Pathologie de la coiffe des rotateurs

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Orthopédie
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item ECNi 357


Dernières mises à jour
– Juin 2019 : Création de la fiche (Beriel + Thomas)
Sources
MG : Informations issues d’une autre fiche MedG, traitant spécifiquement du sujet
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
: CFCOT 1ere édition 2017 – item 357 (Référentiel des enseignants d’Orthopédie-traumatologie)

1) Généralités 1

Déf  : Ensemble de lésions d’origine traumatiques  ou dégénératives de l’environnement tendino-musculaire de l’épaule (la coiffe des rotateurs) 0.

Rappel anatomique : voir la fiche “anatomie de l’épaule

Epidémiologie : Les lésions de la coiffe des rotateurs sont fréquents après 50 ans.

Classification : Elles sont classées selon le type de lésion et selon le mécanisme de la rupture.

Type Mécanisme
– Tendinopathie non rompue calcifiante
– Tendinopathie non rompue non calcifiante
– Rupture partielle superficielle : profonde ou intratendineuse
– Rupture transfixiante
– Dégénératif +++ : conflit sous acromial + lésions intrinsèques intra-tendineuses dégénératives
– Traumatique : traction (subscapularis ++) ou aggravant une lésion dégénérative sous-jacente. 

2) Diagnostic 1

Clinique Paraclinique
Douleur / Attitude antalgique
Impotence fonctionnelle
Radiographie de l’épaule, Echographie
IRM

A ) Clinique

  • Anamnèse

Terrain 
– Sujet agé ++
– Sujet jeune et mécanisme traumatique

Signes fonctionnels
– douleurs, souvent nocturne, ou crise hyperalgique
– impotence fonctionnelle 0

  • Examen physique

5 temps :
– Inspection (atrophie musculaire ?)
– Palpation (muscle, relief osseux)
– Evaluation des amplitudes passives et actives
– Recherche d’accrochages et de conflit sous-acromio-deltoïdien
– Testing musculaire

Tableaux cliniques :
– épaule raide : capsulite rétractile, algodystrophie
– épaule fonctionnelle mais douloureuse : conflit simple ou calcification chronique ou rupture peu étendue
– épaule déficitaire (secteur élévation antérieure, et/ou rotation externe et/ou rotation interne) : rupture de coiffe
– épaule pseudo-paralytique : rupture massive de coiffe
– épaule hyperalgique : évolution d’une tendinopathie calcifiante avec résorption spontanée de la calcification.

Synthèse : Les différentes manœuvres et leur valeur sémiologique

Test Conflit Déficit Siège
Neer ++++ Antéro-supérieur
Cross arm +++ Antéro-interne
Yocum ++++ Antéro-supéro-interne
Hawkins ++++ Antéro-supérieur
Jobe ++ ++++ Supra-épineux
Palm up Test (Gilcreest) ++++ ++ Long biceps
Yergason test 0
?
?
Long biceps
Lift off test (Gerber)
++ ++++ Subscapularis
Belly test ++++ Subscapularis
Bear hug test +++ Subscapularis
Patte + ++++ Infra-épineux, Teres Minor 
Signe du Clairon ++++ Infra-épineux, Teres Minor 
Signe du Portillon ++++ Infra-épineux, Teres Minor 

B ) Paraclinique

> 1ère intention :
– Radiographie de l’épaule face 3 rotations et profil de LAMY : condensation et géodes du trochiter, condensation et enthésophyte acromial, diminution de l’espace sous acromial, excentration céphalique et néoarticulation acromio humérale, calcification +++, arthropathie acromio-claviculaire (ces signes sont indirects)
– Echographie : épanchement ++, rupture transfixiante de la coiffe

> 2e intention :
– Arthroscanner : Rupture partielle profonde, rupture transfixiante
– IRM séquences T2 et T1 (en sagittal ++) : rupture superficielle ou intratendineuse +++ (elles échappent à l’arthroscanner), bursite sous acromiale, épanchement articulaire, rupture transfixiante.

C ) Diagnostic différentiel

– Névralgie cervico-brachiale
– Syndrome de Parsonage-Turner (névralgie amyotrophiante de l’épaule)
– Paralysie du trapèze
– Syndrome du défilé

3) Evolution 1

L’évolution varie selon le tableau clinique.

4) PEC 1

A ) Traitement

  • Traitement médical (Toujours sauf rupture traumatique vraie)

– Antalgiques et AINS ou corticoïdes per os (en cure courte)
– Mise au repos relatif.
– Infiltrations sous contrôle scopique ++ ou échographique (intra articulaire ou sous acromiale)
– Ponction, lavage, aspiration, infiltration d’une calcification.

  • Rééducation ou auto-rééducation +++

– Physiothérapie antalgique en phase douloureuse
– Restauration de la souplesse articulaire +++
– Travail du dégagement sous acromial (décoaptation), renforcement des
abaisseurs de la tête humérale.

  • Traitement chirurgicale / arthroscopique

– Exérèse d’une calcification
– Acromioplastie exceptionnellement isolée
– Ténotomie ± ténodèse du biceps
– Réparation directe par réinsertion sur ancres
– Transposition musculaire (supra épineux), transfert musculaire (Latissimus
Dorsi) ;
– Prothèse totale inversée pour omarthrose excentrée.




Une réflexion au sujet de « Pathologie de la coiffe des rotateurs »

  1. La CAT n’est pas très bien détaillée dans le ref. (bien qu’il existe un arbre décisionnel ENORME !). En pratique, devant une pathologie modérée de la coiffe des rotateurs (CAT d’un cabinet de rhumato) :
    – Radio, qui est presque toujours normale
    – Kiné
    – Si ça passe pas après quelques semaines, IRM (en vue d’une éventuelle arthoscopie)

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