Hernie discale

RhumatologieNeurologie 
Fiche réalisée selon le plan MGS
Item ECNi 9293


Dernières mises à jour
– Novembre 2019 : création de la fiche (Beriel)

Sources

MG : Informations issues d’une autre fiche MedG, traitant spécifiquement du sujet
0 : source isolée (prof en cours, site web) ou non identifiable
1A : COFER 6e édition 2018 – item 93 (Référentiel des enseignants de Rhumatologie – indisponible en ligne, lien vers édition 2015) 
1B : COFER 6e édition 2018 – item 93 (Référentiel des enseignants de Rhumatologie – indisponible en ligne, lien vers édition 2015)

1) Généralités 0

Déf : la hernie discale est une saillie anormale d’une portion d’un disque intervertébral situé dans le canal rachidien.

Physiopathologie : le disque intervertébral est composé de l’annulus fibrosus (partie solide) et du nucleus (partie molle).
L’affaiblissement du disque entraîne des microtraumatismes au niveau de l’annulus. Il peut arriver une fissuration voire une rupture de ce dernier. Ce qui aboutit à une irruption du nucleus. C’est la hernie discale. L’irruption peut de faire sous le ligament intact (hernie sous ligamentaire) ou à travers une brèche dans le ligament (hernie exclue).
La hernie peut être foraminale (compression d’une racine dans le trou de conjugaison), extra-foraminale 1B, latérale (compression d’une ou de deux racines adjacentes à la sortie de la moelle ou de la queue de cheval) ou médiane (compression de plusieurs racines ou de tout le fourreau dural).
Lorsqu’il n’y a aucune compression de racine nerveuse la hernie discale est asymptomatique. La symptomatologie varie en fonction de la localisation de la hernie et de la racine qui est comprimée.

 

2) Diagnostic 1B 

Clinique Paraclinique
syndrome rachidien
syndrome radiculaire 
TDM / IRM

A ) Clinique 

  • Anamnèse

Terrain : notion de mouvement déclenchant (port de charge lourde ou faux mouvements 0)

Signes fonctionnels 
– parfois asymptomatique ;
– douleur rachidienne de survenue brutale, d’horaire mécanique, impulsive à la toux et aux efforts poussifs, maximale en position assise

  • Examen physique

Signes cliniques 

> Forme typique

Syndrome rachidien 
– attitude antalgique
– raideur rachidienne
– contracture rachidienne 
– douleur à la palpation de l’étage atteint 

Syndrome radiculaire 
– signe de la sonnette
– signe de Lasègue ou de Lasègue inversé , ou signe de Léri 
– douleur décrivant un trajet radiculaire unilatéral 
 . sciatique L5 : marche sur le talon impossible, hypoesthésie de l’hallux, loge antéro-externe 
 . sciatique S1 : marche sur la point impossible
. cruralgie L4 : déficit du muscle psoas ++ et du quadriceps
. cruralgie L3 : déficit du muscle quadriceps et jambier antérieur

N.B la hernie discale cervicale réalise une névralgie cervico-brachiale.

> Forme grave

On retrouve :
syndrome de la queue de cheval ;
syndrome de compression médullaire ;
– sciatique hyperalgique ;
– hernie discale exclue.

B ) Paraclinique

TDM : permet de visualiser la hernie
IRM : fournie plus d’informations

C ) Diagnostic différentiel

Pathologies vertébrales communes :
– arthrose ;
– canal lombaire rétréci ;
– fracture vertébrale ;
– scoliose ;
– lumbago.

3) Evolution 1B

La hernie discale dans ses formes graves constitue une urgence chirurgicale.  

 

4) PEC 0

  • Traitement médical

– Mesures hygiéno-diététique
 . conseils de l’hygiène du dos
 . réduction pondérale 
 . activité sportive physique tolérable régulière
 . éviter le port de charge lourde ;
 . aménager les conditions de travail.

– Kinésithérapie : rééducation fonctionnelle du rachis lombaire 
 . renforcement musculaire ;
 . apprentissage du verrouillage lombaire ;
 . rééducation proprioceptive ;
 . contention par corset lombaire/lombostat.

– Traitement médicamenteux : antalgiques ± AINS

  • Traitement chirurgical

Il est initié d’emblée en cas d’urgence et après 8 semaines en cas d’échec du traitement médical dans la forme typique :
– Décompression de la racine
 . discectomie + laminectomie
 . + corticoïdes en IV