Hernie inguinale

HGE 
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item ECNi 286


Dernières mises à jour
– Novembre 2019 : création de la fiche (Beriel)

Sources

MG : Informations issues d’une autre fiche MedG, traitant spécifiquement du sujet
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
: CDU-HGE 4e édition 2018 – item 286 (Référentiel des enseignants d’HGE – indisponible en ligne, lien vers édition 2015)

1) Généralités 1

Déf : passage du contenu abdominal au travers du fascia transversalis au niveau de l’aine, et au dessus de la ligne de Malgaigne (projection cutanée de l’arcade crurale)

Physiopathologie : la hernie inguinale peut être congénitale ou acquise. 
– Hernie inguinale congénitale : elles sont obliques externes et sont secondaires à une absence d’oblitération du canal péritonéo-vaginal chez le garçon ou du canal de Nück chez la fille. 
– Hernie inguinales acquises : directes (la hernie passe par le fascia transversalis) ou indirectes-obliques externes (le sac herniaire passe par l’orifice inguinal profond et longe le cordon spermatique ou le ligament rond)

Epidémiologie :
– 95% des hernies inguinales de l’enfant sont congénitales ;
– la hernie inguinale est plus fréquente chez le garçon que chez la fille.

 

2) Diagnostic 1

Clinique Paraclinique
asymptomatique parfois ;
tuméfaction localisée caractéristique

A ) Clinique

  • Anamnèse

 Facteurs de risque 
– Broncho-pneumopathie chronique obstructive ;
– toux chronique ;
– constipation ; 
– dysurie.

Signes fonctionnels 
– asymptomatique parfois ;
– gêne de la région inguinale apparaissant ou augmentant lors des efforts ou de la toux ou en fin de journée.

  • Examen physique

Signes cliniques : l’examen doit être réalisé couché avec et sans efforts de poussée, puis debout. Il est bilatéral.
L’examinateur palpe une tuméfaction localisée (au dessus de la ligne de Malgaigne joignant l’épine du pubis à l’épine iliaque antéro-supérieure) avec les caractéristiques suivantes :
 – indolore ;
 – impulsive et expansive à la toux ;
 – réductible
  . hernie oblique externe : le doigt recouvert du scrotum réduit la hernie en décrivant un trajet oblique en haut et en dehors et les battements des vaisseaux épigastriques sont perçus en dedans ;
  . hernie directe : réduction par un trajet direct antéro-postérieur et les battements des vaisseaux épigastriques sont perçus en dehors
Note : Ne pas oublier de palper tous les autres orifices herniaires (controlatérales et ombilicale)

B ) Paraclinique

Aucun examen paraclinique n’est nécessaire au diagnostic positif.

C) Diagnostic différentiel 

– Lipomes et adénopathies : ils sont irréductibles.
– Eventration : complication pariétale à la suite d’une plaie chirurgicale ++. Présence de cicatrice en regard.
– Hydrocèle vaginale ou kyste volumineux du cordon (hernie oblique externe) : la transillumination est positive et ils sont irréductibles. Echographie pour confirmation du diagnostic différentiel.

 

3) Evolution 1

La hernie inguinale peut évoluer vers une hernie étranglée (douleur de survenue brutale ± syndrome d’occlusion intestinal).
Le risque de survenu de la hernie étranglée en cas de hernie inguinale totalement asymptomatiques est très faible (0,002 évènements/année-patient)

4) PEC 1

  • But et moyen

Le traitement de la hernie inguinale est chirurgical 
– adulte : réduire la hernie et réparer la paroi inguinale ;
– enfant : réduction de la hernie avec résection du sac.

  • Indications

Indication opératoire formelle si :
– enfant de plus de 6 mois
– hernie inguinale douloureuse et/ou difficile à réduire chez l’adulte si le risque anesthésique est acceptable.
Note : en dehors des patients ayant des comorbidités importantes ou une espérance de vie courte, la cure chirurgicale doit être réalisée chez les personnes qui le souhaitent.

 

Classification des bactéries

Infectiologie
Fiche réalisée sans plan prédéfini
Item ECNi 173


Dernières mises à jour
 – Novembre 2019 : relecture de la fiche et mise à jour (Beriel)
– Février 2013  : création de la fiche (Thomas)

Sources

MG : Informations issues d’une autre fiche MedG, traitant spécifiquement du sujet
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
: ECN Pilly 2018 – item 173 (Référentiel des enseignants d’Infectiologie)
: Guide pratique des bactéries pathogènes – SOMIPEV (Société Marocaine d’Infectiologie Pédiatrique et de Vaccinologie, actualisation 2017)


1)  Généralités 2

Déf : microorganismes procaryotes ne possédant pas de noyau mais un ADN chromosomique circulaire situé dans le cytoplasme.

Critères de classification des bactéries :
– morphologie microscopique : Cocci (coques), bacilles (bâtonnets) , diplocoques (groupés en deux), en chaînette, en amas… ;
– morphologie macroscopique : taille – forme – couleur des colonies sur culture ;
– résultat de la coloration de GRAM : gram positif ou gram négatif ;
– température de croissance ;
– besoins respiratoires : aérobie, anaérobie strict, aéro-anaérobie facultatif, micro aérophile ;
– mobilité ;
– présence de spores ;
– besoins nutritionnels : nécessité de substances particulières.

Structure des bactéries : la structure des bactéries conditionne le résultat de leur coloration au GRAM
Bactéries Gram positif : le peptidoglycane entoure la membrane cytoplasmique de la bactérie. Il constitue la partie la plus externe. La couche de peptidoglycane des bactéries Gram positif est plus épaisse que celle des bactéries Gram négatif.

Bactéries Gram négatif :  une membrane externe entoure le peptidoglycane.
– Membrane externe : structure de résistance aux facteurs de défense de l’hôte.
. feuillet interne de la membrane : constitué essentiellement de phospholipides ;
. feuillet externe de la membrane : constitué surtout de lipopolysaccharides (endotoxines) responsables choc endotoxiniques des infections à Gram négatif.
– Espace périplasmique : il est situé entre les deux membranes et contient le peptidoglycane et de nombreux enzymes dont les bêtalactamases.

Les protéines liant la pénicilline (PLP) : elles sont ancrés dans la membrane cytoplasmique et émergent dans l’espace périplasmique. Elles synthétisent entre autres le peptidoglycane. Les PLP peuvent être inhibé par les bêtalactamines.

2) Classification des bactéries 2

Tableaux synthétiques

Aérobie Anaérobie
Cocci gram +
(CG+)
>> Staphylococcus (en amas)
S. aureus 
– S. à coagulas négative (epidermitis, saprophyticus)
>> Streptococcus (en chaînette) 
S. pneumoniae = pneumocoque
S. pyogène (groupe A)
S. agalactiae (groupe B)
– S. non groupable 
>> Enterococcus
E. faecalis
E. faecium 
Peptostreptococcus. spp
Cocci gram –
(CG-)
>> Neisseria 
N. meningitidis = méningocoque
N. gonorrhoeae = gonocoque 
>> Autres 
Branhamella catarrhalis 
– Veillonela sp
Bacille gram + 
(BG+)
– Listeria monocytogenes 
– Corynebacterium diphteriae
= diphtérie
 Bacillus cereus
>> Clostridium 
C. difficile
– C. tetani
= tétanos 

– C. botuli = botulisme
C. perfringens  
Bacille gram –
(BG- ou BGN)
>> Entérobactéries 
Escherichia coli *
Salmonella *

Shigella *
– Proteus mirabilis * 
– Klebsiella 
– Yersinia 
>> Autres 
Pseudomonas 
Legionella 
– Brucella, Pasteurella, Bordotella 
– Campylobacter et Helicobacter 
– Gardnerella vaginalis 
– Groupe HACEK
– bacteroïde
– prevotella
– fusobacterium

Note * = entérobactéries sensibles aux péni A

Bactéries
Inclassable >> Intracellulaires 
Chlamydia 
Mycoplasma
– Rickettsia
– Coxiella
>> Spirochète
Treponema 
– Borrelia
– Leptospira
>> Mycobactérie
M. tuberculosis =  tuberculose
– M. leprae = lèpre 
– mycobactéries atypique

A) Les Cocci gram positif

  • Aérobie
Morphologie Genre Espèces
en amas Staphylococcus  Staphylococcus aureus 

Staphylocoque à coagulase négative (epidermitis, saprophyticus)

en chaînette Streptococcus Streptocoques bêta hémolytiques : 
– Groupe A pyogenes
– Groupe B agalactiae
– Autres groupes : C,G,F … 
Streptocoques alpha hémolytiques : mutans, salivarius, complexe milleri (anginosis, constellatis, intermidius)
en diplocoques Streptococcus Streptococcus pneumoniae = pneumocoque 
en courte chaînette Enterococcus Enterococcus faecalis
Enterococcus faecium 
  • Anaérobie stricte

Il s’agit des bactéries du genre Peptostreptococcus.

B) Les Cocci gram négatif

  • Aérobie
Morphologie Genre Espèce
En diplocoque Neisseria

Branhamella 0

– meningitidis = méningocoque ;
gonorrhoeae = gonocoque

– Branhamella catarrhalis 0

  • Anaérobie stricte

Il s’agit des bactéries du genre Veillonella.

C) Les bacilles gram négatif

  • Aérobie
Morphologie Genre Espèce
Bacilles à coloration bipolaire Ce sont des entérobactéries (famille enterobactériaceae)
 
Escherichia *
– Klebsiella
– Citrobacter
– Enterobacter
– Proteus*
– Serratia
– Providencia
– Morganella
– Salmonella*
– Shigella *
– Yersinia 

– Escherichia coli (colibacille)
Klebsiella pneumoniae
Citrobacter freundii
Enterobacter cloacae
Proteus mirabilis 
– Serratia marcescens 
– Providencia rettgeri
– Morganella morganii
– Salmonella typhimurium
– Shigella sonnei
– Yersinia enterolitica

Coccobacilles Brucella
– Haemophilus
– Moraxella
– Pasteurella
– Bordetella
– Legionella
– Kingella
Brucella melitensis
– Haemophilus influenzae
– Moraxella catarrhalis 
– Pasteurella multocida
– Bordetella pertussis
– Legionella pneumoniae
– Kingella kingae
Bacilles aérobies strictes Pseudomonas aeruginosa (bacille pyocanique)
Autres (Burkholderia – Stenotrophonas …) 
Acinetobacter baumannii
Vibrions Vibrio cholerae 
Autres vibrions
Campylobacter jejuni
Helicobacter pylori

Note * : entérobactéries sensibles aux Péni A 0

  • Anaéorobie stricte

Il s’agit des bactéries des genre suivants :
Bacteroïde 
Prevotella
Fusobacterium
Porphyromonas
Eubacterium

D) Les bacilles gram positif

  • Aérobie
Morphologie Genre Espèce
Petits Listéria Listeria monocytogenes
Erysipelothryx Erysipelothryx rhusiopathiae : bacille du rouget du porc
Corynebacterium Corynebacterium diphteriae : bacille de Loeffler 
Autres : coryneformes
Grands Bacillus Bacillus anthracis : bacille u charbon
Autres
Norcadia
  • Anaérobie stricte

Il s’agit des bactéries des genres suivant :
– Clostridium (Clostridium tetani, Clostridium perfringens, Clostridium botulinum, Clostridium difficile.)
Actinomyces
– Peptococcus
– Propionibacterium
(Propionibacterium acnes)

E) Autres bactéries

  • Bactéries de forme spiralée
Morphologie Genre Espèce
Treponema Treponema pallidum
Leptospira Leptospira icterohémorragiae ( Leptospirose)
Borrelia Borrelia recurrentis / burgdorferi  (fièvre récurrente – maladie de Lyme)
Spirillum Spirillum minus  (Sudoku)
  • Mycoplasme
Morphologie Genre Espèce
Sans paroi Mycoplasma Mycoplasma pneumoniae
Mycoplasma hominis
Autres
Ureaplasma Ureaplasma urealyticum 
  • Bactéries intracellulaires
Morphologie Genre Espèce
Très petite taille Chlamydia Chlamydia trachomatis
Chlamydia psittaci
Chlamydia pneumoniae 
Rickettsia Rickettsia conorrii
Autres
  • Mycobactéries
Morphologie Genre Espèce
Bacilles alcoolo-acido-résistants Mycobacterium Mycobacterium tuberculosis :  bacille de Koch (BK)
Mycobactéries dits “atypiques” :  Mycobacterium leprae, Mycobacterium avium 

Hernie hiatale

HGE 
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item ECNi 268


Dernières mises à jour
 Novembre 2019 : création de la fiche (Beriel)

Sources

MG : Informations issues d’une autre fiche MedG, traitant spécifiquement du sujet
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
1 : CDU-HGE 4e édition 2018 – item 268 (Référentiel des enseignants d’HGE – indisponible en ligne, lien vers édition 2015) 

1) Généralités 1

Déf : protrusion, permanente ou intermittente, d’une partie de l’estomac dans le thorax à travers le hiatus œsophagien du diaphragme.

Mécanisme
– hernie hiatale par roulement : cardia intra-abdominale, grosse tubérosité para-œsophagienne (forme une poche intra-thoracique)
– hernie hiatale par glissement : cardia intra-thoracique 

Epidémiologie : la hernie hiatale par glissement est la plus fréquente (85%)

 

2) Diagnostic 1

Clinique Paraclinique
asymptomatique ++
± RGO 
FOGD 0 ;
transit baryté œsogastrique 

A ) Clinique

  • Anamnèse 

Facteurs de risque 0
– Sexe féminin ;
– âge > 50 ans ;
– surcharge pondérale ;
– faiblesse congénitale du diaphragme ; 
– augmentation de la pression dans l’abdomen provoquée par une grossesse ou un accouchement ;
– blessure à l’abdomen.

Signes fonctionnels 
– La hernie hiatale par glissement favorise le RGO lorsqu’il existe (augmentation du volume du reflux lors des épisodes)
– la hernie hiatale par roulement n’a pas de lien avec le RGO
Note : le RGO peut exister sans hernie hiatale et une hernie hiatale peut ne pas être associée à un RGO.

B ) Paraclinique

– Fibroscopie œsogastroduodénale 0
Transit baryté œsogastrique : 
.  vérifier l’existence d’un double mécanisme (roulement + glissement) ;
 .  vérifier la réductibilité d’une volumineuse hernie hiatale.

 

3) Evolution 1

La hernie hiatale par roulement peut évoluer vers une hernie hiatale étranglée.

 

4) PEC 0

  • Mesures hygiéno-diététiques

– Maigrir en cas de surcharge pondérale ;
– prendre 5 – 6 repas légers quotidiens en remplacement de 2 repas copieux ;
– diminuer les boissons gazeuses ;
– diminuer les épices et le café ;
– éviter de consommer les aliments trop gras et diminuer les aliments trop acides ;
– éviter le tabac et l’alcool ;
– manger à distance de l’heure du coucher ;
– ne pas porter de gaines, de corsets ou autres vêtements qui serrent l’abdomen ;
– surélever la tête du lit ;
– éviter autant que possible la position “penchée en avant”

  • Place de la chirurgie 

– Hernie hiatale par glissement : chirurgie uniquement si RGO important 
– Hernie hiatale par roulement : chirurgie systématique 

 

Oxygénothérapie et ventilation

PneumoUrgencesThérapeutique
Fiche réalisée sans plan prédéfini
Item ECNi 354


Dernières mises à jour
– Novembre 2019 :  mise à jour de la fiche avec le CEMIR 6e édition 2018 (Beriel)
– Février 2013 : création de la fiche (Thomas)

Sources

MG : Informations issues d’une autre fiche MedG, traitant spécifiquement du sujet
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
1A : CEMIR 6e édition 2018 – chapitre 1 (Référentiel des enseignants de réanimation)
1B : CEMIR 6e édition 2018 – chapitre 4 (Référentiel des enseignants de réanimation)


1) Oxygénothérapie 1A

A) Généralités

Déf : procédé permettant d’enrichir en oxygène le mélange inhalé par le patient de 21% (air ambiant) à 100% (oxygène pur)

B) Indication et contre-indication

  • Indication

– Toute détresse respiratoire aiguë (DRA) ;
– saturation percutanée en oxygène (SpO2) < 90% ou pression partielle en oxygène dans le sang artériel (Pa02) < 60 mmHg dans les DRA hypoxémiques.

  • Contre-indication

Il n’existe aucune contre-indication à l’oxygénothérapie.

C) Objectif et critères d’arrêt de l’oxygénothérapie

  • Objectif

– Obtenir une oxygénation tissulaire correcte ;
– SpO2 : 90 à 95% ou Pa02 : 60 à 80 mmHg dans les DRA hypoxémiques.

  • Critères d’arrêt

– SpO2 > 90% ou PaO2 > 60 mmHg dans les DRA hypoxémiques ;
– en cas de correction des anomalies à l’origine d’une hypoxie tissulaire sans hypoxémie.

D) Effet indésirable

Majoration d’une hypercapnie en cas de DRA hypercapnique ou apparition d’une hypercapnie en cas de BPCO.

E) Surveillance

– Monitoring continue de la SpO2
– Gazométrie artérielle entre 30 min et 2h après début de l’oxygénothérapie (recherche d’une acidose respiratoire sous O2)

F) Modalités d’administration

Lunette Masque simple Masque à haute concentration Oxygénothérapie à haut débit Valve Boussignac (Vs-PEP)
Avantages confort du patient limitation des fuites délivrance d’une FiO2 élevée ;
limitation des fuites
confort ; 
réchauffement et humidification des gaz ;
FiO2 réglable
administration d’une pression expiratoire positive (PEP) ;
délivrance de FiO2 élevée ;
diminution de la post charge du ventricule gauche
Inconvénients fuite (buccales ++) ;
Fraction inspirée en oxygène (FiO2) basse
inconfortable ;
gêne la toux ; 
empêche l’alimentation ;
FiO2 modérée
inconfortable ;
gêne la toux ;
empêche l’alimentation 
dispositif spécifique ;
coût
Inconfortable
Débit de gaz 1-5L/min 5-10 L/min 8-15L/min 10-50L/min fonction du niveau de PEP souhaité (30L/min pour une PEP de 5cm H2O)
FiO2 délivrée 24-40% selon le débit et les fuites 40-60% 40-90% selon le débit, la fréquence respiratoire et le volume courant 21-100% 21-100%
Indication Après stabilisation de la DRA En première intention devant une DRA En première intention devant une DRA En seconde intention en cas d’hypoxémie sévère en réanimation

Traitement de l’Œdème aiguë du poumon (OAP) cardiogénique

2) Ventilation 1B

A) Ventilation non invasive (VNI)

Déf : la ventilation non invasive ou Ventilation Spontanée en Pression Expiratoire Positive (VS-PEP) ou encore Continuous Positive Airway Pressure (CPAP) 1A est une ventilation mécanique qui n’est pas délivrée par l’intermédiaire d’une sonde d’intubation, mais au travers d’une interface qui peut être un masque nasobuccal, nasal ou facial.

  • Objectif

Restaurer l’équilibre charge-capacité en assistant les muscles respiratoires dans leur fonction (ceci améliore la compensation de charge). La VNI prévient la ventilation invasive.
Note : les marqueurs d’évolution favorable sous VNI sont 
– augmentation du volume courant ;
– diminution de la fréquence respiratoire ;
– diminution de la PaCO2 ;
– normalisation du pH.

  • Indication 1A

– Exacerbation aiguë de BPCO avec acidose respiratoire (pH < 7,35) ;
– OAP avec détresse respiratoire ;
Insuffisance respiratoire aiguë (IRA) hypoxémique de l’immunodéprimé ;
– hypoxémie post-opératoire de chirurgie lourde ;
– prophylaxie de l’IRA post-extubation.

  • Contre-indication 1A

– Environnement inadapté, expertise insuffisante de l’équipe ;
– patient non coopérant, agité, opposant à la technique ;
– intubation imminente (sauf VNI en pré-oxygénation) ;
– coma (sauf coma hypercapnique de l’insuffisance respiratoire chronique) ;
– épuisement respiratoire ;
– état de choc, troubles du rythme ventriculaire graves ;
– sepsis sévère ;
– immédiatement après un arrêt cardiorespiratoire (ACR) ;
– pneumothorax non drainé, plaie thoracique soufflante ;
– obstruction des voies aériennes supérieures (sauf syndrome d’apnées obstructives du sommeil, laryngotrachéomalacie) ;
– vomissements incoercibles ;
– hémorragie digestive haute ;
– traumatisme crâniofacial grave ;
– tétraplégie traumatique aiguë à la phase initiale.

B) Intubation et ventilation invasive 1A

Elle est indiquée si :
– SpO2 < 90% sous oxygène ou VNI ;
– troubles de conscience ;
– choc incontrôlé ;
– inefficacité ou contre-indication à la VNI.

Hépatites virales aigües

InfectiologieHGE  
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item ECNi 163


Dernières mises à jour
– Novembre 2019 : création de la fiche (Beriel)

Sources

MG : Informations issues d’une autre fiche MedG, traitant spécifiquement du sujet
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
1A, : CDU-HGE 4e édition 2018 – item 163 (Référentiel des enseignants d’HGE – indisponible en ligne, lien vers édition 2015) 
1B : Pilly 2018 – item 163 (Référentiel des enseignants d’Infectiologie)

1) Généralités 1B

Déf 1A : processus inflammatoire du foie évoluant depuis moins de 6 mois
La présente fiche traite des hépatites virales dues au virus de l’hépatite.

Physiopathologie : les lésions hépatiques peuvent être liées directement à l’infection virale et/ou secondaires à la réaction immunitaire.

Epidémiologie :

  Hépatite A Hépatite B Hépatite C Hépatite D Hépatite E
Transmission
Orofécale 
Parentérale
Sexuelle
Mat-fœtale

+++
+
+
0

0
+++
+++
+++

0
+++
+
+

0
+++
++
+

+++
+
0
0
Incubation 1A 2 à 6 semaines 6 semaines à 4 mois 7 à 8 semaines 30 à 45 jours 3 à 8 semaines
Infection chronique 0 5 – 10% : adulte
90% : Nouveau-né
70-85% Oui (surinfection VHB) Exceptionnelle
Prévalence * 
Monde 
France
 –
350M
0,65%

170M
0,84%


2% des VHB+
Incidence (Fr)
(/100.000/an)
1,6 retour zone d’endémie (Maghreb) 3,6 9/100 personnes-années si toxico IV
5/100 personnes-années si homme homosexuel VIH+
Zones d’endémies France outre-mer, Asie, Afrique, Amérique du sud, Europe de l’est 

ordre croissant d’impact : 
Europe occidentale, Amérique du nord, Europe centrale, Europe de l’est-pourtour méditerranéen, Afrique – Asie 

Notes :
– le risque de transmission sexuelle du VHC est majoré en cas de rapports sexuels traumatiques, VIH+, IST ; le risque de transmission materno-fœtale est majoré si VIH+
– la prévalence concerne uniquement les infections chroniques.

 

2) Diagnostic 1A

Clinique Paraclinique
asymptomatiques ++ ;
signes aspécifiques ;
± ictère cutanéo-muqueux
dosage des transaminases ;
marqueurs sérologiques ou virologiques

A ) Clinique

Terrain : notion de contage

Signes fonctionnels 
– Asymptomatique ++
Signes aspécifiques (précèdent l’ictère de 7 – 10 jours environ – surtout hépatites A, B et E)
 . syndrome pseudo-grippal (asthénie, céphalées, arthralgies, fièvre)
 . nausées ; 
 . douleurs abdominales (hépatalgie 1B)
 . éruption cutanée
– ± ictère cutanéo-muqueux (ictère cholestatique 1B)

B ) Paraclinique

Dosage des transaminases : élévation des transaminases > 10N (limite supérieure)

Recherche sérologique ou amplification du génome viral

C ) Diagnostic différentiel

– Migration lithiasique ;
– médicament (paracétamol ++) ;
– maladie de Wilson ;
– hépatite auto-immune ;
– hépatites de la famille herpes (EBV, HSV, CMV, VZV)
– thrombose vasculaire (porte ou veine hépatique)
– insuffisance cardiaque / hypoxie hépatique 
– grossesse : stéatose aiguë gravidique, pré-éclampsie, syndrome HELLP
– autres (causes rares ou sans PEC spécifiques) : anorexie mentale, syphilis, tuberculose, brucellose, fièvre Q, causes virales (adénovirus, coxsackie, échovirus), toxique, champignon.

 

3) Evolution 

A) Histoire naturelle 1B

L’évolution clinique et biologique est favorable en moins de 2 semaines dans la plupart des cas. 

B) Complications 1A

Hépatite fulminante : syndrome hémorragique + signes d’encéphalopathie hépatique (confusion, inversion du rythme nycthéméral, somnolence, astérixis)

 

4) PEC 1A

A ) Bilan initial

Taux de prothrombine (systématique et répété 2 fois/semaine) : si < 50% ⇒ hépatite sévère

B ) Traitement 1B

Indications à une hospitalisation 
– signes d’hépatite fulminante (Urgence !!!)
– hépatite sévère

Mesures générales 
> Forme simple 
– repos ;
– éviter les facteurs aggravants 
 . substances hépatotoxiques ( paracétamol, AINS, alcool)
 . médicaments neurosédatifs (antiémétiques, neuroleptiques, benzodiazépines)

> Hépatite fulminante : discuter l’indication à une transplantation 

C )  Prévention

Vaccination si disponible.