d'effets secondaires généraux dans les deux groupes. Etant donné que les preuves identifiées n'étaient pas favorables à un quelconque traitement, la guérison naturelle du molluscum contagiosum reste une méthode fiable pour le traitement de cette affection.


Outils de consultation

Molluscums : un traitement n’est pas toujours nécessaire (Fiche Info Patient - Prescrire, 2019) [Payant]


Documents grand public

Dermato-Info (Site Web) Site d'information grand public de la société française de dermatologie
Ameli.fr (Site Web) Site de la CPAM, contenant des informations tout public sur de très nombreux symptômes et maladies

Un doc. est absent ?
Vous ne trouvez pas l’info ?


Dites le-nous !
ou
Proposez un lien vers une référence (new) !
(connexion nécessaire)


Recherche sur


Voir aussi sur1000 guides cliniques pour MG,
par le Collège de la Médecine Générale

Search
Localisation du mot-clé
Titre
Contenu (corps de texte)
Type de contenu
Articles
Pages (item, matière)
Filtres par catégories
*Plan de fiche
Autre
MGS
OD
Matière
Anatomie
Cardiologie
Dermatologie
Endocrinologie
Génétique
Gériatrie
Gynéco-obstétrique
Hématologie
HGE
Immunologie
Infectieux
Médecine Interne
Néphrologie
Neurologie
Nutrition - Sport
Oncologie
Ophtalmologie
ORL - CMF - Stomato
Orthopédie
Pédiatrie
Pneumologie
Psychiatrie
Rhumatologie
Santé Publique
Sémiologie
Thérapeutique
Urgences
Urologie
Vascu
M

Navigation