HYPERHYDRATATION EXTRA-CELLULAIRE

Méd. InterneNéphro
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item 265-266


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1) Généralités 1

> Déf : l’hyperhydratation extra-cellulaire (HEC) est une augmentation de volume dans le territoire extra-cellulaire, en particulier le secteur interstitiel.

Il existe 2 paramètres souvent combinés

Augmentation de la pression hydrostatique : rétention de sel et d’eau de manière équivalente  aboutissant à une hyperhydratation extra-cellulaire isolée (osmolalité normale).
219 hyperhydratation intra-cellulaire

Diminution de la pression oncotique intracapillaire par hypoprotidémies sévères, entrainant un passage d’eau et de sel dans le secteur interstiel. L’hypovolémie efficace induite engendre un hyperaldostéronisme secondaire d’où la rétention d’eau et de sel.

    • Etiologies

3 Causes principales
– Insuffisance cardiaque droite / globale
– Cirrhose sévère
– Syndrome néphrotique

Causes secondaires
– autres maladies rénales primitives (glomérolunéphrites aigüeinsuffisance rénale chronique avec apport en sel excessif)
– autres causes d’hypoprotidémie (dénutrition, entéropathie exsudative)
– vasodilatation périphérique excessive : fistule artério-veineuse, maladie de Paget, grossesse, traitement vasodilatateur
– apport massif de NaCl

2) Diagnostic 1  haut

Clinique Paraclinique
Prise de poids
OMI et anasarque
+/- OAP et HTA
+/- hémodilution

A ) Clinique

Signes cliniques d’hyperhydratation extracellulaire
– prise de poids
– secteur interstitiel : oedème des membres inférieurs (blanc, mou, indolore, prenant le godet, bilatéral et déclive) et anasarque (ascite, pleurésie, épanchement péricardique)
– secteur vasculaire : variable*

*
 Remarque : L’état du secteur vasculaire est très variable selon les étiologies mais également selon le stade de gravité de l’étiologie. On peut ainsi retrouver une HTA avec OAP (hypervolémie) ou une hypotension avec insuffisance rénale aigüe fonctionnelle (hypovolémie relative).

contexte d’hypervolémie contexte d’hypovolémie relative
– Insuffisance cardiaque (initiale)
– Rétention rénales de NaCl
– Apport massif de NaCl
– Insuffisance cardiaque congestive
– Hypoprotidémie (sd néphrotique, IHC, autres)
– Vasodilatation périphérique 0


B) Paraclinique

Signes biologiques d’hyperhydratation extracellulaire (indirect et très inconstant)
– syndrome d’hémodilution = anémie, hypoprotidémie

C) Dg différentiel

Attention à éliminer un œdème localisé dont les causes et l’évolution sont très différentes.
– Cliniquement : caractère unilatéral ou asymétrique, parfois inflammatoire/dur/douloureux, peu déclive et prenant peu le godet
– Causes : Signes d’obstacle veineux ou lymphatique, pathologie inflammatoire locale (érysipèle, algodystrophie, allergie…)

3) Evolution 0  haut

Les complications sont souvent liées à l’étiologie sous-jacente. Les complications de la rétention hydro-sodée sont souvent mécaniques (épanchement important)

    • Evolution vers une hyperhydratation globale

Physio : Rétention d’eau supérieur à la perte de sel, et donc diminution de la natrémie et hypoosmolalité, aboutissant à une hyperhydratation globale. Cela est due à l’activation de l’ADH par l’hypovolémie, ne retenant que l’eau.
219 hyperhydratation globale

Clinique : ajout des signes de d’hyperhydratation intra-cellulaire

Bio : ajout d’une hyponatrémie modérée (osmolalité basse).

    • Evolution vers une HEC avec deshydratation intracellulaire 

Physio : Uniquement en cas d’apport massif de NaCl, entrainant un excès de Sodium par rapport à l’eau et donc une hyperosmolalité
219 DIC + HEC

Clinique : ajout des signes de deshydratation intracellulaire

Bio : ajout d’une hypernatrémie modérée (osmolalité élevée).

4) PEC 1  haut

PEC étio

Traitement symptomatique dans le cadre d’hyperhydratation extra-cellulaire isolée : déplétion hydrosodée
– régime désodé (<2g/j)
– limiter l’apport hydrique (1-1,2L/j)
– traitement diurétique (diurétique thiazidique ou de l’anse, +/- « épargneurs de potassium » en cas d’oedèmes résistants aux diurétiques de l’anse)
– +/- évacuation d’un épanchement 0

Remarque : en cas d’anomalie de l’hydratation intra-cellulaire, cf fiches spécifiques

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Fiche réalisee par MedG, relue et mise à jour par :
– Vincent, externe à Rouen (novembre 2015)
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Une réflexion au sujet de « HYPERHYDRATATION EXTRA-CELLULAIRE  »

  1. Le référentiel des enseignants parle bien d’un régime désodé (<2g/j). Je pensais que ce n'était plus recommandé (seulement régime pauvre en sel 4-6g)...

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