Luxation postérieur de l’articulation gléno-humérale

Une Fiche MedG Maladie et Grand Syndrome
Fiche non-relue par un tiers.

Orthopédie
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item ECNi 357


Dernières mises à jour
– Juin 2019 : Création de la fiche (Beriel + Thomas)
Sources
MG : Informations issues d’une autre fiche MedG, traitant spécifiquement du sujet
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
: CFCOT 1ere édition 2017 – item 357 (Référentiel des enseignants d’Orthopédie-traumatologie)

1) Généralités 1

Déf : Perte de contact entre la tête humérale et la glène scapulaire avec la tête qui passe en arrière de la glène 0.

Rappel anatomique : voir la fiche “anatomie de l’épaule

Epidémiologie : Les luxations postérieures représentent 1 à 4% des luxations de l’épaules.

Etiologies : 
– Accidents sportifs
– Accidents du travail ou de la voie publique
– Crises comitiales, d’électrocution ou de délirium

Mécanisme :
– Chute sur la paume de la main avec rotation interne forcée du
bras.
– ± Choc direct sur le moignon de l’épaule 0

2) Diagnostic 2

Clinique Paraclinique
Douleur ; Attitude antalgique ; Impotence fonctionnelle Radiographie de l’épaule 

A ) Clinique

  • Anamnèse

Terrain
– Notion de crises comitiales, de crise de délirium ou d’électrocution
– Notion de traumatisme violent par AVP ou sport de contact

Signes fonctionnels : Douleurs +++

  • Examen physique

Signes cliniques 
– Attitude du traumatisé du membre inférieur
– Membre en abduction rotation interne
– Peu de déformation de l’épaule, apophyse coracoïde proéminente, comblement de la région sous acromiale externe.
– Rotation externe active et passive impossible +++
– Signe de l’aumône (impossibilité pour le patient de placer sa main en supination lorsque son coude est en extension. La flexion active du bras est conservée).

N.B : Les subluxations postérieures volontaires s’inscrivent souvent dans le cadre d’une hyperlaxité constitutionnelle sans notion de traumatisme.

B ) Paraclinique

Radiographie de l’épaule : Incidence de face (aspect de superposition de la tête humérale sur la cavité glénoïde = image dite en coucher de soleil) ; Incidence de profil LAMY et incidence de GARTH +++

Arthroscanner : Analyse plus approfondie des lésions

3) Evolution 1

  Elle s’accompagne d’un risque important d’être méconnue évoluant ainsi vers une luxation postérieure invétérée.

4) PEC 1

– Réduction sous anesthésie associant traction rotation externe et pression douce
d’arrière en avant.
– Immobilisation en rotation neutre ou externe (3-4 semaines).
– Réduction chirurgicale en cas de luxation invétérée.




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