Alcoolisme chronique

!! FICHE NON RELUE !!

ATTENTION => FICHES SANS REFERENCE
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PsychiatrieHGE
Fiche réalisée selon le plan MGS


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Sommaire



1) Généralités 0
haut

Déf : consommation d’alcool excessive conduisant à une addiction

Epidémio
– 45 000 décès par an imputable à l’alcool
– 20% des Français en consomme quotidiennement
– 9% des Français ont ou ont eu un problème d’alcool (14% des hommes et 9% des femmes)
– 95% des alcooliques chroniques sont fumeurs

Calcul approximative de l’alcoolémie
45 alcoolémie

2) Diagnostic 0  haut

Clinique
signes d'imprégnations éthyliques interrogatoire

A ) Clinique

Anamnèse : indispensable souvent en dépistage !
– évaluation de la consommation (quantité, fréquence)
– évaluation de la dépendance par le questionnaire DETA

Signes d’intoxication aigüe : selon le degré d’alcoolémie
> de 0,5 à 1,5 g/L : euphorie, désinhibition, logorrhée
> de 1,5 à 3 g/l : incoordination motrice, trouble de l’équilibre
> au dessus de 3 g/L : coma calme avec mydriase aréactive, bradycardie

Signes d’intoxication chronique 
– signes d’imprégnation éthylique
– signes de complications

Signes d’imprégnation éthylique
– Bouffissure du visage, télangiectasie et yeux globuleux
– haleine alcoolique
– tremblement
– incurie
– amaigrissement

B) Paraclinique

Il n’existe pas de signes spécifique. On peut retrouver :
– alcoolémie élevée
– augmentation des gamma-GT et du VGM
– signes de complications

3) Evolution 0  haut

    • Complications somatiques

Neuro
– encéphalopathie de Gayet Wernicke (par déficit en B1)
– syndrome de Korsakoff
– épilepsie
– polyneuropathie périphérique

HGE
– steatose hépatique
– cirrhose hépatique et ses complications
– hépatite alcoolique aigüe
– pancréatite aigüe et chronique
– reflux gastro-oesophagien

Oncologie
– cancer des voies aérodigestives supérieures
– cancer de l’oesophage
– cancer du pancréas
– carcinome hépato-cellulaire

Cardio-vascu
– HTA
cardiomyopathie dilatée entrainant une insuffisance cardiaque gauche

Hémato
– anémie macrocytaire (par effet toxique direct et carence en folate)
– thrombopénie
– trouble de la coagulation (par insuffisance hépato-cellulaire)

Génital
– trouble de la libido
– impuissance et féminisation
– aménorrhée

Obstétrical
– syndrome d’alcoolisme foetal

    • Symptôme de sevrage

On distingue 4 manifestations cliniques du sevrage

> Syndrome de sevrage : après quelques heures d’abstinence
– anxiété, irritabilité, insomnie
– tremblement, tachycardie, sueurs, nausées

> Crise comitiale : après 24h d’abstinence (épilepsie tonico-clonique)

> Hallucinose des buveurs : après 24-48h d’abstinence
– hallucination sans confusion
– signes généraux d’anxiété

> Delirium Tremens : après 48h d’abstinence
– syndrome confusionnel
– syndrome délirant
– signes généraux = tachycardie, hypotension, tremblement, sueurs…

    • Remarque : complications de l’intoxication aigüe

Coma éthylique jusqu’au décès

Accidents corporels

Crise pathologique : durée prolongée avec amnésie de la crise. Différents types
– excito-motrice
– délirante
– convulsive

4) PEC 0  haut

    • Situation aigüe

Coma : recherche d’une autres causes associées !
– examen clinique neurologique à la recherche d’un signe de localisation (trauma)
– recherche d’une hypoglycémie

Delirium Tremens :
– prévention du risque suicidaire
– +/- traitement anti-délirant

    • Initialisation d’un cure de sevrage

PEC commune à toutes les addictions

Sevrage OH
Par qui ? Ambulatoire ou Hospitalier* Equipe pluridisciplinaire !
Evaluation de la dépendance des co-addiction de l'état psychologique de l'envirronnement des complications somatiques
Traitement Etio Arrêt total et définitif !
Traitement symptomatique - hydratation importante (3L/j) - Vitaminothérapie B1 (+/- B6/PP) - Benzodiazépine à dose décroissante sur 1 semaine (diazepam en 1ère intention, oxazepam si insuffisance hépatique) - +/- ttt médicamenteux au long cours (acomprosate ou naltrexone)
Mesures associées - Psychothérapie (TCC, association de patient) - Règles hygiéno-diététique (alimentation, sport) - PEC sociale
Suveillance- de l'observance - de la tolérance (symptôme de sevrage)
* en cas de patient motivé, une prise en charge ambulatoire est possible. Tout patient hospitalisé alcoolique chronique bénéficie de cette prise en charge

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